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puce La 7e fonction du langage
Théâtre de Sartrouville-Yvelines  (Sartrouville)  novembre 2017

Comédie d'enquête adaptée et mise en scène par Sylvain Maurice d’après le roman éponyme de Laurent Binet, avec Constance Larrieu, Sébastien Lété, Pascal Martin-Granel, Manuel Peskine et Manuel Vallade.

Avec "La 7e fonction du langage", Prix Interallié 2015, Laurent Binet a écrit une espèce de "Da Vinci Code" intello transformant l'accident de Roland Barthes, renversé par un véhicule rue des Écoles, en un complot qui va traverser les champs philosophiques et sémiologiques.

Michel Foucault, Philippe Sollers, Umberto Eco, Jacques Derrida, et même Bjorn Borg et Ivan Lendl ainsi que François Mitterrand feront des apparitions dans cette pochade distrayante qui, mine de rien, distillait aux plus rétifs de vrais notions de linguistique.

Dans son adaptation pour la scène, Sylvain Maurice a recentré le récit de Laurent Binet pour le transformer en une vraie enquête policière avec en fil conducteur l'improbable association du commissaire Bayard (Pascal Martin-Granel) et Simon Herzog (Manuel Vallade), chargé de TD à la défunte fac de Vincennes.

Sur un plateau encadré de part et d'autre par les musiciens Manuel Peskine (par ailleurs compositeur de la musique) et Sébastien Leté, les trois acteurs (les déjà cités plus Constance Larrieu) incarnent toute la galerie de personnages.

Ils sont la plupart du temps devant deux panneaux coulissants qui servent parfois de support aux vidéos de Renaud Rubiano, ou s'ouvrent pour laisser apparaître un écran plus large sur lequel on peut voir un décor en phase avec le déroulement de l'action (rue de Paris, canal de Venise...).

La scénographie astucieuse d'Eric Soyer rappelle, comme l'affiche du spectacle, les feuilletons télés ou les James Bond d'antan où l'on usait et l'on abusait du "split screen", c'est-à-dire du découpage de l'écran en plusieurs actions simultanées.

Grâce à la belle triplette d'acteurs, qui ne cache pas son plaisir à participer à ce divertissement haletant, cette bédé théâtrale pleine de fantaisie atteint sa cible. Si l'on s'est préalablement muni d'un crayon et d'un papier, on pourra aussi - au passage - attraper quelques concepts de sémiologie au vol.

Car, c'est une des qualités du livre de Laurent Binet que d'avoir la fibre pédagogique.Comme Sylvain Maurice est à son unisson, le Saussure (Ferdinand de), le Seattle (John), le Jacobson (Roman) devraient être acquis sans peine comme le Roland Barthes par le spectateur attentif.

Evidemment, il est préférable d'avoir la nostalgie - ou la connaissance - des années 1970-1980, et particulièrement d'avoir un faible pour l'avènement de François Mitterrand pour apprécier à sa juste valeur la pièce de Laurent Binet et ses révélations surprises.

En effet, "La 7e fonction du langage" contient des révélations aussi fondamentales que celles concernant les Illuminati dans le "Da Vinci Code". A commencer par l'élucidation d'un grand mystère : pourquoi François Mitterrand a-t-il été aussi mauvais face à Giscard dans le débat présidentiel de 1974 et aussi bon dans celui de 1981...

Dans sa version théâtrale, Sylvain Maurice ajoutera un élément sonore encore plus éclairant. Pour ceux qui ne reconnaîtraient pas la voix mystérieuse de la "Guest star" qui éclaire la "7e fonction du langage", on leur donnera comme indice "Fête de la Musique" et "Allo, c'est Jack !"

Mais, finalement, à l'heure où la représentation s'achève, on pourra émettre une dernière hypothèse sur "la 7e fonction du langage : ne serait-elle pas un synonyme d'humour ou de franche rigolade ?

 

Philippe Person         
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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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