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Kendrick Lamar / N.E.R.D.  (divers)  mai 2018

Série d’articles sur les albums No One Ever Really Dies de N.E.R.D. et Damn. de Kendrick Lamar. Episode 2.

Ce qui passe / ce qui ne passe pas.

Faire un disque avec des manches de vestes relevées et des solos de saxophone (de "saxo", en fait, dans ce contexte) noyés dans la reverb, sous prétexte qu'on s'appelle Management : ça ne passe pas.

Un album de 34 chansons dont 8 pour adultes et le reste qui sonne comme un recueil de comptines, même quand on s'appelle Justin Timberlake et qu'on vient de découvrir la paternité, ça passe difficilement.

En revanche, avoir composé il y a quelques années le gros tube décent "Blurred lines", permettant sans doute de générer assez d'argent pour enregistrer tranquille tout un album pour son groupe de semi-stars (218 000 abonnés à la chaîne YouTube de N.E.R.D, contre 200 millions de vues pour la seule "Happy"), ça passe, crème.

Au pays des choix parfois tendus entre ce qui est inacceptable et ce qui reste digne, Pharrell est roi. Et il partage son trône avec Kendrick Lamar. (Pour Kanye West, c'est plus compliqué : son territoire à lui est ubiquitaire, à la fois ridicule et magnifique, et son dernier morceau n'est qu'une illustration supplémentaire : "Lift Yourself").

Sur scène, Kendrick est seul. Lui aussi, a fait un choix. Esthétiquement, c'est incroyable : le voir débarquer dans sa grande veste blanche en coton au son de "DNA", quasi-christique, c'est une déclaration courageuse sur ce qu'est le hip-hop selon lui, sur le territoire où il a décidé de l'emmener.

Ça m'a beaucoup fait rire, de lire après coup ces deux articles chafouins qui voyaient dans sa solitude un egotrip : sur le site Konbini.fr et sur le site Le Monde.

Que font-ils de la danseuse, qui apparaît sur un bon quart du set et fait même tout un solo au milieu de la performance ? Quant aux musiciens, qui jouent bel et bien en live mais sont cachés hors de la scène, leur ont-ils demandé s'ils n'adhéraient pas à 100 % au choix artistique de Lamar ?

Le degré zéro du journalisme, qui consiste à prêter des intentions et analyser à la va-vite en fonction de ce qu'on avait conclu à l'avance, a trouvé une proie facile en Kendrick. Ce qu'il propose sur scène est en fait l'anti-image d'Épinal du groupe de rap qui débarque à quinze sur scène et en fait des caisses pour que le public "fasse du bruit". Lamar, lui, déclenche l'hystérie en levant le sourcil. Avant de se lancer corps et surtout âme dans "Humble", il reste assis 3 bonnes minutes au milieu de la scène. Au cœur de son set. Et son silence en dit plus long que quinze types qui hurlent.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Kendrick Lamar
Le Soundcloud de Kendrick Lamar
Le Facebook de Kendrick Lamar
Le site officiel de N.E.R.D.
Le Soundcloud de N.E.R.D.
Le Facebook de N.E.R.D.


Mickaël Mottet         
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Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
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les Collections permanentes du Musée Cernushi
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