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puce Ciné en Bref - La Promesse de l'aube - Bienvenue à Surbicon - Le Crime de l' Orient-Express - Wonder - C'est tout pour moi
   ( décembre 2017) 

LA PROMESSE DE L'AUBE
Réalisé par Eric Barbier. France Comédie dramatique. 2h10 (Sortie le 6 décembre 2017). Avec Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon, Jean-Pierre Darroussin, Finnegan Oldfield, Catherine McCormack, Pawel Puchalski, Nemo Schiffman et Lou Chauvain.

"La Promesse de l'aube", le chef d’œuvre de cette fin ‘année, à ne manquer sous aucun prétexte. D’abord parce que le film vous donnera envie de lire ou relire un auteur dont on ne parle plus beaucoup, Romain Gary, lui qui obtint pourtant deux fois le prix Goncourt.

Pour Charlotte Gainsbourg ensuite. Quel incroyable parcours entre cette petite fille d’une timidité maladive que nous découvrions il y a 35 ans aux côtés de son père puis dans le film de Claude Miller, et la très grande comédie qu’elle est aujourd’hui. Il s’agit peut-être être là de son plus beau rôle au cinéma, le plus complet en tout cas.

Elle déploie toutes les facettes du jeu, incarnant à différents âges la mère de l’auteur, bouleversante et courageuse, enflammée et mythomane, revêche et tendre, bornée et tempétueuse.

Elle veut que son fils soit célèbre, coûte que coûte, même s’il doit user de ses poings pour défendre l’honneur de sa génitrice, même s’il doit mourir au front pour délivrer la France. Un amour étouffant, exigeant, manipulateur mais réel, sincère et dévoué.

Les trois acteurs se succédant à l’image brillent eux aussi. Rien de surprenant avec Pierre Niney, l’un des plus doué de sa génération, on est maintenant coutumier de ses performances.

Le réalisateur Eric Barbier nous replonge dans un cinéma d’aventure, de passion et de grandes fresques historiques, lui aussi quelque peu passé de mode, au charme désuet, celui de "L’amant" de Jean-Jacques Annaud, de "Indochine"

 

BIENVENUE A SUBURBICON
Réalisé par George Clooney. Etats Unis. Comédie/Policier. 1h44 (Sortie le 6 décembre 2017). Avec
Matt Damon, Julianne, Noah Jupe, Glenn Fleshler, Gary Basaraba, Oscar Isaac et Karimah Westbrook.

L’association entre George Clooney et les Frères Cohen s’annonçait comme une évidence, partageant l’esprit espiègle et frondeur tendant à égratigner le mythe du rêve américain.

Dans une esthétique années 50 colorée et soignée, le trio de "Bienvenue à Surbicon" s’embarque dans un thriller dégingandé et cocasse, grinçant et immoral, servi par un Matt Damon s’aventurant enfin dans un rôle de méchant.

Car méchant, il l’est, au point de faire éliminer une épouse handicapée, donc encombrante, et même d’assumer sans ciller l’idée de tuer son propre fils s’il tente de mettre en péril une juteuse arnaque à l’assurance vie.

Le tout sur fond communautarisme WASP où rien ne doit dépasser dans une bourgade bourgeoise bon teint dont la sérénité ne peut tolérer l’arrivée d’une famille de couleur.

La production envoie du bois, montrant que le commun, le banal, la façade bon chic bon genre, peuvent cacher les aspirations les plus viles.

Julianne Moore complète magnifiquement ce portrait de la famille idéale qui part en couille, telle une pub scandinave aux dents ultrabright qui virerait au clip version Marilyn Manson.

Jubilatoire.

 

LE CRIME DE L'ORIENT EXPRESS
Réalisé par Kenneth Branagh. Etats-Unis. Policier. 1h53 (Sortie le 13 décembre 2017). Avec Kenneth Branagh, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Josh Gad, Derek Jacobi, Penélope Cruz, Willem Dafoe et Daisy Ridley.

Un casting survitaminé et des costumes somptueux ne suffisent pas à faire un bon film, loin s’en faut. Ca aide, ça peut cacher la misère... mais ça ne suffit pas.

Kenneth Branagh ne réalisait plus depuis des années, lui pourtant si doué pour adapter le répertoire anglais, de Shakespeare à Agatha Christie.

"Le Crime de l'Orient-Express" résonne un peu de certains téléfilms mais tels qu’on en produit rarement de cette qualité; alors ce n’est déjà pas si mal. Le scénario aurait cependant gagné à ménager plus durablement le suspense, en insistant moins sur les liens qu’entretiennent les protagonistes avec l’affaire derrière l’affaire.

