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Conférence de presse  (La Route du Rock 2005)  13 août 2005

En deux albums, Again (2003) et Heat (2005), le groupe français Colder, signé sur le prestigieux label Output Recordings de Trevor Jackson, a su faire sa place sous le soleil blanc de l'électro notamment dans les pays anglosaxons. Reste à devenir prophète en son pays.

Seul groupe français programmé au Fort de Saint Père cette année, son passage à la Route du Rock y contribuera sans doute.

Marc Nguyen Tan, fondateur du groupe, est assis sagement sur le bout du canapé, presque timide, pour répondre aux questions.

Votre premier album a reçu un très bon accueil critique tant en France qu'aux Etats Unis. Quelle fût votre réaction à cette époque ?

Marc Nguyen Tan : C'était une surprise, une bonne surprise et en même temps c'est un bon mélange parce c'est resté assez confidentiel. Ce qui me convenait bien. Il est vrai que l'accueil a été même meilleur dans les pays anglosaxons. Je pense que cela tient à la nature du projet, qui est un projet en anglais, et qui sort sur un label anglais. C'était un album que j'avais envie de faire depuis un long moment sans avoir trouvé le temps de le faire. J'ai disposé d'un peu de temps, il y a 3 ans, c'était sans doute le bon moment pour le faire. Il n'y avait, à l'époque, même pas vraiment d'ambition de le sortir. Et puis, le hasard et les circonstances sont beaucoup intervenues pour sa réalisation.

Quelles étaient vos influences à l'époque ?

Marc Nguyen Tan : J'aime bien tout ce qui sonne inhabituel ou bizarre, ce qui est mal produit ou produit simplement. A cette époque, j'avais l'impression qu'il y avait une course à la surproduction. L 'album a été fait un peu en réaction à ce courant. Je voulais faire un disque que je n'arrivais à trouver.

Quels étaient les éléments de base du projet ?

Marc Nguyen Tan : Je cherchais la simplicité tant des paroles, de la structure que de la musique et des formats un peu pop et qui puissent fonctionner de manière répétitive.

Il s'est avéré que cet album a fédéré des gens qui écoutaient des registres musicaux différents.

Marc Nguyen Tan : Le disque est sorti à la période culminante de l'électronique allemande et de l'électronica. Cette tendance se définissait essentiellement par le son qui était uniforme pour l'ensemble de l'album. Ce que je voulais c'était l'inverse. Je voulais avoir des morceaux avec des sons différents mais avec une intention unique. Et j'ai suivi la même démarche pour le second album.

Justement comment avez-vous abordé la composition du second album suite à l'engouement pour le premier ?

Marc Nguyen Tan : Cela s'est fait de manière assez spontanée. Le label Output Recordings est un petit label indépendant ce qui entraîne des avantages et des inconvénients. Les choses prennent du temps à se réaliser parce qu'il ne dispose pas de gros moyens mais en contrepartie il n'y a pas de pression. Dès lors nous avons pu tourner un an et demie avec le premier album et le second album résulte de cette tournée.

Aviez-vous des idées bien précises.

Marc Nguyen Tan : Je n'avais pas d'idées préconçues mais par ailleurs j'avais deux choses en tête : le mélange de genres qui n'étaient pas de mon registre avec une vision un peu plus personnelle et créer un espèce d'espace où tout va bien avec une couche derrière plus profonde, voire plus mélancolique afin qu'il y ait un décalage.

Quels groupes vous ont influencé ?

Marc Nguyen Tan : Les 2 groupes qui m'ont marqué ce sont Coil et Neubauten. Et c'est l'écoute de ces groupes qui arrivaient à mélanger la pop et l'abstrait qui m'a incité à faire de la musique.

Votre premier album était plus électronique et le second beaucoup plus sombre.

Marc Nguyen Tan : Je ne partage pas cette analyse. De plus ce ne sont pas des albums sombres. D'autant que j'écoutais beaucoup de musique des années 60.

Par exemple ?

Marc Nguyen Tan : Des standards américains des années 60-70, même de la pop façon Ike et Tina Turner. Je ne sais pas ce que cela donnera. La pop dynamique mais simple est un registre qui m'intéresse.

Avant d'âtre musicien vous étiez dans le domaine de l'image et lors des premiers concerts vous diffusiez des images en fond de scène. Comment passe-t-on de l'un à l'autre et y a-t-il pour vous un lien entre les deux ?

