Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Big Bang - Destruction et création dans l'art du 20ème siècle
Centre Pompidou  (Paris)  Du 15 juin 2005 au 27 février 2006

Le Centre Pompidou a profité de la fermeture alternée des deux étages du Musée National d'Art Moderne (MNAM), rendue nécessaire pour la rénovation du système anti-incendie, pour élaborer une exposition exceptionnelle qui, à travers 850 œuvres, propose une "nouvelle lecture de l'histoire de l'art comme champ ouvert à l'expérimentation".

Il en résulte une exposition pluridisciplinaire dense et très riche dans laquelle le 20ème siècle est envisagé comme le siècle du Big bang pendant lequel l'art s'est complètement renouvelé selon un schéma de destruction créative.

Dans un siècle troublé par la guerre, de la destruction à la construction-déconstruction pour aboutir au réenchantement, les artistes explorent toutes les voies de l'archaïsme et de la subversion, puisant également leur énergie dans la mélancolie et le sexe.

Côté logistique, des cartels explicatifs pour chaque salle et un guide gratuit d'une vingtaine de pages permettent au visiteur de suivre pas à pas, avec intelligence et accessibilité, un parcours balisé en huit grandes étapes au sein desquelles les oeuvres font l'objet d'un regroupement thématique.

Une exposition à voir et à revoir, en prenant le temps de se poser dans chaque salle que nous vous proposons de découvrir en deux épisodes : le big bang conduisant au ré-enchantement et les forces créatrices.

Au début régnait la destruction

Revendiquant tout simplement la liberté, les artistes se sont affranchis des diktats de l'académisme pour faire de l'art un véritable terrain d'expérimentation et tous les mouvements artistiques du 20ème siècle ont travaillé la forme en partant de sa destruction.

Cette destruction vise bien évidemment en premier lieu le sujet, l'homme, dont le visage et le corps est soumis à toutes les distorsions ("Three figures in a room" de Francis Bacon derrière "Femme se coiffant" de Julio Gonzales).

La métamorphose de l'homme moderne passe par la défiguration qui atteint d'abord le visage ("Les vases communicants" de Diego Rivera).

Ne reste qu'une vague forme humaine ("Autoportrait "pour la période bleue d'Yves Klein) rescapée du chaos final pétrifié ("The clamdigger" de Willem De Kooning avec en arrière plan les corps incandescents flottant dans le néant de "Duueh" de Daniel Richter)

voire mutant (Thomas Schutte), parcellaire ("Mes vœux" d'Annette Messager) ou ectoplasmique ("Starfinger angel" de Bruce Conner).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La destruction intervient également au niveau des formes ("Number 26 A Black and white" de Jackson Pollock)

 

 


 

et de la couleur qui tend au monochrome. ("Plaster surrogates" d'Akkan Mac Collum).

 

 

 

 

Les formes se troublent pour céder le pas à la rigueur géométrique ("Auf Weiss II" de Kandinsky et salon de Marcel Breuer).

Le passage à l'horizontal ("Expansion n°14" de César) et la définition de l'espace géométrique ("Stack" de Donald Judd) imposent la grille comme système structurant

De ce chaos naîtront l'abstraction et la notion d'art total pour instaurer une nouvelle vision du monde.

Puis est venu le temps de la construction-déconstruction

L'énergie constructrice passe souvent par des procédures physiques violentes, de la compression ("Compression Ricard" de César, "La valise transport d'humains" de Didier Fiuza Faustino) à l'éclatement ("Les éclats" de Buren, "Chopin's Waterloo" d'Arman, "Tir" de Niki de Saint Phalle).

Elle emprunte également des voies théoriques en s'intéressant à des représentations inédites comme l'irrationel résultant de l'aléatoire ("L'oeil cacodylate" de Picabia), le bouleversement du réel avec l'échelle aberrante ("L'âne vêtu d'une peau de lion" de Raymond Haines) ou le jeu du miroir,

 

l'anti-forme par l'utilisation du mou (Robert Morris Wall Hanging Piero Gatti Sacco, Barry Flanagan Casb 1'67),

 

 

 

 

le dépassement des couleurs pour voguer vers avec l'abîme libre blanc défini par Kasimir Malévitch ("Chapter de Robert Ryman, "Achrome" de Piero Manzoni et "Superficie angolare bianca  n°6" d'Enrico Castellani).

 

 

La représentation a cédé le pas à la conceptualisation qui se veut également sollicitation permanente du spectateur.

Vers le réenchantement

L'exposition referme le livre du voyage dans l'art du 20ème siècle avec l'installation visuelle et sonore "Five Angels for the Millenium" de Bill Viola qui propose au visiteur de s'immerger dans une expérience sensorielle de ressourcement.

Et Picasso, Giacometti, Chirico, Dali et Sonia Delaunay et les autres? A vous de les retrouver au fil de d'exposition.

 

Crédits photos : Thomy Keat (sauf 14, 15 et 16 MM)
avec l'aimable utorisation du CNAC.


MM         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=