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puce - Margiela / Galliera - 1989-2009
Palais Galliera  (Paris)  Du 3 mars au 15 juillet 2018

Avec la rétrospective "- Margiela Galliera - 1989-2009" qui s’inscrit dans le cadre de la "Saison Margiela 2018 à Paris" avec l’exposition "Margiela, les années Hermès" qui se tient concomitamment au Musée des Arts Décoratifs, le Palais Galliera retrace les deux décennies de création de Martin Margiela au sein de sa maison fondée à Paris en 1989.

Conçue par Alexandre Samson, chargé des collections contemporaines du Palais Galliera, sous la direction artistique du couturier, elle se déroule dans une scénographie de Ania Martchenko, également supervisée par ce dernier, qui, par l'utilisation de matériaux de chantier, imprime une atmosphère inaccoutumée en matière de mode et constitue une réminiscence des défilés qu'il réalisait hors des traditionnels podiums dans des lieux aussi inhabituels qu'incongrus à la manière d'un happening artistique.

Car ce diplômé du département mode de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, qui contrairement à ses condisciples réunis sous la bannière des "Six d’Anvers", Martin Margiela, armé de sa seule étiquette blanche, fait cavalier pour transgresser les codes et créer un style avant-gardiste d'autant plus singulier et unique qu'il se veut la transcription d'une recherche conceptuelle autour du vêtement détaché de toutes contingences prosaïques.

Voyage au sein des collections-manifeste de l'homme invisible de la mode

De la foisonnante monstration ordonnée de manière chronologique, se dégagent trois constats.

D'une part, un tropisme nippon, corroboré par la présence d'installations élaborées sur le mode des "chambres" de fan immortalisées par le photographe japonais Kyoichi Tsuzuki.

Il se traduit par une focalisation sur les jikatabis, chaussures japonaises avec le gros orteil séparé portés par les ouvriers et agriculteurs, déclinées de manière récurrente dans tous ses états du tout argent disco à la simple semelle de cuir noir scotchée au pied.

Ainsi que par l'influence des premiers couturiers nippons expatriés en France adeptes du minimalisme et de la déconstruction du vêtement.

Ce qui amène à la résonance du travail de Martin Margiela, né en 1957, avec cette influence croisée avec la mode bohème/punk des années 1970 et, en matière d'art, les pratiques des artistes du Nouveau Réalisme qui consistent en un recyclage du réel et la pratique de la construction-déconstruction.

Ainsi, ses collections s'ordonnent autour du le collage façon Villeglé avec le gilet en morceaux d’affiches publicitaires en papier et du dépassement des couleurs avec une tendance au monochrome.

De la récupération de costumes de théâtre et de vêtements vintage recyclés (gilet réalisé dans une role de bal des années 1950, robe faite de jupons anciens) et celle d’objets utilisés comme accessoires (pendentif bouchon de champagne, incrustation de morceaux de vaisselle cassée, collier en pampilles de lustre).

De l'inversion envers/endroit avec coutures et pinces apprentes et du détournement. Détournement de matière, comme la toile du mannequin couturière ou la doublure utilisées comme tissu

Détournement de fonction avec la robe portée en jupe, le manteau-perruque et la couette transformée en manteau.

De l'accumulation façon patchwork avec la robe-collants et le chemisier-bas et la modificationt d'échelle qui aboutit au vêtement "oversize" et aux vêtements de poupée agrandis à taille humaine et des impressions en trompe-l'oeil de photographies en négatif.

Et il opère même l'emballage façon Cristo en étendant aux mannequins son goût pour l'anonymat en voilant leur visage au mieux d'un voile épais qui rappelle celui des conductrices de la Belle Epoque et au pire en enfermant leur tête aux yeux masqués dans un sac plastique.

Car Martin Margiela reste le créateur sans visage, sans interview, qui refuse toute apparition publique et toute médiatisation de sa personne, ce qui génère une inquiétante étrangeté qui émane également de certains de ses modèles.

