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Simple appareil  (At(h)ome)  avril 2018

L’annonce d’un nouvel album de Lofofora est toujours un évènement. Le groupe marque de son empreinte la scène métal française et toujours de la plus belle des manières depuis 25 ans.

Je parle de groupe, oui, parce qu’à côté de son chanteur charismatique (et fort sympathique pour l’avoir rencontré longuement) Reuno, il y a aussi Daniel, guitariste de talent et Phil, bassiste aux autres multiples talents, c’est lui qui signe encore la pochette de cet album après celle, très réussie elle aussi, de l’épreuve du contraire le précédent album. Seul manque à l’appel, Vincent, parti faire un aller-retour en Asie, avec son amie mais en vélo ! Qu’à cela ne tienne, c’est Kevin Foley qui le remplace et avec classe.

Cette fois Lofofora, à l’image de la pochette, réalisée au pyrograveur, marque les esprits au fer rouge et nous sort un album 100% acoustique. Il ne manquait que cela au groupe après les album studio, les live, les reprises, les multiples collaborations, les milliers de kilomètres parcourus, les tonnes de sueurs versées aux quatre coins de l’hexagone et même du monde.

Le groupe nous colle un nouvel uppercut en allant là où personne, a priori, ne les attendait. Je t’avoue que j’étais anxieux et impatient en même temps. Le premier morceau, "Les anges", avec son clip trailer m’avait ouvert l’appétit.

Alors je te préviens tout de suite, acoustique pour Lofofora, cela ne signifie pas calme ou gnangnan, loin de là. Acoustique veut dire talent, maîtrise et perfection. Aucune place à l’à peu près (quoique chez Lofofora, on n’est pas coutumier du fait).

La voix de Reuno, plus habitué à crier, hurler sa rage, nous régale de sa gravité (à tous les sens du mot) et sa justesse est merveilleusement mise en valeur par les jeux de Daniel, Phil et Kevin. Reuno ouvre les hostilités d’emblée : "Cette fois nous voilà plus près de la fin que du début…" Alors, on pourrait craindre un album calme, presque de retraités du rock. Que nenni, parce qu’ensuite Lofofora acoustique ou pas, ne fait pas dans la dentelle et ça monte crescendo : "L’appétit" puis "La splendeur". Et quand le tempo se pose comme sur "Théorème", le sujet n’en reste pas moins grave.

Reuno continue, à travers ses textes, à nous interpeller, nous interroger et nous secouer et comme il le dit si bien : "descend de son arbre et s’en vient nous saluer", parce que Lofofora, à l’image de ce titre, est un groupe de "Troubadour".

Reuno se dévoile, et avec le groupe se livre à nous dans le plus Simple appareil. Sans fioriture, il se met à nu, musicalement, artistiquement et vocalement et là il nous démontre de façon définitive et sans aucune contestation possible qu’il maîtrise parfaitement le sujet.

Reuno, peut-être un peu plus du fait de son rôle de leader et chanteur, nous livre ses doutes, ses interrogations, ses colères et même ses peines (l’hommage à "Sven" est juste, plein de peine mais aussi de pudeur).

Je pourrais, du haut de mes 46 piges, vous balancer d’un air entendu, que c’est l’album de la maturité. Mais il y a bien longtemps que Lofofora est un groupe mature, je n’ai pas dit vieux, attention. Parce que Lofofora n’a pas attendu tout ce temps pour nous ouvrir les yeux et nous pousser dans les cordes.

Non, cet album est, à mon humble avis, l’album de la confirmation. Confirmation que Reuno est un vrai chanteur (pour ceux qui oseraient en avoir douté un jour), que Daniel et Phil maîtrisent à la perfection leur musique, parce que passer de l’électrique à l’acoustique ne se fait pas comme ça. Leur batteur est présent juste comme il faut et on sent le musicien de talent là encore. Ils nous livrent là un album capable de remuer les tripes et faire taper du pied. Ils me mettent des frissons quand j’écoute "Les Anges", ou "Sven" ou encore "Troubadour".

Tu le sais maintenant, je suis fan de la scène métal, je suis encore plus fan de Lofofora et j’avais très peur avant de lancer le disque quand il est arrivé chez moi. Et j’ai trouvé un seul point faible : quand vais-je pouvoir savourer les compositions de cet album en concert ? Je guette les dates espérant les voir très prochainement dans ma verte contrée ! Vous, les veinards qui êtes à Paris vous n’avez aucune excuse puisque le 7 juin vous pourrez aller les applaudir à la Maroquinerie.

