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puce La guerre des Battle Royale : PUBG - Fortnite
PlayStation 4 / Nintendo Switch / Xbox One / Android / iOS / Microsoft Windows / Mac OS  (Bluehole / Epic Games)  juillet 2018

Le Battle Royale, c'est la nouvelle mode dans le monde du jeu vidéo

Des millions de joueurs simultanés, des chaînes YouTube qui gravitent autour de cela (et qui, accessoirement, se remplissent les poches), de plus en plus d'éditeurs attirés par le phénomène. Mais les batailles royales, c'est aussi une bataille entre les éditeurs autant qu'entre les joueurs.

Côté joueurs évidemment, il y a ceux qui dénigrent le genre et crient à la vandalisation du jeu vidéo. Un peu comme ceux qui pensent que jouer à Call Of Duty ou FIFA ne fait pas de vous un vrai gamer... mais bon, comme le disaient Les Inconnus, il y a le bon joueur, et le mauvais joueur. Le problème étant de trouver la frontière qui change évidemment selon le point de vue de chacun.

Côté éditeurs, c'est évidemment la poule aux oeufs d'or et chacun veut son poulailler. Si Bluehole, l'éditeur de PUBG qui a rencontré un succès colossal, poussait des cris d'orfraies lorsque Epic Games a lancé sa version de Fortnite en mode Battle Royale, il n'était pourtant pas le premier sur le marché puisqu'avant existaient déjà H1Z1 et DayZ notamment, tous deux développés par un certain... PlayerUnknown. Car oui, l'actuel directeur artistique de PUBG et qui donne son nom au jeu (PlayerUnknown's Battlegrounds, merci pour lui, son ego va manifestement très bien), excusez du peu, est bien le même à l'origine de DayZ et H1Z1.

Un pour tous et tous pour un, il est les 4 mousquetaires du Battle Royale à lui tout seul. Tout seul pas tout à fait car pour développer PUBG, c'est le Unreal Engine qui a été utilisé et qui n'est autre que le moteur développé par... Epic Games. Bref, le monde du Battle Royale est finalement un petit monde qui regroupe à lui tout seul des millions de joueurs qui passent le plus clair de leur temps à s'entretuer puisqu'à la fin, il ne doit en rester qu'un au cas où, reclus dans une grotte depuis l'an 2000, vous n'aviez jamais eu vent de tout cela.

On résume donc. Actuellement, les jeux de Battle Royale se résument essentiellement à PUBG versus Fortnite et les miettes aux autres. Deux genres, deux ambiances. Et c'est bien difficile pour les concurrents de sortir du lot, y compris pour les vieux de la vieille comme H1Z1 qui commence sérieusement à perdre ses joueurs, même si une version est arrivée timidement sur PS4 au printemps 2018.

Mais c'est aussi compliqué pour les nouveaux. Ainsi le studio Boss Key Productions créé par Cliff Bleszinski, ancien de... Epic Games et notamment connu pour avoir travaillé sur Gears of War est à deux doigts de fermer ses portes, si ce n'est déjà fait alors qu'il venait de proposer une alternative pourtant pas inintéressante aux deux mastodontes cités plus haut avec Radical Heights.

Le studio à la tête de Paladin (jeu gratuit en 4 contre 4 en arène et concurrent de Overwatch) vient également de sortir sa version intitulée Realm Royale. Et ce n'est pas fini, on parle d'un Battle Royale façon Dark Souls, peut-être un mode spécial dans Splatoon... c'est la folie, bientôt dans Pac-Man tant qu'on y est...

Mais si on réfléchit bien, Pac-Man est un Battle Royale finalement, le dernier survivant remportant la victoire, cahier des charges rempli, même si ce n'est pas massivement multijoueur, on retrouve ce qui fait le piment de ces jeux : pas de scénario, de l'adrénaline et pas de droit à l'erreur (bon OK, on a 3 chances dans Pac-Man).

Le concept n'est pas nouveau et si on passe outre la notion de multijoueur, on peut même dire que le jeu vidéo est souvent par essence basé sur la victoire du dernier survivant. La vraie différence désormais est que vous n'êtes pas face à des "MOB" (personnages gérés par l'ordinateur et qui vous veulent du mal) mais à de vrais joueurs, comme vous et moi.

Ceci dit, je m'égare un peu, le véritable mode "Battle Royale" violent, impliquant de tuer son prochain en multijoueur vient surtout du film Battle Royale, lui-même l'adaptation d'un roman de K?shun Takami.

