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Interview  (Par téléphone)  vendredi 25 mai 2018
Vois-tu lecteur, pour certains la vie est une boiîe de chocolats et l’on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Certes. Mais la vie c’est aussi, et surtout, selon moi, une succession de rencontres qui te permettent de développer ta culture, découvrir des personnes, des groupes, des auteurs, etc.

C’est exactement ce qui s’est passé pour Paddle Paddle. C’est par le biais de Laurent Duval (guitariste d’Extreme, basiste de Manu et Sonic Winter, maintenant parti en Espagne pour un projet plus personnel) que j’ai découvert Paddle Paddle.

Paddle Paddle, ce sont trois amis qui jouent une indie pop, c’est planant. Leur premier EP vient de sortir et c’est superbe. 5 titres magnifiques, des très planants "Speak Your Mind" ou "Bottom of the Pit" au plus dynamique "Good Times" ou encore le superbe "The Road". Je suis véritablement tombé sous le charme de ce groupe. C’est doux, délicat, très bien produit.

Tu me connais, je suis curieux, alors j’ai voulu en savoir plus sur ce groupe qui sera en concert le 16 juin à la Boule Noire, à Paris. Voici donc, livrée pour toi, lecteur, une chouette rencontre avec ce groupe. C’est par un bel après-midi ensolleillé à Sceaux que Paddle Paddle m’a accordé un peu de temps pour répondre à quelques questions qui, je l’espère, ne sont pas trop idiotes…

C’est donc grâce à un Facebook Live que nous avons pu échanger et Adrien s’est fait un plaisir d’abord de me faire faire un tour du propriétaire, à savoir la MJC de Sceaux, avec la petite salle de répète, la plus grande et bien sûr la salle de concert !

Adrien : On est en village pour la journée. Je pose le téléphone. Attention j’ai 18% de batterie (rires).

Pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Hugo : Je suis Hugo et je suis le batteur. Ça fait presque 20 ans que je fais de la batterie. Et pour le groupe, j’utilise aussi un Pad électronique.

Patrick : Je suis Patrick, guitariste, bassiste, chanteur et je compose beaucoup, depuis une vingtaine d’années aussi. Vas-y, enchaîne…

Adrien : J’enchaîne… Je suis Adrien, je fais du synthé, de l’accordéon et je chante.

Pierre : Je suis Pierre, l’ingé son et comment dire, on fait des arrangements ensemble et on trouve ensemble le son de Paddle Paddle. Je suis un peu le garde-fou. Et il y en a un autre qui arrive…

Michael : Moi c’est Michael, je m’occupe des lumières.

C’est plus qu’un groupe, c’est une sorte de tribu non ?

A l’unisson : Oui, c’est tout à fait ça.

Adrien : C’est vrai que c’est indispensable, tout ce qui concerne l'univers sonore est primordial, mais tout ce qui est image et light est tout aussi important, car notre musique est très visuelle.

Pierre : Le concept a été fait en studio surtout, avec Adrien et moi, autour du son. Une fois l’EP terminé, il a fallu retranscrire tout ça pour le live. Certain groupes bossent avec un ingé différent en studio et en live. Mais là, pour le coup on garde le même, pour essayer de garder une vraie cohésion sonore entre le studio et la scène.

Vous vous sentez plus un groupe de scène ou de studio ?

Adrien : On va voir ça. On va le découvrir bientôt. Nous sommes au tout début du projet. On fait notre première scène le 2 juin, puis le 16 juin à la Boule Noire (à Paris) pour fêter la sortie de l’EP.

Patrick : On n'a encore jamais joué les titres devant un public et on a vraiment hâte.

Hugo : On aime faire du studio mais rien ne vaut le live, on a vraiment envie de jouer.

Pourquoi ce nom de Paddle Paddle ?

Hugo : Ah ! Alors Adrien tu avais une grosse explication bien efficace (rires).

Adrien : C’est franchement très con. C'est juste une histoire d'initiales de membres du groupe. A la création du projet, il y avait Patrick (le P), Adrien (le A), Daniel (le D), et aussi Laurent Duval (le L) que tu connais je crois.

Finalement, c'est Hugo qui nous a rejoint à la batterie et Laurent est parti s'installer en Espagne, même s’il a un peu joué avec nous au tout début. Il a d'ailleurs enregistré les guitares sur trois des cinq titres de l'EP.