Fan de Lofofora tu peux foncer, mais tu ne m’as certainement pas attendu, pour aller acheter cet album, crois-moi tu vas avoir les poils et te régaler les cages à miel. Allez comme toujours, je finis ma chronique en te faisant, mon petit lecteur des bisous, parce que tu le sais maintenant, c’est important les bisous !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Lofofora en concert au Festival Garorock 2005 (samedi)
Lofofora en concert au Festival Fnac Indétendances 2005
L'interview de Lofofora (avril 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de Lofofora
Le Facebook de Lofofora


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# 16 septembre 2018 : Un été sans fin

On n'est pas trop mal sous le soleil de septembre. Il faut bien cela pour faire oublier un peu l'actualité politique et sociale. Pour se détendre, voici notre petit programme culturel hebdomadaire, notamment avec de la musique, des spectacles à foison, la rentrée des expositions, une sélection de films et toujours de la littérature. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Let my children hear Mingus" de Géraud Portal
"Joy as an act of resistence" de Idles
"Move through the dawn" de The Coral
"Reiði" de Black Foxxes
"Rising, la fin de la tristesse" de Blaubird
"Idomeni" de No Mad ?
"Sun on the square" de The Innocence Mission
et entre livre et musique "Beach Boys, un été sans fin" de Jean Emmanuel Deluxe

et toujours :
"June" de Brendon Anderergg
"Comme de Niro" de Madame Robert
"Neige à Londres" de Eles
Retour sur la 28eme édition du Festival de la Route du Rock de Saint Malo
Interview avec Judith Owen en concert le 17 septembre au 3 Baudets
le Rock chic de Thomas Breinert, découverte à prolonger par l'écoute de la session acoustique.

Au théâtre :

les nouveautés :
"Infidèles" au Théâtre de la Bastille
"Dialogue aux Enfers" au Théâtre de Poche-Montarnasse
"Le C.V. de Dieu" à la Pépinière Théâtre
"Signé Dumas" au Théâtre La Bruyère
"Solaris" au Théâtre de Belleville
"L'éternel premier" à La Pépinière Théâtre
"1830 Sand Hugo Balzac : tout commence..." au Théâtre Essaion
"Galilée, Le Mécano" au Théâtre de la Reine Blanche
"Vipère au poing" au Théâtre Le Ranelagh
"4.48 Psychose" au Théâtre La Croisée des Chemins
les reprises :
"La Nostalgie des blattes" au Théâtre du Petit Saint-Martin
"Cyrano de Bergerac" au Théâtre Le Ranelagh
"Une ombre dans la nuit" au Théâtre Le Ranelagh
"La Loi des Prodiges" au Théâtre du Petit Saint Martin
"Gérémy Crédeville - En vrai le titre on s'en fout" à la Comédie de Paris
"Fabrice Petithuguenin - C'est compliqué" au Théâtre Le Bout
"Manon Mezadorian - Pépites" au Théâtre du Marais
et la chronique des autres spectacles de septembre

Expositions avec :

"Picasso : Chefs d'oeuvre !" au Musée national Picasso
"Country Life - Chefs d'oeuvre de la Collection Mellon" au Musée de la Chasse et de la Nature

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Leave No Trace" de Debra Granik
"L'Amour est une fête" de Cédric Anger
"Sugarland" de Damon Gameau
Oldies but goodies avec : "Rue des Cascades" de Maurice Delbez en version remastérisée
Ciné en bref avec :
"Blackkklansman" de Spike Lee
"Whitney" de Kevin Macdonald
"Photo de famille" de Cecilia Rouaud
"Bonhomme" de Marion Vernoux
et la chronique des autres sorties de septembre

Lecture avec :

"Au loin" de Hernan Diaz
"Beach Boys, un été sans fin" de Jean Emmanuel Deluxe
"Federica Ber" de Mark Greene
"K.O." de Hector Mathis
"L'extase totale" de Norman Ohler
et toujours :
"Ce que l'homme a cru voir" de Gautier Batistella
"Dans la chambre noire" de Susan Faludi
"L'écart" de Amy Liptrot
"La femme à part" de Vivian Gornick
"Sous les branches de l'udala" de Chinelo Okparanta
"Wild side" de Michael Imperioli

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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