Car il ne faut pas se leurrer, la vraie nuance entre un "Battle Royale" et un jeu vidéo "classique", tout ce qui fait ici le sel du genre, c'est bien le fait que l'on ne joue pas contre l'ordinateur mais réellement contre des humains. Une seule vie (dès que l'on meurt, il faut recommencer une partie), 100 personnes sur une île et... bonne chance. Rien d'autre, pas de scénario, un seul terrain de jeu (deux ou trois au mieux), pas vraiment de récompense car la plupart des bonus glanés ne sont que cosmétiques. On peut également les acheter puisque pour Fortnite par exemple, le jeu est gratuit et le modèle économique est essentiellement basé sur le fait que l'on peut acheter des équipements ou des "pass de combat" qui vous donnent des challenges à relever.

Pas de pay-to-win, juste de l'adrénaline, du stress, un peu de hasard et de la surprise, de la ruse, des déceptions et de la joie. Et puis aussi la possibilité de jouer en équipe bien sûr qui ajoute une dose de convivialité et d'humour au genre (même si, à un certain niveau, il n'y a plus d'humour mais de la compétition acharnée, comme dans tout jeu destiné au e-sport).

Car le Battle Royale est évidemment le style de jeu taillé pour le e-sport, même si la durée des parties peut être très variable malgré les règles communes à tous les jeux qui voient la zone d'action se réduire de minute en minute. On peut atteindre 30 minutes de jeu dans PUBG par exemple. Un peu longuet pour des matchs en tournoi.

Des ingrédients simples et pourtant un recette infaillible, une partie ne ressemblant jamais vraiment à une autre puisque tout déprendra du comportement des 99 autres joueurs, mais aussi des butins que vous trouverez sur votre route et qui permettront à votre personnage de s'équiper plus ou moins correctement pour éradiquer ses concurrents et se soigner quelque peu.

En plus de cela, le gameplay est compréhensible par un enfant de 8 ans donc tout le monde peut jouer et même, tout le monde a sa chance. Il n'en fallait pas plus pour attirer les millions de joueurs donc et engranger un maximum d'argent.

Si vous n'avez pas encore tenté l'aventure, il vous reste à choisir (ou pas d'ailleurs, les deux ayant leur univers bien à eux et assez différents pour donner envie d'alterner selon l'humeur) entre la version assez réaliste de guerilla urbaine dans PUBG et la version cartoonesque de Fortnite à base de construction de structures pour vous protéger ou mener des attaques.

Quant à la version mobile, seul PUBG est disponible sur Android et IOS pour le moment, et est très réussi, moins stressant et compétitif et donc plus agréable si l'on veut juste jouer de temps en temps. Les fans de la pomme peuvent déjà tâter du Fortnite qui devrait arriver plus tard sur Android.

Est ce que la mode va durer ? Est-ce que tous les éditeurs vont lancer leur Battle Royale au détriment de jeux plus scénarisés ?

Sans doute que cela va durer et s'imposer comme un style de jeu à part entière et pas seulement une mode. Et sans doute que le terrain est propice à la naissance d'autres licences, même si actuellement le marché est vraiment asphyxié par Epic et Bluehole (surtout depuis la sortie sur mobile qui ajoute encore à l'addiction).

Quant à la raréfaction des autres styles de jeux, il y a peu de chance que cela arrive. Le jeu devient de plus en plus un média narratif comme le cinéma, la littérature et il aura toujours des God of War, des Last of Us, des Days Gone, comme il y aura toujours des FIFA ou des Call of Duty.

Il n'y a pas de quoi craindre la disparition de jeux à scénario (en ligne ou purement narratif à jouer seul chez soi) car ce sont deux styles totalement différents mais pas antagonistes. Le Battle Royale pourrait être une solution de facilité pour les éditeurs mais l'absence de scénario, la durée des parties, le côté répétitif des Battle Royale feront que les limites seront vite atteintes pour que chaque éditeur apporte vraiment un plus.

Le Battle Royale est une nouvelle façon de jouer, notamment sur le smartphone et apporte de nouvelles sensations aux joueurs. Ne gachons pas le plaisir d'une petite bataille de temps en temps mais ne perdons pas de vu que le jeu vidéo n'a jamais été aussi riche en terme de propositions mais également de qualité dans les jeux.

La bataille royale ne tuera pas la créativité dans le jeu vidéo (mais l'inverse peut-être) ! alors amusons-nous un peu.

 

En savoir plus :
Le site officiel de PUBG France
Le Facebook de PUBG France
Le site officiel de Fortnite
Le Facebook de Fortnite


David         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
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