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Conférence de presse  (La Route du Rock 2005)  14 août 2005

Tim DeLaughter, le mentor du groupe The Polyphonic Spree s'est présenté seul, mais en tenue de scène, pour la conférence de presse.

Les autres membres ont néanmoins rejoint l'espace presse quelque temps après pour la traditionnelle photo de groupe réclamée par les journalistes de presse écrite.

Plutôt cool mais néanmoins déterminé, séduisant et persuasif, il nie être un baba-cool ou un hippie. Après avoir entendu ses propos et vu le show, difficile d'être totalement convaincu.

Nous n'avons pas tout le groupe aujourd'hui pour la conférence de presse.

Tim DeLaughter : Non car aujourd'hui est une journée de relâche pour les membres du groupe car nous avons eu une tournée intense.

Quel a été le périple accompli par The Polyphonic Spree avant la Route du Rock ?

Tim DeLaughter : Nous avons commencé il y a 10 jours par l'Espagne, à Benicassim puis nous sommes allés en Allemagne, en Norvège et en Suède. Je vous demande de bien vouloir nous excuser mais nous sommes vraiment fatigués après cette tournée et tout le monde avait besoin d'une journée de pause. Ce fût vraiment fou.

Avant The Polyphonic Spree vous jouiez dans un groupe classique de pop Tripping Daisy. Comment êtes-vous venu à créer un groupe de 23 membres plus orchestral ?

Tim DeLaughter : Je suis resté au sein de Tripping Daisy pendant 10 ans qui était un groupe de pop rock qui a tenté d'y incorporer des éléments plus expérimentaux sans y parvenir réellement et que nous avons maintenant avec The Polyphonic Spree. Quand le groupe s'est dissous, j'ai décidé de faire un break avec la musique puis j'y suis revenu avec le projet de combiner la musique symphonique avec le rock pour créer un son plus orchestral et que 10 personnes chantent au lieu d'une seule. Pour avoir un son spécifique.

Quel était le nom de votre grand succès avec Tripping Daisy ?

Tim DeLaughter : "I got a girl". C'est ma femme. Depuis 21 ans.

Comment se passe la composition des morceaux au sein d'un groupe de 23 personnes ?

Tim DeLaughter : Généralement j'apporte une chanson composée au piano ou à la guitare et les musiciens ensuite improvisent à partir de cette trame. Nous en parlons et nous jouons ensemble et quand il se dégage quelque chose de joli nous le retenons et nous le combinons avec la chanson. Je me suis entouré de musiciens non pas qui lisent et se contentent de jouer la musique mais qui sont capables d'improviser. Nous passons donc par un travail plus spontané d'improvisation qui ensuite se trouve encadré par un format chanson.

Vous avez fait une reprise de chanson de Noël de John Lennon. Pourquoi ne pas faire votre propre chanson de Noël ? Vous n'aviez pas suffisamment confiance en vous ?

Tim DeLaughter : Ce n'est pas par manque de confiance car nous avons nos propres chansons de Noël mais on nous a demandé de faire cette reprise et nous avons accepté. Nos chansons de Noël feront d'ailleurs l'objet d'un album qui sortira l'année prochaine.

Lors de la constitution du groupe, vous avez eu le parrainage de Grandaddy et de David Bowie. Pourquoi ont-ils accepter de vous parrainer ?

Tim DeLaughter : J'espère que c'est pour la musique ! Je connaissais Grandaddy dont nous avions assuré les premières parties au South By South West music Conference à Austin au Texas.

En 2002 David Bowie nous a invité à jouer à Londres au festival Meltdown qu'il organise. Ce fût un très bon concert et deux ans après, quand il a fait sa tourné en Amérique du Nord, ils nous a demandé de faire sa première partie.

Qui définit la ligne musicale du groupe ?

Tim DeLaughter : Moi.

La composition du groupe est-elle pérenne et qu'y a-t-il de commun entre tous les membres du groupe qui explique sa longévité a lors que des groupes plus restreints peuvent être amenés à splitter très rapidement ?

