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David Lafore Cinq têtes - Pauline Croze  (Paris Plage)  5 août 2005

Le 3ème week end du Festival Fnac Indétendances est dédié à la chanosn française.

Au programme, David Lafore cinq têtes et Pauline Coze avec une surprise nous annonce le présentateur.

L'auditoire, qui s'attend à un invité surprise, du genre vedette qui parrainerait les petits nouveaux, est quelque peu désappointé quand entre sur scène un jeune homme inconnu en boxer rouge ayant gardé ses chaussures et ses chaussettes.

A la guitare acoustique, il chante d'une voix atone "Vingt francs" une calembredaine autour du cunnilingus qui ne saisit un peu le public ("pour la Saint Valentin , fini le baratin, faites lui fondre le bonbon").

C'était en fait David Lafore qui revient ensuite avec ses quatre acolytes.

Musicalement, David Lafore Cinq têtes évolue dans tous les registres avec une prédilection pour les rythmes des clubs de Saint Germain des années, de Vian ("Nuit blanche") à la fausse musique tribale des années cinquante ("Bye bye") pour des compositions drôlatiques ("Sur ma mule" "Quand elle n'avance pas, il faut que je la bouscule, une mule c'est nul") ou un peu désespérées ("Plat à gratin" "Tu peux partir, ça ne me fait rien, je garde le sourire").

Certains morceaux ("Mouches" ou "Bye bye") étirés à l'extrême à la manière des jam sessions perdent en acuité et le public décroche parfois même si David Lafore fait un peu le mariole à la manière de Jean-Louis Murat.

Le final avec une "Fleur de rond point" un peu plus enlevée recueille davantage l'agrément du public.

La foule s'est faite dense pour le concert de Pauline Croze, nouvelle venue grossir le rang des filles de la nouvelle scène musicale française. Nous l'avions découvert pour un très court intermède acoustique au Festival des Inrocks 2004 ans avoir pu saisir son nom.

En quelques mois, avec la parution de son album éponyme en février, elle sort incontestablement du lot tant par ses compositions que par sa voix.

Loin des Lolita et des prestations scéniques conceptuelles, elle chante et joue de la guitare. C'est tout et ce n'est pas rien l'occurrence.

Brune diaphane, de grands yeux cachés sous une lourde mèche, elle semble presque timide.

Elle enchaîne les morceaux et dès le premier titre "La chaleur des nuits de plein lune", le public est conquis qui a tôt fait de reprendre en choeur le refrain ( "De la vie je ne prends que la dolce vita c'est tout m'en voulez-vous?/De l'amour je n'attends qu'une main sans la bague au doigt/Comprenez-vous?").

Ça swingue juste ce qu'il faut pour cette soirée d'été et sa voix profonde, éraillée, un peu soul éraillée et capable de très belles montées en puissance produit une fascination immédiate ("Je suis floue").

Enveloppés de rythme bossa, folk, funk, swing ou reggae, ses textes intimistes souvent graves et passionnés, et d'une maturité étonnante pour une si jeune femme, font prendre feu immédiatement.

Les superbes et tubesques " T'es beau" et "Quand je suis ivre" scotchent le public par l'émotion qu'ils dégagent tout autant que ceux dans lesquels Pauline Croze se fait presque rageuse pour défendre son identité et son intégrité ("Femme fossile", "Jeunesse affamée","M'en voulez-vous").


Pauline à Paris plage, même si elle est un peu fatiguée de retour le matin même des Francofolies à Montréal, a vraiment enflammé cette nuit même si ce n'était pas la pleine lune.

 

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La chronique de l'album Album éponyme de Pauline Croze
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Pauline Croze en concert au Festival La Clef des Chants 2005 (samedi)

Crédits photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie )


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# 22 Avril 2019 :Paques au balcon, la culture dans le salon

Certes il n'y a plus de saison, le climat se réchauffe, les gens se tuent pour des histoires vieilles comme le monde et globalement, tout fout le camp. Ce n'est pas une raison pour se morfondre. Allons de l'avant et régalons nous de musique, cinéma, théâtre, bouquins, expos... Voici notre sélection de la semaine.

Du côté de la musique :

Rencontre avec Jay Jay Johanson autour de son nouvel album "Kings Cross"
"A heartbeat away from the northeast" de Feu Robertson
"The grim reaper" de Harold Martinez
"Suspiros de Espana" de Quatuor Opus 333
"Grieg : Piano, Orchestral & Vocal Works, Chamber Music" par Divers artistes
"Cyclotron #3", tour d'horizon du label Partycul System qui fête ses 20 ans
"Ose Bashung" de Dirty Old Band
"1958" de Blick Bassy
Brune en concert au FGO Barbara
"Outsider" de Chine Laroche
"Dance EP" de Duke of Paris
et toujours :
"A thousand voices" de Yules
"Dernier voyage" de Accident
"Avancer" de Tarsius
"Partitions" de Orouni
"Sola" de Dziedot Dzimu, Dziedot Augu
Laurent Montagne en interview, autour de "Souviens-toi" à retrouver pour une session acoustique de 4 titres
"Homme demain" de Monsieur et tout un Orchestre
Rencontre avec Le Bal des Enragés
"Free" de In Volt
"Macadam animal" de Guillo
"Replica" de Cassia

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Amour et Psyché" au Théâtre 71 à Malakoff
"La Cagnotte" au Théâtre Le Lucernaire
"Dom Juan" au Théâtre Le Ranelagh
"La démocratie de la peur" au Théâtre Aleph
"Dieu habite Dusseldorf" au Théâtre Le Lucernaire
"Berlin en Seine" au Théâtre Essaion
"Anatomie de la joie" au Théâtre Essaion
des reprises:
"Une vie de pianiste" au Studio Hébertot
"La Logique des femmes" au Théâtre des Variétés
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en avril

Expositions avec :

"Hey ! Modern Art et Pop Culture #4" à la Halle Saint-Pierre
"Chicago Foyer d'Art brut" à la Halle Saint-Pierre

Cinéma avec :

les nouveautés de la semaine :
"Un tramway à Jérusalem" de Amos Gitaï
"Aujourd'hui, rien" de Christophe Pellet
"Disperata" de Edoardo Winspeare
Ciné en bref avec :
"Le Vent de la liberté" de Michael Herbig
"Boy erased" de Joel Edgerton
"Blanche comme Neige" de Anne Fontaine
"Dumbo" de Tim Burton
et la chronique des autres sorties d'avril

Lecture avec :

"Allons nous sortir de l'histoire ?" de Jacques Julliard
"Comment faire mentir les cartes" de Mark Monmonier
"Les âmes englouties" de Susanne Jansson
"Presidio" de Randy Kennedy
"Silens moon" de Pierre Cendors
"Sombre avec moi" de Chris Brookmyre
"Un fruit amer" de Nicolas Koch
"Un siècle américain, tome 3 : Notre âge d'or" de Jane Smiley
et toujours :
"Vindicta" de Cédric Sire
"Mujurushi, le signe des rêves, Vol. 1 & 2" de Naoki Urasawa
"La guerre des autres, rumeurs sur Beyrouth" de Bernard Boulad, Paul Boan, Gael Henry
"Je ne sais rien d'elle" de Philippe Mezescaze
"En lieu sûr" de Ryan Gattis
"Deux femmes" de Song Aram
"3 minutes " de Anders Roslund & Borge Hellstrom
"1793" de Niklas Natt Och Dag

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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