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Don DeLillo  (Editions Actes Sud)  septembre 2017

Un nouveau livre de Don DeLillo est un toujours un évènement en soi et Zero K, sorti lors de la dernière rentrée littéraire de septembre dernier ne déroge pas à la règle. J’aime beaucoup cet auteur américain pour la qualité de ses écrits bien sûr mais surtout pour les thèmes de ses romans qui tournent souvent autour de l’angoisse de la mort, de la fascination pour l’image et du langage.

Alors certes, contrairement à d’autres écrivains pour lesquels j’aime l’intégralité des livres (Philip Roth par exemple), je n’ai pas aimé tous les livres de Don DeLillo (pas lu tous non plus) et je ne me rue pas non plus sur ces livres dès leur sortie (la preuve, je chronique celui-ci quelques mois après sa sortie) mais mon chemin me mène souvent au bout du compte vers ses livres. Alors qu’en est-il de Zero K, sorti aux éditions Actes Sud dernièrement ?

Et bien, comme prévu, on retrouve l’un de ses thèmes de prédilection, l’angoisse de la mort, ici sous le thème du transhumanisme, en mettant au centre de son roman la cryogénisation. Zero K, c’est le zéro absolu, le symbole de la cryogénisation qui permet de conserver par le froid les corps dans l’espoir que la science pourra les ramener à la vie.

Ici, l’auteur a choisi de situer l’action de son roman dans une clinique d’Asie centrale où se concentrent les spécialistes mondiaux de cette pratique. La peur de mort, le souhait d’y échapper nous l’est racontée du point de vue de Jeffrey, un homme qui se pose des questions concernant les agissements de son père, un certain Ross, milliardaire qui décide de faire appel à la cryogénisation quand sa jeune épouse s’avère être atteinte d’une maladie incurable. Ross décide d’investir dans le projet convergence de cette clinique plantée au milieu de rien. Au départ, il a l’intention de la suivre dans l’expérience puis il va changer d’avis.

La voix de Jeffrey nous raconte et nous explique les motivations de son paternel, le voyage de sa belle mère vers l’Asie centrale, son arrivée dans les locaux de cette clinique où les corps cryogénisés s’alignent dans des capsules en attente de revivre pendant que des écrans géants projettent des florilèges d’images du monde alternant beautés et atrocités.

Zero K est comme la plupart des livres de DeLillo un livre complexe, riche et original. C’est un livre exigeant aussi qui engage évidemment à la réflexion, sur le plan philosophique et éthique notamment. Le rapport à la mort est omniprésent, les problèmes sur l’Etat du monde sont rappelés par les écrans géants dans la clinique. Le rapport à l’argent aussi est très présent puisque Ross, malgré ses milliards ne semble rien pouvoir faire face à la mort. Les nombreuses descriptions présentes dans le livre en font un roman très visuel qui se lit agréablement. L’intelligence de son personnage principal, Jeffrey, est à la hauteur de la qualité d’écriture de Don DeLillo.

Je range Zero K, du côté des livres de Don DeLillo que j’ai bien aimés, aux côtés des Americana et Cosmopolis. Je comprends néanmoins que d’autres trouveront ce livre insipide et insignifiant. C’est ce côté clivant que j’aime tant chez Don DeLillo.

 
 

Jean-Louis Zuccolini         
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Une édition plus légère cette semaine, 15 août oblige c'est la période creuse pour l'actualité culturelle tandis que chacun vaque à ses occupations estivales de plage en plage, de festival en festival. Voici le mini sommaire de la semaine.

Du côté de la musique :

"When the earth was flat" de Quiet Dan
"A quality of mercy" de RVG
Sélection d'albums blues avec Sue Foley, Ian Siegal, Fred Chapelier et Archie lee Hooker
et toujours :
"Schtick" de Danny Goffey
"Prokofiev for two" de Martha Argerich & Sergei Babayan
"South by west" de Pampa Folks
"Press rewind" de Devil Jo & the Blackdoormen
"Bonsoir shérif" de Keith Koona
"Home" de Kian Soltani & Aaron Pilsan
"La green box" de La Green Box
"Modernéanderthal" de Le Pied de la Pompe
"Art autoroutier" de Nuage Fou

Au théâtre :

les spectacles de l'été parisien avec :
les nouveaux venus :
"Road Trip" au Théâtre Le Funambule-Montmartre"
"Gustave Eiffel en Fer et contre Tous" au Théâtre Le Bout
les inoxydables :
"Les Faux British" au Théâtre Saint-Georges

"Dernier coup de ciseaux" au Théâtre des Mathurins
les outsiders :
"Iliade" au Théâtre Le Lucernaire
"Oui !" au Café de la Gare
"Dîner de famille" au Théâtre d'Edgar
"Tinder Surprise" au Théâtre d'Edgar
"Speakeasy" au Palais des Glaces
"Chance" au Théâtre La Bruyère

Expositions avec :

"Hundertwasser, sur les pas de la Sécession viennoise " à l'Atelier des Lumières

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Mary Shelley" de Haifaa Al Mansour
"L'Age d'or des ciné-clubs" de Emanuela Piovano

Lecture avec :

"Forêt obscure" de Nicolas Krauss
et toujours :
"Les grandes épopées qui ont fait la science" de Fabienne Chauvière
"Rien de plus grand" de Malin Personn Giolito

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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