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Interview  (Paris)  30 août 2005

Jay-Jay Johanson nous reçoit dans un petit coin de verdure au milieu des bâtiments de Virgin pour une interview décontractée. Le grand suédois est revenu à une coupe plus classique depuis Antenna.

Il nous parle de Rush son 5ème album, sa passion pour les musiques de film et les lignes de basse funky.

Bonjour, est ce que vous parlez un petit peu français ?

Jay-Jay Johanson : Je comprends un peu, mais je ne parle pas bien du tout (en français dans le texte).Il y a deux ans, j'ai mis une parabole sur mon balcon et j'ai capté les 6 grandes chaînes françaises. Je les regardais tous les matins à 8 heures et maintenant je comprends mieux. Mais je ne parle pas mieux et je suis très mauvais en grammaire, passé composé et futur. Mais le présent ça va. Peut être la prochaine fois, nous le ferons en français

Comment décririez vous votre évolution musicale depuis votre premier album ?

Jay-Jay Johanson : Je pense que ma façon d'écrire, mes mélodies, mon style et mes paroles n'ont pas beaucoup changé. C'est un peu toujours les mêmes sujets. La différence vient de la production, les arrangements et de l'utilisation de samplers.

J'ai toujours écouté des musiques de films, c'est une bonne part de ma collection de disques. Dans mes premiers albums j'ai été influencé par Francis Lai ("Un homme et une femme"), Michel Legrand, puis Ennio Moricone et Bernard Herrmann (Hitchcock). Maintenant j'aime beaucoup Dany Elfman et John Carpenter.

Dans mes trois premiers albums nous avons beaucoup travaillé en studio, moi et mes musiciens, et nous avons beaucoup tourné. C'était dur et nous étions fatigués les uns des autres. Alors après j'ai voulu explorer d'autres directions avec d'autres musiciens, je voulais changer, mêler la scénographie, les arts visuels, avoir une équipe de production autour de moi plutôt que juste moi et mes meilleurs amis. C'est comme ça que s'est fait Antenna. J'ai appris beaucoup en le faisant, c'était exactement ce que je voulais faire.

Quand j'ai commencé à travailler à Rush, il m'a semblé naturel de faire appel aux personnes des débuts qui me connaissaient bien. Avec mon clavier nous avons développé des chansons mais cette fois sans sampler. Nous voulions montrer que nous étions de bons musiciens et que le bassiste était capable de faire des rythmes funky.C'est devenu plus organique, et surtout pas le genre minimaliste, électronique, froid et mathématique d'Antenna. Je voulais quelque chose de plus vivant, même un petit peu dance.

Nous avons enregistré 5 chansons à Stockolm et envoyé à l'ingé son Jean-Pierre de Autour de Lucie.J'avais entendu des choses qu'il avait fait et je trouvais que son travail suivait une bonne évolution. Ce n'est pas quelqu'un de très électronique mais plutôt live.

A quoi ressemblera la tournée Rush ?

Jay-Jay Johanson : Si il y a une chose que j'ai comprise sur Antenna, c'est que toute la machinerie, la scénographie étaient finalement très lourdes. Je préfère être avec mes musiciens sur scène.

Pour la tournée Rush, il n'y aura pas d'ordinateur, juste les mêmes musiciens qu'en studio. J'aurai mon clavier Eric, qui joue du piano, du fender rhodes et d'un synthétiseur avec pleins de sons, et mon bassiste. Et sur quelques chansons, on a aussi enregistré des cordes.

Nous avons commencé la tournée au Canada, le retour est bon, le show est généreux. Nous avons également joué à Saint Pétersbourg, à un festival. A Paris, j'ai déjà fait beaucoup de salles différentes, mais jamais le Bataclan, où nous jouerons en novembre.

Peut on dire que votre dernier album soit fait pour le dance floor ?

Jay-Jay Johanson : Je pense que la moitié n'a pas été faite pour le dance floor, ça pourrait y être joué et j'en serai très content. En général, les morceaux de dance ont un petit son répétitif, mais moi j'ai toujours considéré mes chansons comme de la pop music. Il y a des voix, un refrain des couplets. Et je ne laisserai jamais l'arrangement changer cela. A moins que ce ne soit un remix ! (rire)

Quand j'ai rencontré Jean Pierre c'est devenu plus dance c'était une partie de l'idée de départ et j'en étais très heureux car j'espérais que ça puisse être joué sur les dance floor.

Sur mon deuxième album Tatoo j'avais essayé de faire quelque chose de dancing, drum n' bass. Je compose les chansons au piano mais elles peuvent être arrangés de différentes manières. J'essaye de nouvelles choses sur chaque nouvel album, et il y a toujours des chansons clefs comme "Rush", "Rock it" et "100.000 years" qui sont la ligne directrice sur le dernier album.

Avez-vous de références de groupes des années 80 ?

Jay-Jay Johanson : Je pense que c'est impossible pour moi de ne pas en avoir car c'est une partie importante de ma vie et de ma discothèque. Il y a des choses qui étaient formidables. Une chose m'étonne toujours c'est de voir que maintenant, les lignes de basses soient si funky comme dans le meilleur des années 80. Mais dans les années 90 c'est devenu plus monotone. C'est quelque chose que je voulais retrouver.

