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puce Roman Cieslewicz - La Fabrique des Images
Musée des Arts Décoratifs  (Paris)  Du 21 septembre 2018 au 28 janvier 2019

En 2008, la Maison Européenne de la Photographie rendait hommage au graphiste d'origine polonaise Roman Cieslewicz avec l'exposition "Roman Cieslewicz - Photo-graphik" dédiée à sa pratique du photomontage et son travail de Roman Cieslewicz dans le domaine de la presse et de l'édition.

En 2018, reprenant le même visuel, celui du photomontage "Mona Tse-Tung", le Musée des Arts Décoratifs, qui détient une des plus riches collections de graphisme, lui consacre une rétrospective passionnante sous la houlette de la commissaire Amélie Gastaut, conservatrice en chef des collections design graphique et publicité audit musée.

Intitulée "Roman Cielewicz - La Fabrique des Images", a réuni un riche florilège de sept centaines d'affiches, illustrations et documents d'archives ordonnés en un parcours chrono-thématique destiné à éclairer le processus de création de l'artiste.

Une création engagée en ce qu'elle s'inscrit dans une conception résolument politique de l'art, qui ne saurait se cantonner à l'ornemental ou à l'illustratif, et s'applique également au graphiste qu'il considère de surcroît comme un "aiguilleur de rétine", avec, pour corollaire, un didactisme intellectuel et esthétique.

Roman Cieslewicz - Le Chopin de l'art graphique contemporain*

Instillée de vidéos, de quelques unes des images contenues dans ses boîtes thématiques constituant une véritable banque documentaire et d'une reconstitution de son atelier, la (dé)monstration s'avère aussi percutante que passionnante.

Elle révèle l'œuvre foisonnante, entre travaux de commandes et production d'atelier, éclectique, pour la presse, l'édition et la communication, et d'excellence dans tous les domaines de l'expression graphique.

Formé notamment à l'Ecole des eaux-Arts de Cracovie, Roman Cieslewicz, s'inscrit, avec son art du collage dans l'âge d'or de l'affiche polonaise des années 1950-1960 sous influence de l'avant-garde de années 1920 marqué par le Groupe Blok réunissant cubistes, constructivistes et suprématistes, et de ses maîtres, le chef de file du factoréalisme.

Les traits caractéristiques sont désormais fixés: la composition spatiale héritée du constructivisme, la clarté de l’expression plastique au déchiffrage immédiat avec l’utilisation de formes géométriques, tel le cercle, sa forme fétiche, forme primordiale, venue de l'enfance, avec la forme du pain qu'il mangeait et forme du diagramme de De Vinci qui illustrait l'encyclopédie paternelle, et la maîtrise de l'intégration de la typographie.

Venu en France où il s'installera à demeure, il oeuvre tant pour le magazine Elle dont il devient le directeur artistique que dans le cadre du mouvement actionniste Panique fondé par Fernando Arrabal, Alejandro Jodorowsky et Roland Topor avec la revue Kamikaze.

A l'imagerie populaire du 19ème siècle qui inspirait sa période polonaise succède l'iconographie du 20ème siècle, celle portée par médias de masse qui créent une nouvelle mythologie quotidienne, avec les icônes médiatiques ou populaires, et une esthétique proche du Pop Art avec les aplats de couleurs pures.

La présentation chronologique permet de distinguer ses trois axes graphiques à savoir le collage, le photomontage et le photographisme, chacun privilégié temporellement mais jamais abandonné.

Le collage est largement exploré dans les décennies 60-70 notamment en marge de sa production commerciale avec ses déclinaisons sur le mode de la multiplication et de la sérialité sur le mode de l'accumulation d'une multitude d'images contemporaines, les collages structurels

ou de la variation de motif dans ses collages répétitifs.

Suivront les collages centrés avec une image recréée par symétrie centrale opérée sur le visage, un de ses sujets récurrents avec l'oeil et la main, qui aboutissent à l'élaboration de la série des cyclopes dont de nombreux repris dans le magazine photographique Zoom qui ressortent au crypto-portrait révélant de manière surréaliste une présence énigmatique surtout quand il concerne une personnalité identifiable telles celles de Mona Lisa, Zouk et Bobby Fisher.

La période 1975-1985 et marquée par le photomontage en couleur dont il use tant pour ses travaux personnels, les superbes séries "Changements de climat" et "Oséelisques", que pour l'illustration d'oeuvres littéraires, ainsi pour "Les Mystères d’Udolpho" de Ann Radcliffe et "Les dieux ont soif" de Anatole France, pour lesquels il opère sur les chefs-d’œuvre de l’Histoire de l’Art, et plus particulièrement ceux de la Renaissance italienne qui participe de la désacralisation à laquelle s'attache an Roman Cieslewicz.

Mais également à partir de photos d'actualité avec un graphisme percutant qui signe son engagement dans le combat politique.

Sa dernière décennie est placée sous le signe du photographisme avec l'utilisation d'images originelles.

Trichromatisme noir/blanc/rouge et un assemblage édifiant sans "paroles" pour des événements historiques telle la série "Pas de nouvelles, Bonnes nouvelles".

Ou noir et blanc et typographie "choc" pour dénoncer les faits de guerre de l'Irak aux Balkans.

Passionnante et didactique, avec ses judicieux cartels explicatifs, cette exposition permet de prendre la mesure de la foisonnante créativité de Roman Cieslewicz à une époque qui ne connaissait pas la CAO et qui se révèle d'une époustouflante modernité formelle.

De plus, elle soutient un regard d'une absolue lucidité qui porte une vision tragique du monde, fil rouge que pourra suivre le visiteur.

 
* ainsi surnommé par Roland Topor dans une série de charades inspirées

En savoir plus :

Le site officiel du Musée des Arts Décoratifs

Crédits photos : MM avec l'aimable autorisation du Musée des Arts Décoratifs


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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
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