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Road to Rouen  (Capitol Records / Emi)  août 2005

"We are young, we are free.." chantaient les anglais.. Et qu'attendre aujourd'hui d'un groupe britpop usé par dix ans de batailles, une décennie d'interviews par moult journalistes stagiaires et qui, de surcroît, sortait il y a un an un recueil de singles en forme d'épitaphe (Supergrass is 10) ?

La Brit' sentait le sapin et Supergrass l'herbe fraîchement coupée. Au ras des pâquerettes.

Tadadam et roulement de tambours. Supergrass prend la direction opposée de Liverpool et Manchester. Direction Rouen. Pour un Road to Rouen justement, aux virages aussi sinueux et alambiqués que le faciès de Gaz Coombes. Une embardée en terres inconnues, un périple sans cartes ni objectif. Pour atterrir en Normandie et finalement y rester pour écrire une page de plus dans l'histoire de Supergrass. Y croire encore. Et publier sans doute son meilleur album.

La touche Play enfoncée et les fesses bien calées, l'auditeur écoute "Road to Rouen" et cherche l'erreur. Guitares Led-zepiennes période "Physical Graffiti", voix de Gaz mixée en retrait et piano qui s'affole sur le palier, cet album est un fake, une private joke pour journalistes. Pas d'autres explications possibles.

Deuxième titre. "St Petersburg", single prévu pour le lancement promo. L'impression se confirme et le doute d'affirme, Supergrass a noyé bébé avec l'eau du bain. Et décrassé le moteur pour enfin laisser entendre la vraie mélodie, si loin de Pumping on your Stereo.

Mélancolique dans le mille, sensuelle et sans cible, adulte et juvénile, Supergrass trouve l'équilibre et respire la maturité sur "Sad girl", troisième titre tout en ivoire. Gaz se dérobe et Rob met les gaz, la guitare en embuscade derrière les claviers ; les frères se révèlent plus complices que les Gallagher du Manchester. Et la route défile direction Rouen, où Supergrass n'arrivera – heureusement- jamais.

Roulant dans toutes les directions sans perdre de vue la route, Supergrass n'oublie pas pour autant de prendre les auto-stoppeurs dans sa folle cavalcade. Un peu de place pour Lennon ("Low C") et Oasis ("Kick in the teeth") sur la banquette arrière, Supergrass se fiche des contrôles d'identité.

Avec Road to Rouen, Supergrass est assuré tout risque pour la prochaine décennie. Et pas d'accidents pour entamer la franchise.

 

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La chronique de l'album Diamond Hoo Ha de Supergrass
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# 18 août 2019 : Au rythme des vacances

Petite édition toute en légèreté mais avec quelques belles choses à découvrir notamment pas mal de livres de la rentrée littéraire et une session du Flegmatic pour vous rafraichir les idées. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Time for a change" de Pokett
"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
"What is love" au Théâtre de la Contrescarpe
des reprises
"La Chute" au Théâtre de la Reine Blanche
"Le corps de mon père" au Théâtre Essaion
"Louise Weber dite La Goulue" au Théâtre Essaion
et la chronique des spectacles à l'affiche en août

Expositions avec :

"Champs d'amours - 100 ans de cinéma arc-en-ciel" à l'Hôtel de Ville
et dernière ligne droite pour "Helena Rubinstein - L'Aventure de la Beauté" au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
et Oldies but Goodies avec "Paris est toujours Paris" de Luciano Emmer en version restaurée

Lecture avec :

"Cavalier seul" de Fred & Nat Gévart
"Ce qu'elles disent" de Miriam Toews
"Cent millions d'années et un jour" de Jean Baptiste Andrea
"Chaque fidélité" de Marco Missiroli
"Où bat le coeur du monde" de Philippe Hayat
et toujours :
"Koba" de Robert Littell
"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
"Un peu de nuit en plein jour " Erik L'Homme
"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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