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puce Le club des pendus
Tony Parsons  (Editions de La Martinière)  septembre 2017

L’histoire dit qu’il abusa de substances altératrices de vérité dans sa jeunesse. L’histoire dit aussi qu’il écrivit son premier roman dans les coulisses d’une distillerie. Que dix années s’écoulèrent avant que son chef-d’œuvre voit le jour, et soit reconnu dans les sphères de la littérature. C’est couronné du British Book Award pour Man and Boy que Tony Parsons a poursuivi l’aventure et nous propose Le club des pendus.

Dans un Londres métro-boulot-dodo, une bande de pseudo-justiciers décide de se faire bourreau pour méchants ambulants. Pire, ils filment les exécutions et les diffusent sur les réseaux sociaux. Les londoniens vachement moins indifférents tergiversent en débats stériles et compromis foireux. Faut-il défendre ou louer ces inquisiteurs de la justice ?

Max Wolfe est en charge de l’enquête, et son intuition (qui ne lui fait jamais défaut) lui affirme que l’affaire est plus complexe qu’elle en a l’air. Entre culpabilité de devoir se plier à un système qui libère des coupables parce que l’enquêteur n’a pas rempli le formulaire bleu et des juges cupides aux courbettes faciles, le cœur de Max Wolfe balance.

En attendant, le Club des pendus continue son office, inspiré par Albert Pierrepoint, le mec à qui on laissait le pain côté croûte moche sur le dessus quelques années auparavant. Kidnapping, séquestration, découpage de paupière et privation d’oxygénation par pendaison, de quoi occuper tout un bataillon d’enquêteurs de la criminelle, de la pince à épiler les prélèvements au dénombrement de pétéchies au microscope, des experts de la matière pullulent dans les sous-sols de la police londonienne.

En creusant un peu, Max fait rapidement le lien entre les victimes et les pontes de la politique de comptoir locale. Ses supérieurs en personne lui somment d’arrêter d’embêter ce pauvre vieux qui a perdu son fils renversé par un conducteur ivre. Parce que nous n’aurions pas envie de nous venger à sa place ?

C’est avec une facilité déconcertante que l’enquêteur de choc réalise qu’il est le pion dérangeant dans un système rodé au silence et inapte à la justice aveugle et égalitaire. Saura-t-il tirer avantage de cette position pour un échec et mat ?

Le club des pendus est un roman policier à aligner avec les classiques du genre : un justicier du côté des lois contre des justiciers sauvages. Un petit David contre le système Goliath. Une petite souris qui tire la barbichette de l’éléphant confortablement installé dans ses habitudes. Sans surprise et avec les rebondissements ponctuels.

Mais pas seulement. La sobriété des descriptions et des emplacements laissent libre court aux détails, permettant à Tony Parsons de nous renvoyer les questionnements de son héros. Hormis le passage "consolé par la collègue sexy qui est la seule à le comprendre", le roman remet en question le système judiciaire sur lequel nous nous reposons par paresse ou habitude, sans creuser ses failles.

Failles sans lesquelles ce roman n’existerait pas, mais failles laissant des violeurs dans la nature et des assassins chez les marchands d’arme. Easy lecture et recette qui fonctionne, Tony Parsons divertira un dimanche sans prétention chez belle-maman.

La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Vous avez deux heures.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :
La chronique de "Des garçons bien élevés" de Tony Parsons


Nathalie Bachelerie         
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# 15 juillet 2018 : Allons z'enfants !

On continue le tour des festivals avec les Eurockéennes et le Hellfest, mais aussi le Off d'Avignon et plein d'autres belles choses à découvrir tout de suite dans le sommaire de la semaine :

Froggeek' s Delight :

"Detroit : Become Human" de Quantic Dreams sur PS4
La mode du Battle Royale va-t-elle tuer la créativité
dans le jeu vidéo ?

Du côté de la musique :

"Cover me session" de Hugo
On démarre la revue des festivals avec le Hellfest où nous avons passé 3 jours de folie :
Vendredi au Hellfest avec Joan Jett, Meshuggah, Juda Priest, A Perfect Circle...
encore le Hellfest le Samedi avec Rise of the Northstar, Pleymo, Deftones, Dimmu Borgir...
et on fini le Hellfest le Dimanche avec Megadeth, Iron Maiden, Marilyn Manson...

changement de décor, Vendredi au Eurockéennes de Belfort avec Beth Ditto, Prophets of Rage, Nine Inch Nails...
toujours les Eurocks, la journée du samedi en compagnie de Truckks, Queens of the Stone Age, Jungle ... (et semaine prochaine, le dimanche)
retour sur les 4 jours au festival de Beauregard :
Vendredi avec Charlotte Gainsbourg, Orelsan, Jack White, MGMT...
Samedi avec Eddy de Pretto, Black Rebel Motorcycle Club, Simpl Minds...
Dimanche avec Parquet Courts, The Breeders, At the Drive In, Bigflo & Oli...
et le bouquet final du lundi avec Depeche Mode, Girls in Hawaii et Concrete Knifes
et toujours :
"The symphonies" de Arvo Part
"Chambre noire" de Alexandre Nadjari
"What we've drawn" de Fuzeta
"Avec du noir avec du blanc" de Olivier Depardon
Shaggy Dogs en interview autour de leur album "All Inclusive"
"Murmures" de Tom Bourgeois

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Italienne, Scène et Orchestre" à la MC 93 à Bobigny
"Bohême, notre jeunesse" à l'Opéra Comique
"Les Liaisons dangereuses" au Théâtre de Nesle
"Dîner de famille" au Théâtre d'Edgar
"Seconde chance" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
dans le cadre du Festival au Village à Brioux-sur-Boutonne :
"Les Gravats"
"Au Banquet de Gargantua"
les chroniques des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon
et les chroniques des spectacles à l'affiche pour l'été parisien

Expositions avec :

"Kent Monkman - Beauty and the Beasts" au Centre Culturel Canadien
et la dernière ligne droite pour :
"Mary Cassatt - Une impressionniste américaine à Paris" au Musée Jacquemart-André
"Corot - Le Peintre et ses modèles" au Musée Marmottan-Monet

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Paul Sanchez est revenu !" de Patricia Mazuy
"Penché dans le vent!" de Thomas Riedelsheimer
dans la catégorie Oldies but Goodies en version restaurée :
"Les Dames du Bois de Boulogne" de Robert Bresson
"Laura nue" de Nicolo Ferrari
les chroniques des sorties de juin
et les chroniques des autres sorties de juillet

Lecture avec :

"Génocide(s)" de Kazuaki Takano
"Le dernier tableau de Sara de Vos" de Dominic Smith
"Réveille-toi !" de François Xavier Dillard
"Le président a disparu" de Bill Clinton et James Patterson
"Sur un mauvais adieu" de Michael Connelly
et toujours :
"Histoire du fascisme" de Frédéric le Moal
"Jesse le héros" de Lawrence Millman
"Taqawan" de Eric Plamondon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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