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puce Adieu Ferdinand ! - Clémence
Théâtre Athénée-Louis Jouvet  (Paris)  décembre 2017

Contes écrits, mis en scène et joués par Philippe Caubère.

Pas la peine de faire des circonvolutions : Philippe Caubère est immense.

Avec "Clémence", en 2 heures 15 (qui sont précisées sans entracte), les spectateurs fidèles aux aventures de Ferdinand Faure, alias Philippe Caubère, sont appelés à faire le début de leur deuil, puisqu'il s'agit là de la première partie (en deux contes) d'Adieu Ferdinand !". Le début de la fin pourrait-on dire.

Mais une fin joyeuse puisqu'elle ajoute deux épisodes inédits à une histoire commencée en 1981 avec "La Danse du Diable" et poursuivie par "Le Bac 68", qu'on avait déjà pu révisé en 2016.

Ici, Ferdinand fait d'abord la connaissance intime de la baleine blanche sous forme d'une actrice arabe en anorak et qui habite Barbès. Épopée fellinienne avec couscous trop cuit et l'inévitable Oum Kalsoum, "La Baleine" est un des récits les plus "énaurmes" de la saga faurienne. Totalement impolitiquement correct dans sa forme et son fond, ce cétacé !

Et cela sans 3D ni écran large pour quelques va-et-vient dantesques que le téléphone arabe portera jusqu'à Marseille et le Muezzin jusqu'au cœur d'Alger la Blanche. On rit grâce à un homme seul sur scène avec sa chaise qui tire le vrai de son imagination débordante et le faux de ses souvenirs d'avant le sida.

As du mentir vrai, Caubère n'a point perdu de son art ni de sa truculence.On le redit, il est immense. Et lui, le reprouve dans le second conte, au titre explicite : "Le camp de naturistes".

Evidemment, on imagine de quoi il retourne. Mais il faudra d'abord que Ferdinand s'entasse dans une "Mini Austin" pour parvenir jusqu'au graal : un camp de naturiste près de Bordeaux où les nazis nus et partouzeurs fourbissent leur matériel à taille d'éléphant... et qui est d'ordinaire fréquenter, selon toujours ce bon Ferdinand, par une certaine Ariane, directrice d'une troupe à la lisière d'un célèbre bois parisien...

Pas la peine d'en dire beaucoup : là, Fellini se régalerait encore davantage dans l'excès d'images signifiantes, alors que les plus anciens qualifieraient ce sommet de l'écriture caubertienne de "farce hellzapopinesque"

Jamais Philippe Caubère n'aura autant maîtrisé son sujet pour partir en vrille en jubilant. Parenthèse totale (et enchantée), "Le Camp de Naturistes" pourrait bien être le meilleur texte qu'il ait jamais écrit.

Et cela parce qu'il use et abuse (avec l'accord de ses spectateurs) de sa liberté complète et ne respecte aucune des règles de bienséance littéraire établies par des petits marquis du 21ème siècle. On croirait que son texte appartient à une autre époque, bien loin de l'érotisme radoteur façon Houellebeq. Une époque où faire du camping était une aventure qui valait bien d'être transfigurée par Ferdinand Faure et sa petite troupe.

Ce début de la fin laisse augurer une fin royale.

 

Philippe Person         
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Nous serons là tout l'été, avec des éditions plus légères, à consommer sans modération. Voici le programme de la semaine :

Du côté de la musique :

"All wet EP" de Bosco Rogers
"Tell me how your really feel" de Courtney Barnett
"Fons Luminis : Codex Las Huelgas" de Ensemble Gilles Binchois / Dominique Vellard
"Elle fend l'eau" de Jane is Beautiful
"Away EP" de Melissa Bon
"L'esprova" de Sourdure
"V pour Vaise" de Vassilis Varvaresos
Dimanche au Eurockéennes de Belfort avec Alice in Chains, The Liminanas, Eddy de Pretto...
"Cover me session" de Hugo
et toujours :
Vendredi au Eurockéennes de Belfort avec Beth Ditto, Prophets of Rage, Nine Inch Nails... toujours les Eurocks, la journée du samedi en compagnie de Truckks, Queens of the Stone Age, Jungle

Au théâtre :

les chroniques des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon
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Expositions avec :

et la dernière ligne droite pour :
"Kupka - Pionnier de l'abstraction" au Grand Palais
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Cinéma avec :

les films de la semaine :
"The Charmer" de Milad Alami
"Bajirao Mastani" de Sanjay Leela Bhansali
"Tulip Fever" de Justin Chadwick en VOD
"Break" de Marc Fouchard en VOD
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Lecture avec :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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