Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce St. Vincent
Masseduction  (Caroline Records)  octobre 2017

"You saw me on magazines and TV / But if they only knew the real version of me / Only you know the secrets, the swamp and the fear."

There’s blood in my ears / And a fool in the mirror / And the pain of mistakes couldn’t get any clearer"

"Il y a toujours un endroit où conservatisme et progressisme peuvent se côtoyer, particulièrement dans le domaine des Arts et lorsque quelqu'un choisit l'un en excluant l'autre, cela me donne envie de hurler", a un jour déclaré le flûtiste James Newton.

En un peu plus d’une dizaine d’années de carrière et six albums (Marry Me (2007), Actor (2009), Strange Mercy (2011), Love This Giant (avec David Byrne en 2012), St. Vincent (2014) et Masseduction (2017), St. Vincent a réussi à résoudre ce problème et à conjuguer exigence mélodique, univers particulier et une certaine réussite commerciale (sera-t-elle la prochaine pop star mondiale, et pourquoi pas puisque de nombreux indicateurs sont au vert pour elle ?).

Avec ce Masseduction, la chanteuse Américaine continue sa mue plongeant sa guitare de l’indie rock (pour parler large) à quelque chose qui se rapprocherait d’une pop arty (forcément toujours) fournie et nuancée où la guitare continue d’avoir une place importante (elle est excellente musicienne) mais différente. Même si on y trouve une véritable richesse mélodique d’une irréprochable fluidité mêlant écriture soignée et efficacité pop et la production de Jack Antonoff (Lorde, Taylor Swift…) qui lui va comme un gant, ce disque demandera de nombreuses écoutes avant de se livrer complétement.

Annie Clark secoue le cocotier pop pour mieux l’interroger (et en cela la pochette la montrant de dos nous montrant ses fesses en collant rose flashy, body léopard et talons aiguilles rouges est assez révélatrice de l’envie de transgression (les gémissements dans "Pills"…)) et toujours aller plus loin dans son univers qu'elle construit petit à petit se montrant capable autant d’exubérance que d’un certain spleen, assez déchirant reconnaissons-le.

"Wake up young lover, I thought you were dyin’." Spleen que l’on retrouve lorsque Clark raconte à travers ce disque hautement personnel sa vulnérabilité, le sexe, l’envie ou le besoin de faire du bien autour de soi, son départ comme un déchirement de New-York pour Los Angeles, des scènes d'une relation avec un jeune amant drogué qui n’a plus rien d’un prince ("Happy Birthday Johnny"), confessions franches, désirs troubles, romantisme inspiré en partie par sa rupture avec l'ex-petite amie Cara Delevingne.

Séduction des masses (voire même masse educ(a)tion) avec un excellent disque sans prendre les gens pour des idiots avec cette tendance à s’amuser des contraires, ce mélange de maîtrise pop ("Hang On Me", "Masseduction", "Sugarboy", "Los Ageless", "Young Lover") et de vulnérabilité ("New York", "Happy Birthday Johnny", "Slow Disco", "Smoking Section") et "Pills", "Fear The Future" qui montrent bien la dualité entre les deux univers, en quelque sorte oui !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album eponyme de St. Vincent
Une 2ème chronique de l'album eponyme de St. Vincent
St. Vincent en concert au Festival La Route du Rock 2009 (samedi)

En savoir plus :
Le site officiel de St. Vincent
Le Soundcloud de St. Vincent
Le Facebook de St. Vincent


Le Noise (Jérôme Gillet)         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=