Comment se passe la composition au sein du Groupe ?

Patrick : Il y a plusieurs méthodes. On prend parfois des après-midis à composer et boeufer ensemble, histoire de repartir avec quelques idées bien abouties. Il arrive aussi que je ramène une suite d'accords et qu'Adrien trouve une mélodie de chant dessus. En fait, c'est un peu un mélange de plein de choses. Chacun y met sa sauce.

Hugo : Pour les sessions live que vous pouvez trouver sur notre chaîne Youtube, ça a été un peu différent. On a tout composé sur le moment et filmé dans la foulée.

Pierre : C’est un petit laboratoire en fait. Ce sont les idées de tout le monde. Parfois, j’arrive avec du recul et je les réoriente. On est dans cet esprit de faire de la musique assez instinctive avec des idées rapides, même si on prend le temps de bien faire les choses.

Hugo : Oui, on prend le temps quand même. On a composé vite, on a trouvé des idées assez vite en studio, et Il y a pas mal de choses qui en sont sorties, mais ensuite on prend le temps d'affiner, de trouver les bonnes mélodies, avec de bons arrangements, etc.

On sent une certaine continuité, fluidité et on sent du travail. D’ailleurs où puisez-vous votre inspiration ? De lecture ? Films ? Du quotidien ? De l’imaginaire ?

Hugo : Comme tu dis cela vient de la vie quotidienne. On a tous des vies bien remplies, on a tous pleins de choses à faire. Ça influe forcément sur ton inspiration et ta créativité. On a plusieurs projets. On a tous un large panel de musique que nous écoutons que ce soit de la pop, du rock, de l’électro ou même du reggae, de la soul ou de la funk. On aime écouter de tout, on est nourri de plein de styles musicaux.

Adrien : On ne se met pas de barrière au niveau du style musical. C’est même compliqué de poser une étiquette quand on nous demande quel style on fait. On pourrait parler d'indie-rock-électro.

Hugo : Dès qu’on trouve une direction qui nous plaît et qui est cohérente avec notre mood du moment, on fonce tu vois. Il y a des chansons très posées et des chansons beaucoup plus good vibes comme le morceau "Good Times".

C’est vrai que l’on est sur un style homogène mais sans être totalement figé… Vous me disiez qu’il n’y avait pas de musiciens en particulier qui vous avaient inspirés, mais est-ce qu’il y en a avec qui vous rêveriez de partager la scène ?

Adrien : On était ensemble au concert de Phoenix hier soir. On adorerait un jour partager la scène avec eux.

Hugo : Ouais on les a vus hier, ils ne nous connaissent pas encore mais ça va pas tarder... (rires)

Patrick : Ils ont l'EP en tout cas, on l'a donné en main propre au guitariste. En espérant qu'ils l'écouteront !

Après avoir lu l’interview sur Froggy’s Delight, au moins ils le sauront !

Adrien : Carrément !

Hugo : Il y a un autre groupe que l’on aime bien… 

Adrien : Oui, c’est Tame Impala.

Patrick : Il y a Air aussi. Pour le côté planant, le son vintage.

Hugo : Il y a d’autres groupes comme Beach House, Temples… Des choses un peu psyché, atmosphériques. C'est clair qu'on aimerait jouer avec tous ces groupes, et puis c’est aussi une bonne manière de se faire connaître, de passer dans de bonnes salles et faire des concerts de qualité.

Vous venez de sortir un EP, quels sont projets pour la suite ?

Patrick : On a déjà des titres pour un prochain EP, on va se remettre à composer sérieusement.

Hugo : On a envie d’avancer rapidement, maintenant. Il y a les sessions aussi…

Adrien : Tu as vu les sessions sur Youtube ? Ça aussi, on va le sortir en EP. Dès que la sixième session est mixée, on repassera un peu les autres pour homogénéiser le truc, un coup de mastering et on espère sortir ça dans le courant de l'été. Et après on en fera un deuxième EP studio, avant l'hiver idéalement.

Hugo : Et 2019 un album ! On a envie d’être productif.

Vous venez de mettre votre EP sur les plateformes comme Deezer ? Que pensez-vous de ce système d’accès quasi gratuit à votre travail ? Comment percevez-vous le milieu de la musique (et de la culture en général) aujourd’hui ?

