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R.J. Ellory  (Editions Le Livre de Poche)  octobre 2017

J’ai connu R.J. Ellory, il y a quelques années, au détour de la lecture de Seul le silence qui reste l’un des thrillers qui m’a le plus marqué au cours de ma courte vie de lecteur. Subjugué par ce livre, son suspens, ses rebondissements, je me suis mis, petit à petit, à lire des polars sans jamais vraiment retrouver le même plaisir que j’avais pu prendre avec ce livre.

Par contre, j’ai continué à suivre avec une certaine assiduité les publications de R.J. Ellory, espérant retrouver la magie de Seul le silence. J’ai donc lu d’autres livres de cet auteur, Les Assassins, Vendetta et Les Anonymes à leurs sorties mais je suis aussi passé au travers de certaines publications, embarqué à l’époque dans la lecture de romans plus classiques, oubliant que l’auteur britannique continuait son œuvre au travers de polars toujours d’une grande qualité.

Avec la sortie d’Un cœur sombre en livre de poche, je retourne me plonger vers ce spécialiste du thriller, sans la moindre appréhension, car je ne suis jamais déçu par cet auteur. Valeur sûre, dit-on ? Bien plus que cela. R.J. Ellory est le maître du thriller. Sans aucun doute.

Un cœur sombre ne déroge pas à la règle, on rentre dedans comme dans un bon thriller et on voit défiler les pages, sans vouloir lâcher le bouquin, pris par l’intrigue et l’atmosphère qui se dégage du livre. Car ici, l’histoire est sombre, comme l’indique le titre, très sombre même, presque dérangeante mais bourrée de rebondissements. Un cœur sombre est un vrai bon roman noir.

L’histoire, c’est celle d’un homme, Vincent Madigan, mauvais mari, mauvais père aussi malgré une façade respectable. Il s’est laissé entraîner dans une spirale dangereuse qui fait qu’il doit une grosse d’argent à Sandià, le roi de la pègre d’East Harlem. Sa vie est en jeu. Pour s’en sortir, il décide de braquer 400.000 dollars dans une des planques de Sandià. Sauf que les choses tournent mal, il est obligé d’éliminer ses complices et une petite fille est blessée pendant la fusillade. Rongée par l’angoisse et la culpabilité, Madigan s’engage sur la dernière voie qu’il lui reste : celle d’une impossible rédemption.

Vous l’avez compris, R.J. Ellory nous dresse donc le portrait d’un salaud, un vrai, un arnaqueur et un voleur sans scrupule qui cumule les embrouilles, quoi qu’il fasse. Au travers de ce personnage, Ellory nous plonge dans un univers mafieux, celui de la pègre New-Yorkaise, des petits malfrats et des flics véreux.

R.J. Ellory, avec ce livre, sort des codes classiques du polar. Ici, point de coupable à trouver, on le connaît déjà, c’est le personnage principal, Vincent Madigan. Le tour de force réalisé ici par Ellory, c’est de nous tenir en haleine tout le long des 500 pages par le simple fait de vouloir savoir comment cet homme va/peut s’en sortir. L’écriture d’Ellory, comme toujours addictive, fait le reste. La fin est juste incroyable, avec un dénouement dans les ultimes pages, signe qu’on a eu entre les mains un excellent bouquin. Vous raconter plus de ce livre serait une offense, mieux vaut ne pas trop en savoir pour en apprécier au maximum la lecture.

Ce qui est fascinant avec Ellory, c’est que son écriture, son talent et ses idées ne s’essoufflent jamais. Il continue de nous proposer, les uns après les autres, des livres d’une grande qualité qui nous ravissent.

Un cœur sombre fait donc partie de ces petits bijoux qu’il faut absolument lire et je vous mets au défi de vous voir abandonner ce livre tant il est fascinant.

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "Les fantômes de Manhattan" du même auteur
La chronique de "Le Chant de l'assassin" du même auteur

En savoir plus :
Le site officiel de R.J. Ellory
Le Facebook de R.J. Ellory


Jean-Louis Zuccolini         
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# 22 septembre 2019 : Fin d'été

Fin d'été c'est le titre du nouvel album de Samir Barris, on vous en parle en ces premiers jours d'automne, tout comme les autres sorties musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques et muséales qui ont retenu notre attention cette semaine. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Corpse flower" de Mike Patton & Jean Claude Vannier
Rencontre avec Joseph Fisher autour de "Chemin Vert", assortie d'une session acoustique à découvrir ici
"Prokofiev : Visions fugitives" de Florian Noack
"The basement tapes" de Mister Moonlight
"The uncompleted works volume 1, 2 & 3" de Nantucket Nurse
"Là-Haut" de Gérald Genty
"Ilel" de Hildebrandt
"Buxton palace hotel" de Studio Electrophonique
"Vian" par Debout sur le Zinc
"Impressions d'Afrique" de Quatuor Béia & Moriba Koita
"Fin d'été" de Samir Barris
et toujours :
"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"L'Autre monde ou les Etats et Empires de la Lune" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Le Misanthrope" à l'Espace Cardin
"L'Animal imaginaire" au Théâtre de la Colline
"Data Mossoul" au Théâtre de la Colline
"Danser à la Lughnasa" au Théâtre 13/Jardin
"Le Frigo" au Théâtre de la Tempête
"A deux heures du matin" au Théâtre L'Atalante
"La Veuve Champagne" au Théâtre de la Huchette
"Le Square" au Lavoir Moderne Parisien
"Jo" au Théâtre du Gymnase
"Jean-Marie Galey - Ma Comédie française" au Lavoir Moderne Parisien
"Ah ! Félix" à l'Eglise Sainte-Eustache
"Le Voyage musical des Soeurs Papilles" à la Comédie des 3 Bornes
"Lucie Carbone - Badaboum" à la Comédie des 3 Bornes
"Casse-toi diva" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Nora Hamzawi" au Théâtre du Rond-Point
des reprises
"Letzlove - Portrait(s) Foucault" aux Plateaux Sauvages
"One night with Holly Woodlawn" aux Plateaux Sauvages
"Diva sur Divan" à la Comédie Bastille
"La Liste de mes envies" au Théâtre Lepic
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"L'Age d'or de la peinture anglaise - De Reynolds à Turner" au Musée du Luxembourg

Cinéma avec :

"Ne croyez surtout pas que je hurle" de Franck Beauvais
Oldies but Goodies avec "Marie pour mémoire" de Philippe Garrel

et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Barbarossa : 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez & Lasha Otkhmezuri
"Bête noire" de Anthony Neil Smith
"Dictionnaire égoiste de la littérature mondiale" de Charles Dantzig
"Gaeska" de Elrikur Orn Norddahl
"Les refuges" de Jérôme Loubry
"Liquide inflammable" de Robert Bryndza
et toujours :
"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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