Je me rappelle de groupe comme Ashford and simpson, Womack and womack et même Sly and the family stone dans les années 70. J'aime beaucoup les mélodies de basse conductrices et le seul qui l'a fait dans les années 90 était "Flea" des Red hot chili peppers. C'est quelque chose dont j'ai parlé avec mon bassiste, et que je veux faire.

Pouvez vous imaginer faire un album rien qu'avec des voix comme Björk ?

JayJay Johanson : Oui, mais c'est difficile. Elle aime ce qu'elle fait et sait exactement ce qu'elle veut. Elle a beaucoup de créativité et va au bout de ses idées. C'est bien de ne pas faire de compromis, ne pas se dire : "Je veux faire une chanson qui passera à la radio !". Je crois que les fans ne l'aiment pas beaucoup, mais c'est quand même très bien.

Il y a tellement d'artistes qui ne sortent qu'une chanson, un album, ou deux maximum, et dont on n'entend plus parler. Nous, qui avons déjà fait 4/5 albums, avons alors la responsabilité de rester créatif. Je comprends donc que l'on veuille tester de nouvelles choses, évoluer. C'est bien d'explorer, vous voyez c'est comme mon plus grand idole, Chet Baker qui a fait du jazz trio , du big band, dans les années 70 de l'exotica (merdique, dixit Jay-Jay) puis il est revenu au trio de nouveau.

Vous nous avez dit que vous aviez beaucoup de B.O. de films dans votre discothèque, mais vous en avez-vous même composé.

Jay-Jay Johanson : Oui, "La confusion des genres".

Pensez vous que vous le referez ?

Jay-Jay Johanson : Oui, j'en suis absolument sûr. J'ai eu tant de possibilités, mais cela prend du temps car il faut une collaboration étroite avec le réalisateur. Il y a eu une fois où j'ai eu du temps entre une tournée et la confection d'un nouvel album et c'est là que j'ai fait la confusion des genres. Ça pourrait arriver après la tournée Rush , si je ne retourne pas en studio directement. J'ai fait de belles rencontres au festival de Cannes où j'ai vu Lars Von Triers, Hal Hartley, Walt Disney (rires). C'est quelque chose que j'aimerai faire quand je serai un peu plus vieux si j'arrête ma carrière pop, si je suis fatigué de chanter.

Pourrez vous être un jour fatigué de chanter ?

Jay-Jay Johanson : Je ne sais pas, jusqu'à maintenant non. Tant que le public achètera mes disques et aura envie de me voir sur scène, je continuerai.

Comme les Rolling Stones ?

Jay-Jay Johanson : (Rire) non, ou Neil Young (rire). Au début je ne pensais pas que je ferai 5 albums, tellement peu d'artistes font ça.

Mais quel âge avez vous ?

Jay-Jay Johanson : J'ai 35 ans.

Vous êtes jeune !

Jay-Jay Johanson : Oui, mais quand je vois tous ces jeunes à la télé et dans les charts, je me sens très vieux. Mais bon, il est rare qu'ils fassent une vraie carrière d'artiste.

Vous avez aussi fait le DJ.

Jay-Jay Johanson : Oui c'est arrivé quelques fois pendant le processus de création de Rush, c'est un moyen facile de rencontrer mes fans. Mais je ne suis pas un DJ de la nuit, moi je joue un peu plus tôt dans la soirée, je passe la musique que j'aime.

Y avez-vous essayé vos chansons ?

Jay-Jay Johanson :Oui, c'était fantastique, ça marchait bien car c'était un set plus pop que techno.

Comment réagissait le public ?

Jay-Jay Johanson : Certains on dit "Mais je reconnais cette voix !" et parfois me regardaient, d'autres ne s'en rendaient pas compte. Les meilleures réactions ont été en Espagne à Barcelone, où si les gens n'aiment pas vous arrêtez et vous passez à la suivante, Et pour moi c'était un public génial car c'est comme ça qu'on doit réagir, ne pas faire semblant d'aimer quelque chose, être honnête.

Une dernière question, à quoi ressemblera votre prochain album, sera-t-il dans la même veine que Rush ?

Jay-Jay Johanson : Si j'allais au studio maintenant, je continuerai avec les mêmes musiciens. Et je continuerai de faire une musique organique, mais plus simple, moins produite. Au début Rush devait être un double CD avec le deuxième en acoustique,

Nous avions enregistré les versions avec piano, guitare et une machine juste pour donner le tempo, c'était très charmant, mais nous voulions quelque chose de plus généreux, de plus produit. Il y avait pourtant un je ne sais quoi de séduisant dans cette façon de ne pas aller trop loin. On verra si j'enregistre quelque chose comme cela. Non, je ne sais pas, mais une question très intéressante.

Jouerez-vous ces chansons acoustiques lors de la tournée ?

Jay-Jay Johanson : On va faire des émissions de radio en acoustique mais pour les concerts il y aura tout le groupe.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Jay-Jay Johanson
Le Soundcloud de Jay-Jay Johanson
Le Myspace de Jay-Jay Johanson
Le Facebook de Jay-Jay Johanson

Crédits photos : Thomy Keat (Plus de photos sur Taste of indie)


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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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