Une stratégie de communication peut-être ou simplement un esprit de contradiction dont il ne manque pas quand il prône la carrure étriquée en pleine vogue des épaules surdimensionnées pour les réintroduire quand arrive celle du vêtement fluide près du corps. De quoi supputer.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Palais Galliera

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Palais Galliera


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# 20 janvier 2019 : Du vieux, du neuf, du beau

Cette semaine on a rencontré Jean Pierre Kalfon qui sera en concert avec Jad Wio, on est allé au théâtre, au cinéma, on a écouté des disques et vu des expositions... Bref, on s'est fait plaisir pour vous offrir un sommaire riche et éclectique, cette semaine encore. C'est parti.

Du côté de la musique :

"Remind me tomorrow" de Sharon Van Etten
"Todhe todhe, volume 3" de Pierre de Bethmann Medium Ensemble
Rencontre avec Jean Pierre Kalfon qui sera en concert avec Jad Wio le 24/01
"Bottle it in" de Kurt Vile
"Abandonnée / Maleja" de La Tène
"Transparence" de TOOOD (That Obscure Object Of Desire) à retrouver également en interview mais aussi pour une superbe session électrique de 4 titres à prolonger par leur passage dans l'émission Trifazé de Radio Campus à réécouter ici
"Assume form" de James Blake
"Desert eyes" de (Thisis) Redeye
"L'étrangère" de Andéel
"They are here" de Falaises
"Emigrar" de Irina Gonzalez
"Unwind EP" de Liquid Bear
et toujours :
"Origami harvest" de Ambrose Akinmusire
"La fille de l'air" de Evelyne Gallet
"Egdes" de F/LOR
"Chemin vert" de Joseph Fisher
"Lignes parallèles : Haydn, Lipatti, Mozart" de Julien Libeer et les Métamorphoses et Raphael Feye
"Bien avant que le soleil se lève" de Screamming Kids
"The white album" de The Beatles
"Scenario" de Ysé Sauvage

Au théâtre :

les premiers spectacles de l'année :
"Retour à Reims" à l'Espace Cardin
"The Scarlet letter" au Théâtre de la Colline
"Arctique" aux Ateliers Berthier
"Insoutenables longues étreintes" au Théâtre de la Colline
"Le Faiseur de théâtre" au Théâtre Dejazet
"Certaines n'avaient jamais vu la mer" à la Manufcature des Oeillets
"Microfictions" au Lavoir Moderne Parisien
"Le Presque rien et le Quelque chose" au Lavoir Moderne Parisien
"Convulsions" au Théâtre Ouvert
"Les Yeux d'Anna" au Théâtre 13/Seine
"La Dama Boba" au Théâtre 13/Jardin
"Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner" à la MC93 à Bobigny
"Proust en clair" au Théâtre de la Huchette
"Dans la peau de Cyrano" au Théâtre Le Lucernaire
"Prévert" au Théâtre du Rond-Point
"Braise et Cendres" au Théâtre Le Lucernaire
et les reprises:
"Sang négrier" à la Folie Théâtre
"Le Portrait de Dorian Gray" au Théâtre Le RAnelagh
"Le Paradoxe des jumeaux" au Théâtre de la Reine Blanche
"Les Femmes de Barbe-Bleue" au Lavoir Moderne PArisien
"1830 - Sand, Hugo, Balzac : tout commence…" au Théâtre Essaion
"Michael Kohlhaas, l'homme révolté " au Théâtre Essaioon
"Je buterai bien ma mèr eun dimanche" au Point Virgule
"Cabaret Louise" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Mon Coeur" au Théâtre Paris-Villette
"Europa" au Lavoir Moderne Européen
"Odyssée" au Théâtre Montmartre-Galabru
"F(r)ictions" à la Grande Halle de La Villette
et les autres spectacles à l'affiche en janvier

Expositions avec :

avec la dernière ligne droite pour :
"Caravage à Rome " au Musée Jacquemart-André
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"L'Asie rêvée d'Yves Saint-Laurent" au Musée Yves Saint-Laurent
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les films de la semaine :
"Ma vie avec James Dean" de Dominique Choisy
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Lecture avec :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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