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Atelier des Lumières  (Paris)  Du 13 avril au 11 novembre 2018

Avec les expositions numériques présentées dans les Carrières de Lumières ouvertes en 2012 aux Baux-de-Provence, l'opérateur privé Culturespaces, spécialisé en gestion de monuments et musées et centres d'art, s'est positionné en pionnier de cette déclinaison contemporaine des ancestraux spectacles "Son et lumières".

Fort de leur succès public, il ouvre, sur le site d'une ancienne fonderie au coeur du 11ème arrondissement parisien, un Centre d’Art Numérique baptisé L'Atelier des Lumières qui bénéficie d'un impressionnant équipement multimédia et d'une sonorisation spatialisée pour investir une halle monumentale de 10 mètres de hauteur et 3000 m² de surfaces-écrans naturels pour présenter des expositions immersives consacrées aux grandes figures de l'Histoire de l'Art ainsi que des incursions dans l'art contemporain.

Klimt en majesté

L'exposition inaugurale conçue sous le commissariat de Béatrice Avanzi, directrice de la programmation culturelle des expositions de Culturespaces, est consacrée à Gustav Klimt.

Choix d'autant plus judicieux que l"année 2018 est celle du centenaire de la mort du peintre qu'aucune institution muséale française ne célèbre et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une exposition monographique étant toujours associé soit aux trois autres mousquetaires Egon Schiele, Koloman Moser et Oskar Kokoschkase dans l'exposition "Vienne 1900" en au Grand Palais soit à la Sécession viennoise en 2015 à la Pinacothèque de Paris dans "Au temps de Klimt, la Sécession à Vienne". 2015 Pinacothèque de PAris

La réalisation technique selon le procédé AMIEX® (Art & Music Immersive Experience) est assurée par Gianfranco Iannuzzi, qui assure la conception et la direction artistique du projet basé sur l'utilisation de l'image, du son et de la lumière comme médias d’expression sensorielle, Renato Gatto, enseignant de théâtre et assistant metteur en scène, Massimiliano Siccardi, vidéaste et artiste multi média et Luca Longobardi, pianiste et compositeur.

Des milliers d'images mises en mouvement provenant d'un colossal et remarquable travail de décomposition et recomposition des œuvres d'art originales ordonnées en une véritable mise en scène millimétrée envahissent le lieu pendant 35 minutes.

Et quand l'art visuel vient soutenir les beaux-arts, cela aboutit à une fantastique immersion visuelle - et musicale avec une bande-son constituée d'extraits d'oeuvres de Wagner à Philip Glass mixée par Luca Longobardi - qui supplante radicalement le conventionnel et statique film documentaire nonobstant l'absence de commentaires pseudo-didactifs auxquels se substituent avantageusement les émotions personnelles.

De conception muséographique, et quasi idéale pusiqu'elle montre des oeuvres dont les originaux dispersés sont difficiles voire impossibles à réunir, elle projette le spectateur, d'une part, au temps de la Sécession viennoise en situant ce mouvement dans le contexte artistique de l'époque, placé sous le règne de l'académisme et d'un historicisme néo-classique.

Avec notamment un focus sur celles néo-classiques, en résonance avec le Settecento vénitien, de Hans Makart, le peintre officiel de la maison impériale d'Autriche, présentées dans un bloc circulaire appartenant à l'ancien équipement de la fonderie dont sont également conservés le four et la cherminée.

D'autre part, la monstration invite à une découverte immersive dans l'oeuvre de Gustav Klimt avec en contrepoint et entre autres, celles de Egon Schiele, son compatriote contemporain décédé la même année en 1918, qui s'est orienté vers l'expressionnisme dans la mouvance de la Sécession berlinoise avec des corps torturés à l'érotisme lunaire, de Otto Wagner avec les vitraux de la station de métro Karlsplatz et de Franz Matsch représentant du Jugendstil avec son travail pictural pour le Burgtheater.

Elle se développe en séquences thématiques qui illustrent son travail dans le registre des arts décoratifs pour les somptueux monuments de la Ringstrasse constituant le centre historique de Vienne dont l'ensemble de peintures réalisées pour l'escalier du Kunsthistorisches Museum ou la "Frise Beethoven" qui ornait le Pavillon de la Sécession en 1902..

Ainsi que dans des commandes privées tel le magnifique arbre de vie réalisé pour le Palais Stoclet à Bruxelles conçu par l'architecte pour un financier belge qui prend corps feuilles après branches pour envahir tout l'espace.

Au rang des beaux-arts, le visiteur-spectateur pourra également prendre la mesure de son talent dans le genre du paysage, peut-être moins connu du public, avec de superbes de paysages sylvestres ou bucoliques parois traités de manière pointilliste.

Mais le nom de Gustav Klimt est indissociablement lié à sa thématique de prédilection qu'est la femme que ce soit dans des déclinaisons mythologiques et bibliques ("Pallas Athena", "Danaé", "Judith") ou allégoriques ("Nudas Veritas", "Le Baiser"), avec le stérotype symboliste de la femme à la sensualité animale, une femme rousse à la peau de lait, et des portraits de femmes réelles mais transfigurées par l'idéalisation ou l'iconification à la manière byzantine telle Adèle Bloch-Bauer.

Un ravissement er une expérience roborative pour se confronter à l'Histoire de l'Art.

 

En savoir plus :

Le site officiel de l'Atelier des Lumières

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation de l'Atelier des Lumières


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