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Ateliers Berthier  (Paris)  novembre 2017

Performance fimlmique d'après l'oeuvre éponyme de Bo Hansen et le film de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov, mise en scène de Cyril Teste, avec Estelle André, Vincent Berger, Hervé Blanc, Sandy Boizard (en alternance Marion Pellissier), Sophie Cattani, Bénédicte Guilbert, Mathias Labelle, Danièle Léon, Xavier Maly, Lou Martin-Fernet, Ludovic Molière, Catherine Morlot, Anthony Paliotti, Pierre Timaitre et Gérald Weingand.

Dans la une grande famille bourgeoise, il y a la grand-mère illuminée (Danièle Léon), la mère épouse soumise (Catherine Morlot), le frère aîné belliqueux et violent (Anthony Paliotti), la fille hypersensible (Sophie Cattani) et le fils en quête de résilience (Mathias Labelle) qui, peu après le suicide de la jumelle de celui-ci, se retrouvent pour célébrer l'anniversaire du père pater familias dominateur (Hervé Blanc).

Telle est la situation de "Festen" issue du scénario écrit par Mogens Rukov et Thomas Vinterberg pour le film éponyme réalisé par ce dernier, un des co-fondateurs du mouvement Dogme95, récompensé en 1998 par le Prix spécial du jury du Festival de Cannes et devenu culte comme l'un des opus phare dudit dogme, qui décline les thèmes classiques de la violence intra-familiale et le dévoilement du secret de famille et que met en scène Cyril Teste dans la veine de son précédent spectacle "Nobody" en hybridant théâtre et cinéma.

Le recours à la vidéo dans le théâtre n’est certes pas nouveau. Né dans les années 1970 avec le précurseur Frank Castorf, il est toujours pratiqué de manière récurrente par les metteurs en scène contemporains majeurs dont, entre autres, Krzysztof Warlikoswki et Ivo von Hove.

Toutefois Cyril Teste s'en réfère au défunt Dogme 95 en s'arc-boutant sur l'épiphénomène de la nouvelle vague danoise qui, hors de son impact médiatique inital n'a guère eu d'impact significatif, et les dix commandements du "voeu de chasteté" danois prônant un ascétisme cinématographique en termes de moyens esthétiques et de sobriété formelle pour revenir à une authenticité naturaliste et opposer l’illusion réaliste dans le cadre d'une opposition au film d’illusion spectaculaire hollywoodien.

Ainsi a-t-il conceptualisé sa "Charte de la performance filmique" ordonnée autour de règles présidant à un "théâtre en train de se faire" avec des images tournées et mixées en temps réel qui ni au fond ni en la forme ne s'inscrit dans cet héritage dogmatique. Car le spectacle proposé, une narration en quatre actes qualifiés de chapitres, se présente comme une grosse machine technologique, au demeurant maîtrisée, qui ne laisse pas place à l'improvisation car précisément écrit.

Cela étant, il appartient à chacun d'apprécier la pertinence du procédé et la valeur ajoutée de la projection continue d'images qui superpose à la vision d'ensemble panoramique les effets cinétiques du hors champ et, surtout, du zoom, tout comme l'effet déréalisant de la sonorisation des officiants.

Dans un décor de salle à manger cossue aux cimaises latérales amovibles pour dégager deux autres espaces scéniques élaboré par Valérie Grall surplombé d'un écran géant, le spectacteur pourra apprécier le jeu sensible tout en humeurs et émotions des acteurs dirigés au cordeau par Cyril Teste - avec une mention spéciale Mathias Labelle entre douleur, folie et onirisme - qui réussit à créer, nonobstant, en grande proximité avec ceux-ci, la présence invasive et quasi continue de deux cameramans sur le plateau, une atmosphère aussi immersive que délétère qui sied à ce drame familial.

 

MM         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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