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puce Gilles Ramade - Piano Furioso Opus 2
Théâtre L'Apollo  (Paris)  avril 2018

Seul en scène écrit par Gilles Ramade et Jérémy Ferrari, interprété par Gilles Ramade dans une mis en scène de Jérémy Ferrari.

Toulousain pur jus, Gilles Ramade, artiste à tout faire aux faux airs de Régis Debray, revient en pianiste italien pour "Piano Furioso Opus 2", un spectacle qu'il a co-écrit avec Jérémy Ferrari qui le met également en scène.

Des premières gammes au piano-bar, il raconte l'itinéraire d'un enfant doué du piano. Pendant cette évocation pleine de justesse sur ce qu'être concertiste veut dire, il donne une formidable leçon d'amour pour la musique par un homme qui ne vit que pour elle.

Bien sûr, il n'a pas trouvé les huit notes qui ont enrichi celui qui a "composé" (avec de gros guillemets) "heu-reu-se-ment- il-ya-Fin-dus". Mais fort des 88 notes de son clavier, il est devenu un virtuose de son instrument et désormais aussi un virtuose du rire.

Car il sait à la fois jouer et raconter, prendre la bonne distance qui lui permet, mine de rien, de jouer du Schubert, du Bach et du Rachmaninov à des spectateurs qui sont plutôt du côté de "J'ai encore rêvé d'elle".

Constamment plein de trouvailles, "Piano Furioso Opus 2" c'est une heure et demie de rires et de musiques. Gilles Ramade se défroque peu à peu et ose de plus en plus. Aussi à l'aise dans le classique que le jazz, il rend un hommage éblouissant à Ray Charles.

Avant de s'amuser dans un final débridé à mêler Chopin et Amicalement vôtre (du grand John Barry), de donner une version piano de "Jeux interdits" en souvenir de tous les guitaristes qui pêcho les filles avant qu'il n'ait l'idée de contre-attaquer avec son piano-guitare électrique...

Egalement chanteur (d'opéra), il peut interpréter tous les tubes de la terre en yaourt anglais ou en faux russe. Et, s'il ne révélait au final que son accent italien est totalement factice, tout le monde repartirait persuadé qu'il est transalpin.

Si l'on jette un œil sur sa fiche Wikipédia, on comprendra très vite que Gilles Ramade est un surdoué. C'est aussi un passeur et quand il pratique avec des gommettes sur des touches, son numéro d'hypnose musicale avec un néophyte du piano, on sent qu'il a envie de dire : "allez-y ! ".

Et quand le jeune Sacha, volontaire du public, se retrouve à jouer un blues à quatre mains avec lui, l'air émerveillé que la musique sorte de ses doigts, on se dit que Gilles Ramade a peut-être transmis en trente secondes sa vocation, tout au moins, l'idée pour cet enfant de se mettre à la musique.

Ce spectacle populaire a de la classe. Ce moment furieusement piano proposé par Gilles Ramade vaut le détour musical. Et l'on attend désormais avec impatience ses prochains opus, mot pour une fois justement employé !

 

Philippe Person         
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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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