Marc Nguyen Tan : En fait, le premier album était sorti avec un DVD dont certains titres étaient repris avec une vidéo. C'était le contraire d'un clip traditionnel puisqu'il s'agissait davantage de vidéos d'ambiance avec quelques images et des plans fixes pour donne rune facette plus visuel du morceau. Mais il n'y avait pas de volonté narrative ou illustrative des titres. Mais il s'agit effectivement de l'angle qui m'intéresse le plus. Il est vrai que nous avons fait quelques concerts avec un ami qui passait des vidéos. Pour le moment, nous ne le faisons plus mais cela reviendra peut être dans l'avenir. Cela étant quand je vais voir un groupe sur scène ce qui m'intéresse c'est la musique et je ne suis pas fan des concerts multimédias. Pour le moment, je me sens bien avec le show qui ne repose que sur la musique.

Comment est l'accueil pour les concerts en, France et y a-t-il une tournée prévue avec votre second album ?

Marc Nguyen Tan : Nous avons fait 5-6 dates en France en 2004 ce qui est peu pour avoir une bonne perception de l'audience. A priori pour cette année il est prévu de faire une douzaine de dates en France à partir d'octobre. La Route du Rock est notre plus grosse scène en France car nous jouons souvent sur des scènes plus confidentielles mais nous avons toujours reçu un bon accueil.

Vous disiez que ce sont les circonstances qui avaient dicté le choix d'un label anglais ; est-ce également le fait des circonstances pour le petit nombre de dates en France ?

Marc Nguyen Tan : Je ne sais pas. En fait, le projet s'est monté de manière non structurée car il n'y avait pas de vrai volonté de faire une tournée notamment. Les choses se sont enchaînées ensuite. Nous ne pensions pas d'ailleurs jouer plus d'un été ensemble. La distribution de l'album ayant été internationale, nous nous sommes retrouvés à jouer dans des pays différents et cela nous a sans doute limité pour jouer en France. Mais rien n'était planifié. En revanche, en octobre, la tournée est planifiée.

Vous souhaitez donc vous orientez vers un certain professionnalisme ?

Marc Nguyen Tan : Le live était un exercice assez bizarre au début car le premier album était assez intimiste. C'est assez pertubant de jouer sur une scène quand on ne l'a jamais fait auparavant et surtout pour jouer un album intimiste devant des foules. Au fur et à mesure, nous nous sommes fait à cette idée et nous avons également adapté les morceaux à ce type d'exercice. Nous avons compris le plaisir et l'intérêt de le faire. Pour le second album, il y avait donc une réelle envie de faire de la scène.

Le format festival est-il plus impersonnel ?

Marc Nguyen Tan : Non, je ne pense pas d'autant que je crois que le public de festival est particulièrement intéressé par la musique. Cela dépend bien sûr des festivals mais nous avons joué dans des festivals dont la programmation n'est pas forcément mainstream et qui propose des choses plus pointues ce qui amène déjà un peu particulier. Personnellement je préfère jouer dans de tels festivals que tard dans des clubs dans lesquels les gens viennent pour tout autre chose qu'entendre de la musique live. L'étape suivante est effectivement ensuite de faire des tournées et d'avoir son propre public qui assiste au concert.

Une petite précisions sur le choix du nom du groupe : une référence au froid, un pied de nez à la cold wave ?

Marc Nguyen Tan : Je pense que dans le son général du premier album surtout il y a une influence de la culture de cette époque. Après le nom n'est pas vraiment que ça. L'idée est d'avoir un son simple, sans fioriture, pour n'avoir qu'un minimum à partir d'un format pop et prendre de la distance par rapport à la chanson. Le nom Colder pour moi se réfère davantage à cette distanciation tout en dégageant un peu plus d'émotion, de chaleur et d'intimité. Beaucoup d'artistes vont vers une production très léchée en pensant que cela apporte de chaleur à l'écoute. Pour ma part, cela me fait l'effet inverse et je préfère les choses mal finies dont les aspérités constituent des points d'accroche. Et elles ne sont pas pour autant dénuées de chaleur et de sincérité.

 

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Colder en concert au Festival La Route du Rock 2005 (samedi)
Colder en concert au Festival International de Benicassim 2006 (vendredi)

Crédits photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie )


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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
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"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
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"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
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"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
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et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
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Ciné-Club at home avec :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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