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Théâtre Elizabeth Czerczuk  (Paris)  décembre 2017

Spectacle conçu, mis en scène et chorégraphié par Elizabeth Czerczuk d'après une oeuvre de Stanislaw Ignacy Witkiewicz avec Elizabeth Czerczuk, Laurence Crémoux-Colson, Deáky Szandra, Aurélie Gascuel, Roland Girault, Valentina Gonzales Salgado, Yvan Gradis, Grzegorz Onyskiewicz, Chantal Pavese, Sarah Pierret, Coralie Prosper, Jean-Philippe Robertella, Zbigniew Rola, Elzbieta Rosa Desbois, Bugu Selen Somer, Elzbieta Swiatkowska, Roxy R.Théobald, Théo Tordjman, Miguel Angel Torres Chavez, Özge Pelin Tufekci et Julien Villacampa Boya Saura.

Saisie au vol par une oreille attentive, une phrase prononcée au cours d'un prologue déambulatoire, annonce le registre du spectacle auquel convie Elizabeth Czerzuk avec "Dementia Praecox 2.0", la dernière mouture en date d'un opus en working process permament : "une catharsis dont vous sortirez, peut-être, indemne".

Soit une immersion dans le monde de la folie inspirée par une oeuvre du dramaturge polonais Stanislaw Ignacy Witkiewicz qui, prônant la théorie de la forme pure, s'inscrit dans la mouvance de l'avant-gardisme du début du 20ème siècle, du surréalisme du théâtre Dada au théâtre mécanique des Futuristes, avec la recherche de nouvelles formes dramaturgiques et de mise en scène qui, d'une part, seraient libérées de l'entrave verbale que constitue le texte.

Et d'autre part, elles ne viseraient pas à la représentation illusionniste assujettie au réalisme et au psychologisme mais à un théâtre d'images dans le rapport au réel, vécu conjointement par les acteurs et les spectateurs, dans un système de jeu plastique basé sur la dramaturgie du corps qui se rapproche du théâtre performatif contemporain.

Dans "Le Fou et la Nonne", sous-titrée "Le malheur des uns fait le malheur des autres" et présentée par son auteur comme une "courte pièce en trois actes et quatre tableaux, dédiée à tous les fous du monde, y compris ceux des autres planètes de notre système ainsi que des planètes des autres soleils de la voie lactée et autres galaxies et à Jan Mieczyslawski", Witkiewicz décline, à travers les personnages d'un poète interné dans un asile psychiatrique qui tombe amoureux d'une nonne chargée de l'apaiser, les thématiques récurrentes.

Soit, et entre autres et outre la déclinaison des rites sabbatiques de la Nuit du Walpurgis, la frontière fluctuante entre folie et normalité ainsi qu'entre génie et folie, la société répressive dont les artistes sont les premières victimes, l'anticléricalisme, l'érotomanie et la parodie de la psychanalyse.

Comédienne et metteuse d'origine polonaise totalement investie dans cette démarche artistique placée sous les figures tutélaires de Tadeusz Kantor et Jerzy Grotowski, Elizabeth Czerczuk vise donc à un "théâtre chorégraphié" qui préside à cette création foisonnante qui se déploie partiellement en libératoire et en interactivité totale avec le public qui est invité à rejoindre la sarabande des fous.

Dans une esthétique de cabaret expressionniste avec la musique-fusion originale de Sergio Gruz et  Julian Julien et les extravagants costumes confectionnés par Joanna Sroka Jasko, se déroule une succession de scènes menées par la troupe du Théâtre Elizabeth Czerzuk composée de comédiens, chanteurs et danseurs au parcours atypiques.

Procession des fous, déambulation psychotiques, sarabande des camisoles, tour de Babel des démences en cacophonique volière polyglotte à l'instar du cosmopolitisme des officiants, parade de freaks et miroir tendu à la face du monde, s'avèrent, selon la sensibilité de chacun, ou/et sidérantes,f ascinantes, déroutantes, roboratives, angoissantes, jubilatoires.

 

MM         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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