On passe un moment agréable, sans plus.

 

WONDER
Réalisé par Stephen Chbosky. Etats-Unis. Drame. 1h51 (Sortie le 20 décembre 2017). Avec Julia Roberts, Jacob Tremblay, Owen Wilson, Izabela Vidovic, Mandy Patinkin, Daveed Diggs et Danielle Rose Russell.

Généralement peu sensible aux contes de Noël, la seule présence de Julia Roberts au casting de "Wonder" m’a pourtant donné envie de découvrir l’histoire de cet enfant différent, né difforme et voué à se battre pour faire se place sur la Terre.

On pense nécessairement au grandiose "Elephant man" de David Lynch. Et même s’ils sont trop beaux, il faut en définitive croire aux contes. Surtout s’ils sont trop beaux.

Car ils constituent un rempart contre la violence du monde et le cynisme ambiant. Parce que leur morale touche les plus nobles et peut parfois faire bouger sur leurs lignes les plus récalcitrants.

Un film sensible de Stephen Chbosky qui ne verse pas dans la sensiblerie grâce au talent immense d’une actrice au sommet de son art, à laquelle il est impossible de résister.

 

C'EST TOUT POUR MOI
Réalisé par Nawell Madani et Ludovic Colbeau-Justin. France. Comédie dramatique. 1h47 (Sortie le 29 novembre 2017). Avec Nawell Madani, François Berléand, Mimoun Benabderrahmane, Leyla Doriane, Antoinette Gomis, Lara Laquiz et Olivier Bathélémy.

Je ne connaissais rien de la jeune humoriste belge Nawell Madani. Son histoire est somme toute assez classique : celle d’une ado de cité rêvant de fuir un destin tracé d’avance en devenant artiste.

Le film ralisé par Nawell Madani et Ludovic Colbeau se construit sur les étapes habituelles d’un parcours romancé - mais réel pour Nawell - de l’arrivée à Paris aux succès sur les planches du one-woman-show, en passant par les petits boulots, la jungle compétitive sur et en dehors de la scène.

C’est le passage par la prison et la rencontre avec un homme imparfait mais généreux qui donne du corps à un film non pas transcendant mais plaisant à regarder, et qui, étonnamment, m’a rappelé la difficile ascension de Barbara vers les sommets de la gloire.

 

 

Vents d'Orage

 

        
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# 12 mai 2019 : Une liste de plus

A l'approche des élections européennes et ses innombrables listes qui ne présagent pas d'un bel avenir, on rajoute la nôtre, celle de la sélection culturelle de la semaine histoire de se changer les idées et se donner tout le plaisir que l'on mérite bien avec de la musique, des spectacles, des films, des livres et même des zombies à dégommer.

Du côté de la musique :

"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'un premier titre live, "Chasse Spleen"
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara
et toujours :
"Foreign lines" de Erevan Tusk
"Seeing other people" de Foxygen
"2029" de Gontard!
"Chopin concertos for piano & string" de David Lively, Quatuor Cambini Paris et Thomas de Pierrefeu
"La poison" de La Poison
"Wasalala" de Madalitso Band
"Children of the slump" de Marble Arch
"Cesar Franck : Piano works quintet" de Michel Dalberto & Novus Quartet
"High strung" de Pamplemousse
"Live bullet song" de Tchewsky & Wood

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Un ennemi du peuple" au Théâtre national de l'Odéon
"Vues Lumière" au Théâtre de la Colline
"Fauves" au Théâtre de la Colline
"La Victoire en chantant" au Théâtre 13/Jardin
"Délivrés de famille" au Théâtre Le Funambule
"Deux femmes pour un fantôme" à l'Aktéon Théâtre
"Mon coeur pour un sonnet" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Cabaret de Poussière fait le Zèbre" au Zèbre
Festival des Enfants de Molière à Dieppe
les reprises :
"Tout semblait immobile" au Théâtre de la Bastille
"Providence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aux Délices" au Lavoir Moderne Parisien
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma avec :

"Versus" de François Valla
Oldies but Goodies avec :
la version restaurée de "Les Lois de l'hospitalité" de Buster Keaton et Jack Blysrone
"Drôles de cigognes !" de Hermina Tyrlova
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors
et toujours :
"La bombe humaine" de Olivier Barruel
"La nuit ne dure pas" de Jules Gassot
"Le cri des corbeaux" de Matthieu Parcaroli
"Le jour de ma mort" de Jacques Expert
"Les feux" de Shohei Ooka
"Ombres sur la Tamise" de Michael Ondaatje
"Vraie folie" de Linwood Barclay

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"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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