Tim DeLaughter : Nous gardons les mêmes membres aussi longtemps que nous pouvons. La composition est identique depuis de début à part quelques personnes qui n'ont pas pu pour des raisons personnelles, comme le mariage ou la naissance d'enfants, continuer à assurer les concerts. Les membres du groupe y restent parce qu'ils y ont chacun un véritable investissement musical. J'écris les chansons mais chacun improvise sa partition musicale pour son instrument. Chaque musicien jouit donc d'une grande liberté même si j'écris la chanson et suis le principal instigateur des morceaux.

Et puis, The Polyphonic Spree est un groupe de rêve pour les musiciens qui jouent d'un instrument symphonique. Ainsi, la musicienne qui joue de la harpe classique ne pourrait pas jouer dans un groupe de rock ni dans aucun autre groupe autre. J'aime à penser que la cohésion vient donc de la musique.

The Polyphonic Spree véhicule une image de revival de communautés des années 70 comme les hippies. Le groupe vit-il en communauté ?

Tim DeLaughter : Nous ne vivons pas en communauté. Nous ne sommes pas un groupe hippie et je ne me considère pas personnellement comme un hippie et je ne pense pas avoir aucun membre qui le soit dans mon groupe. Nous portons tous des vêtements identiques sur scène, que nous appelons des robes, pour que l'attention des spectateurs ne soit pas détournée par les tenues personnelles des musiciens ou des chanteurs. Et puis c'est magnifique de nous voir tous ainsi vêtus quand nous jouons et chantons. L'image est très belle. C'est de l'art. C'est ma belle-mère qui a confectionné ces robes que j'ai imaginées avec elle. Cela crée l'unité du groupe et n'a pas d'autre signification.

Au début du groupe, pour le premier album, vous portiez des robes blanches. Le fait qu'elles soient colorées maintenant revêt-il une signification particulière ?

Tim DeLaughter : Les robes étaient blanches car nous projetions des images sur les robes. Ensuite, il y a eu une bande de couleur rouge en bas. Pour la tournée européenne, je voulais de nouvelles robes et j'ai trouvé que ces couleurs étaient plus jolies.

 

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La chronique de l'album Yes, It’s True de The Polyphonic Spree
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The Polyphonic Spree en concert au Festival La Route du Rock 2005 (dimanche)

En savoir plus:

Le site officiel de The Polyphonic Spree

Crédits photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie )


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# 15 septembre 2019 : Life in Vain

Cette semaine Daniel Johnston nous a quitté, mais aussi Philippe Pascal de Marquis de Sade. Merci à eux pour tout ce qu'ils ont apporté à la musique mondiale pour l'un et hexagonale pour l'autre.
Pour ce qui est du reste de l'actualité culturelle de la semaine, c'est parti pour le sommaire :

Du côté de la musique :

"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold
et toujours :
"L'horizon" de Manu
"Twelve nudes" de Ezra Furman
"Spleen 1" de Fleur du Mal, chronique assortie d'un entretien
Rencontre avec Le Flegmatic autour de son nouvel album "Ruine nouvelles" Le Flegmatic
"Echoplain Ep" de Echoplain
"Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani" de Laurent Coulondre

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Pompiers" au Théâtre du Rond-Point
"La Vie de Galilée" à La Scala
"Suite française" au Théâtre La Bruyère
"The ways she dies" au Théâtre de la Bastille
"La Fin de l'Homme rouge" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Pour un oui ou pour un non" à la Manufacture des Abbesses
"Louise au parapluie" au Théâtre du Petit Gymnase
"La Réunification des deux Corées" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Ecoutez leur silence" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Naufragés" au Théâtre des Bouffes du Nord
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des reprises
"L'homme à tête de chou" au Théâtre du Rond-Point
"Fables" au Studio Hébertot
"Le Défunt" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Dom Juan ou les limbes de la mémoire" au Théâtre La Croisée des Chemins
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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