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Floor Show  (PIAS)  août 2005

"Sex drugs and rock’n roll chantait" le cockney de père…Oui, Baxter est le fils du père Ian Dury, des Blockheads. Difficile de passer à la postérité lorsque votre géniteur est déjà passé par là (Demandez à Sean Lennon juste pour voir…).

Et pourtant. Floor Show du fils s’annonce comme la révélation de la rentrée. Sans repères apparents et sans faire de bruits, Baxter Dury parvient à faire oublier les comparatifs.

Un groupe de dépressif jouant du Wurlitzer et de la Stratocaster dans la Westminster Abbey. Voila pour le pitch de Floor Show. Rien de comparable et rien de semblable n’avaient eu l’audace d’arriver jusqu’aux tympans depuis au moins 300 albums.

La batterie éthérée et le rythme très Velvet, "Francesca’s party" introduit l’auditeur dans Floor Show comme on introduirait un cercueil dans un mariage. Improbable et percutant, Baxter Dury surprend. Bonheur, joie de vivre et spleen s’y croisent en ombres chinoises, avec Baxter en chef d’orchestre, pour un concentré d’émotions tout en sueur. Sueur de l’effort et envie d’en découdre, si le Dury étonne, c’est avant tout pour le mixage de sa voix et de celle de Johanna Hussey, chanteuse inconnue. Deux voix improbables, se mêlant jusqu’à la fusion et comblant facilement les capacités vocales limitées du bellâtre.

Même s’il s’en défend à longueur d’interviews, c’est quand il sonne comme un Lou Reed conteur d’histoires funestes et tragiques que Baxter Dury sonne le plus juste. "Cocaïne man", deuxième titre et déjà sommet du disque, entêtera l’auditeur des nuits entières avec sa basse morbide et ses chœurs noirs comme l’ébène. L’accent british dandy sur la langue, le chant se mêle aux guitares acérées pour raconter l’inexplicable, et Baxter frôle un instant l’état de grâce en maniant le slow talking comme Gainsbourg jadis ("Histoire de Melody Nelson").

Le chanteur chante faux. C’est indéniable. And so what ? Baxter Dury sait s’entourer et combler ses faiblesses. Prenez Damon Reece (batteries) et Mike Rooney (guitares) et vous obtenez rien de moins que le combo de Spiritualized jouant pour vous les meilleures notes d’une musique inclassable. Riffs acérés et larsens en arrière plan, Floor Show remet au goût du jour la beauté des parties instrumentales ("Waiting for Surprises").

Sur "Sister Sister", les jeux de voix de "Baxter la durite" et son acolyte rappelleront aux connaisseurs Home, le duo binaire de Biolay et Chiara Mastroanni. Comme si le Benjamin avait gobé mille ectasys avant d’en recracher un vomi bleu ciel...

Véritable mur du son créé par Mike Rooney, Floor show impressionne par sa maturité et son aisance. Paroles incompréhensibles et ambiance morbide, le songwriter en devenir inscrit son empreinte dans le marbre, entre Bowie (Le très Ziggy Stardust "Cages") et Nick Cave ("Floor Show").

Espérons seulement que le garçon n’apprendra pas à chanter. Les erreurs sont trop belles...

 

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Baxter Dury en concert au Festival La Route du Rock - Collection Hiver 2006


Little Tom         
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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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