Adrien : C’est indispensable. Effectivement, tu ne vas pas toucher d’argent ou très peu mais c’est indispensable, maintenant tout le monde écoute en streaming sur son téléphone ou son ordinateur. Et si tu arrives à rentrer sur des playlists qui ont beaucoup d’auditeurs, c’est un bon moyen de se faire connaître.

Pierre : On est dans une phase où on a envie de se faire découvrir, donc c’est obligé d’être sur ces plateformes. Même si on sait qu’on ne gagnera pas d’argent. Ça a beaucoup changé, aujourd'hui un artiste vend beaucoup moins de disques. Il faut tourner pour se faire connaître. On a quand même sorti l’EP en physique, pour les concerts, et pour ceux qui veulent l'objet.

Hugo : On voudrait aussi faire des vinyles mais pour l'instant on n'a pas le budget.

Pierre : On est déjà ruiné (rires).

Vous êtes en autoproduction ?

Adrien : Oui complète.

Hugo : On fait tout nous-mêmes et on va voir comment les choses évoluent. C’est vrai qu’on veut garder notre indépendance et la main sur notre musique, pour faire ce que l’on veut. Avant tout pour faire de la bonne musique. C’est pour ça qu’on se donne autant de mal.

Vous aimeriez à terme créer un label ou en intégrer un ?

Patrick : Oui créer notre label, on a ça en tête.

Hugo : Après, il faut voir les propositions. Si on peut être lancé par un label qui a déjà une force de frappe et dont c'est le boulot de nous sortir du lot, on va pas cracher dessus. Mais un jour, on aura notre label, c'est sûr.

Pour finir, la traditionnelle question : avez-vous un message à faire passer ? Vous connaissez Laurent, il a essayé de vendre du matos… Et vous ?

Adrien : Houla c’est compliqué. On peut réfléchir un peu (rires).

Patrick : Faites l’amour, pas la guerre ! (rires)

Hugo : Tu as un message, Pierre ?

Pierre : Que les gens se remettent vraiment à écouter de la musique.

Adrien : Que les gens se déplacent aux concerts !

Pierre : Le spectacle vivant est en train de mourir et c’est dommage.

Patrick : La curiosité. Essayer d’aiguiser la curiosité. Aller découvrir de nouvelles choses, des lieux atypiques. Pierre et moi par exemple, on travaille à la MJC, on a une petite salle, souvent les gens ont une image négative du lieu et ils ratent beaucoup de belles choses.

Hugo : On fait de la musique pour faire rêver les gens. Pour qu’ils passent un bon moment.

Vous êtes probablement en couple, peut-être avec des enfants… Comment fait-on pour concilier vie professionnelle, vie de famille et la musique ?

Patrick : Ah c’est la merde ! Mais on a la chance d’avoir des compagnes quand même indulgentes.

Adrien : On prend beaucoup sur notre temps libre. On fait souvent deux journées en une. Après le boulot, je rentre à la maison, on mange avec les enfants et quand ils sont couchés je repars répéter, mixer, ou monter des vidéos. Il faut se donner les moyens de faire marcher les choses.

Hugo : Cela demande beaucoup de concessions.

Patrick : La solution quand tu es avec tes enfants et ta famille, c’est d'être vraiment là quand tu es là ! Quand tu es artiste, tu réfléchis beaucoup, à pleins de choses, et tu peux passer à côté d’une heure avec tes enfants et ta femme si tu as la tête ailleurs. J'essaie aussi de faire écouter beaucoup de la musique à mes enfants, et de les inclure au maximum dans l’univers du groupe.

Merci beaucoup de m’avoir accordé du temps alors que vous êtes en studio aujourd’hui.

Je te précise, lecteur, que nous étions un dimanche et qu’il était à peine 14h, le groupe répétait toute la journée et a pris du temps pour moi, pour nous et pour toi surtout !.

Adrien : Merci à toi ! La batterie est déchargée et le téléphone va s’éteindre dans 30 secondes ! Bye !

 

En savoir plus :
Le site officiel de Paddle Paddle
Le Soundcloud de Paddle Paddle
Le Facebook de Paddle Paddle

Crédits photos : avec l'aimable autorisation de Paddle Paddle


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