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Café de la Danse  (Paris)  6 octobre 2005

Un monument au Café de la Danse ne se rate pas. Et ce soir l'occasion était trop belle pour la manquer. Voir John Cale, membre fondateur (avec le Lou ridé) du Velvet Underground, prêt à en découdre pour la sortie en octobre de Black Acetate, revient à résumer la joie présumée d'un baba sixties devant ses idoles. Impossible et imparable.

John Cale a la banane donc, et se paye le luxe d'un groupe de jeunes loups aux dents longues pour une salle remplie jusqu'à la gueule.

La tension qui monte, et les cigarettes qui voudraient bien s'allumer (Le concert est hélas non fumeur…), c'est la lumière qui s'éteint.

Pour laisser place à l'impensable… Un "Venus in furs" magistral en introduction, au violent lancinant et au rythme funèbre.

La foule comme un bloc qui salue l'événement à sa juste valeur et se projette 30 ans en arrière. La Factory, Andy Warhol, Nico et la poudre blanche...

Le ton est donc donné, et la voix de Cale, trafiqué comme une voiture volée, est parfaitement soutenue par un line-up impressionnant de maturité.

Loin de jouer la complaisance, John Cale enchaîne les nouveaux titres (Un "Outta the bag" sur lequel Brian Eno pourra saliver de nombreuses semaines..) et joue la carte du lo-fi électro aux relents new-wave. Tantôt Bowie, tantot Roxy music, John Cale reste John Cale, et parvient avec trois accords à lever une foule ("Sold Motel") puis enchaîner un titre aux claviers bidouillés et triturés en blues électro ("Hush").

Le public l'aura compris, le glas n'a pas encore sonné pour John Cale, qui restreint au minimum les reprises et anciens titres. Pour se concentrer sur l'essentiel.

Au diable les cheveux blancs et les traits tirés, le fondateur du Velvet tient la forme, harangue les fumeurs, boit du thé entre les perles du dernier album, puis annonce une chanson "parlant de son peintre préféré".

Le public saisit l'allusion, esquisse un sourire, et repense à "Songs for Drella", le magnifique recueil composé à la fin des 80' par Cale et Reed pour leur mentor Warhol. On est ici en famille, on se sent bien, et John pousse le vice jusqu'à singer la voix monocorde et blasé de Lou sur "Perfect", nouveau titre aux riffs primaires.

Multi-instrumentiste hors pair, John Cale échange guitare, pianos et violon avec une facilité aussi déconcertante que les notes décochées par son groupe...Le temps d'un rock version "Rock n roll animal", l'anglo-saxon se remet en branle et bouscule les préjugés : le rock peut donc vieillir comme une bonne bouteille, et se boire entre amis.

L'occasion en tout cas de dire un jour à sa progéniture que, oui, on y était à ce putain de concert…

 

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Crédit photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie)

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Du côté de la musique :

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"480" de DBK Project
"Echo" de Marion Roch
"Bach & co" de Thibault Noally & Les Accents
"To be continued" de Tropical Mannschaft
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interview de The Psychotic Monks toujours à Terre du Son
On vous parle du Festival de Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Samedi avec Beach Youth, Clara Luciani, Idles, The Hives, Mogwai...
Dimanche pour finir avec Bro Gunnar Jansson, Jeanne Added, Tears for Fears, Interpol...
et toujours :
"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...

Au théâtre :

"Iceberg" au Théâtre de la Reine Blanche
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
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Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle

Cinéma :

la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"Benalla, la vraie histoire" de Sophie Coignard
"Floride" de Laurent Groff
"Whitman" de Barlen Pyamootoo
et toujours :
"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"La traque du Bismarck" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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