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The Symphonies  (Universal Music / Decca Records)  avril 2018

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux." (Mt 18, 10)

"Ici je suis seul avec le silence. J'ai découvert qu'il est assez quand une note simple est admirablement jouée. Cette une note, ou un battement silencieux, ou un moment de silence, me soulagent. Je travaille avec très peu d'éléments - d'une seule voix, avec deux voix. Je construis avec les matériaux les plus primitifs - avec la triade, avec une tonalité spécifique. Les trois notes de la triade sont comme des cloches. Et c'est pourquoi je l'appelle tintinnabuli." Arvo Pärt

Pour Arvo Pärt, chacune de ses symphonies est un monde en soi. Elles sont aussi le reflet des étapes esthétiques (néo-classique, sérielle, minimalisme, musique aléatoire, collage, style tintinnabuli...) du maître estonien. Depuis les années 80, Arvo Pärt jouit d’une reconnaissance qui dépasse amplement le cercle des amateurs de musique contemporaine. Cette stature, plutôt surprenante, est la conséquence de la musique qu'il a écrite depuis le milieu des années 1970, qu'il s'agisse de partitions instrumentales telles que Tabula Rasa (1977) et Fratres (1977), ou d'œuvres vocales comme Passio (1982), Berliner Messe (1990), Miserere (1989) et le Stabat Mater (1985).

Peut-être aussi parce que sa musique est moins exigeante à l’écoute, plus grand public que nombre de ses contemporains. Les années 70-80 est la période où il développe son style tintinnabuli (musique très souvent avec bourdon ne modulant pas, avec une harmonie non fonctionnelle). Il ne faut cependant pas oublier qu’avant cette mutation stylistique, Pärt avait été pendant les années 60 le premier compositeur dodécaphonique estonien. Il s’attira alors les foudres des très ouvertes autorités soviétiques mais la bienveillante écoute et l’intérêt des compositeurs et du public d’Europe de l'Ouest.

C’est surprenant mais les quatre symphonies n’avaient jamais été réunies auparavant. Ce qui l’est moins, c’est que ce soit Tõnu Kaljuste et le NFM Wroclaw Philharmonic qui aient enregistré ces quatre symphonies, le chef d’orchestre étant l’un des l'interprètes privilégiés du compositeur. Chacune de ses symphonies est donc un monde en soi et un marqueur de l’évolution stylistique de Pärt et Tõnu Kaljuste se montre convainquant quelle que soit la forme que prennent ces symphonies : le dodécaphonisme de la première symphonie, le côté aléatoire et presque pugnace et angoissant de la seconde symphonie, les références médiévales, l’organum du XIIIème siècle et à la polyphonie de la Renaissance de la troisième symphonie.

La symphonie n°4 "Los Angeles" a été écrite plus de vingt-cinq ans après la troisième symphonie. Le temps se dilate de plus en plus et c’est la première œuvre d’envergure orchestrale (cordes et percussions). La symphonie avec ces contrastes de textures, ces mouvements conjoints modaux, une certaine densité, repose sur un texte sacré de l’église orthodoxe. La prosodie de ce texte déterminant complètement le contenu musical. Et c’est toute la force de Tõnu Kaljuste et du NFM Wroclaw Philharmonic de rendre compte de la diversité d’écriture d’Arvo Pärt et de sa spiritualité, fil rouge de son corpus d’œuvres.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Arvo Pärt
Le Facebook de Arvo Pärt


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# 11 novembre 2018 : En route pour l'hiver

Quoi de plus triste qu'un jour férié un dimanche pluvieux ? Pas grand chose mais il est temps de se remonter le moral avec le sommaire de notre petite sélection culturelle hebdomadaire.

Du côté de la musique :

Rencontre avec Olivier Brion, complétée par une session 5 titres
"Au dessus" de Au Dessus
"Terrain à mire. Une maison rétive. Contrainte par le toit" de Bégayer
"Rojo vivo" de Borja Flames
"Alaska" de Eryk.E
"Envol" de Joulik
"La boîte de pandore" de Karin Clercq
"Pur sang EP" de Pur Sang
"Grazyna Bacewicz : The Two Piano Quintets - Quartet for four violins - Quartet for four cellos" de Silesian Quartet and Friends
"Songs for a city" de Victoire Oberkampf
et toujours :
"Tempérance #2" de Dominique Dalcan

"Thomas Pesquet : 16 levers de soleil, BOF" de Guillaume Perret
"In the street" de Laurent Fickelson
"Buenos Aires 72" de Marina Cedro
"Caribbean stories" de Samy Thiébault
"Black honey" de Black Honey
"Nulle part" de Daisy Driver
"Ancient majesty" de Portier Dean
"Chimie vivante" de Féloche

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Love" aux Ateliers Berthier
"Ivanov" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Demi-Véronique" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Stück Plastik, une pièce en plastque" à la Manufacture des Oeillets
"La Vie devant soi" au Théâtre Jean Arp à Clamart
"L'Avalée des Avalés" au Théâtre Les Déchargeurs
"Les Filles du Trois et demi" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Fourberies de Scapin" au Théâtre Le Lucernaire
"L'Autre fille" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Magie lente" au Théâtre de La Reine Blanche
"Pauline Cariou - Chroniques d'une vie décalée" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"My Ex-step-in-law" au Théâtre Dunois
"Les Louvres and/or Kicking the dead" au Centquatre
"Retour à Lemberg" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
les reprises :
"Berlin Kabarett" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Ex-Anima" au Théâtre Zingaro
"Le Joueur d'échecs" au Théâtre de l'Epée de Bois
"En couple" à La Folie Théâtre
"Les Divalala - Femme, Femme, Femme" au Palais des Glaces
et la chronique des autres spectacles de novembre

Exposition avec :

"Grayson Perry - Vanité - Identité - Sexualité" à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Carmen & Lola" de Arantxa Etchevarria
"High Life" de Claire Denis
"Un amour impossible" de Catherine Corsini
Oldies but Goodies avec "L'Adieu aux armes" de Frank Borzage en version restaurée
et la chronique des sorties d'octobre

Lecture avec :

"Prisonniers de la géographie" de Tim Marshall
"Le peuple contre la démocratie" de Yascha Mounk
"Le complexe d'Hoffman" de Colas Gutman
"La croisière charnwood" de Robert Goddard
"Haute société / Frank et Billy" de Vita Sackville / Laurie Colwin

et toujours :
"Ce qui t'appartient" de Garth Greenwell
"Et j'abattrai l'arrogance des tyrans" de Marie-Fleur Albecker
"Infirmière" de Christie Watson
"Le camp de la goutte d'eau" de Baniel Bililian
"Qaanaaq" de No Malo
"Treize jours" de Arni Thorarinsson

Froggeek's Delight :

"Assassin's Creed : Odyssey" sur PS4, XBOXONE, PC Windows

et toujours :
"Astrobot rescue mission" jeu en réalité virtuelle sur PS4
"Marvel's Spider-Man" en exclusivité sur PS4
"Shadow of the Tomb Raider" sur PS4, XBOXONE et PC
"Kingdom Come : Delivrance" sur PC, PS4 et XBOX

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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