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Théâtre de Poche-Montparnasse  (Paris)  septembre 2018

Comédie dramatique d'après le pamphlet de Maurice Joly, mise en scène de Marcel Bluwal, avec Hervé Briaux et Pierre Santini.

A l'écriture et à la mise en scène de "Dialogue aux Enfers", Marcel Bluwal présente une adaptation théâtrale du pamphlet publié en 1864 sous le titre "Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu" par l'avocat et journaliste Maurice Joly, qui use du procédé du dialogue imaginaire pour exprimer sa farouche opposition au régime impérial de Napoléon III qu'il consiède comme un avatar du despotisme.

De cette conséquente confrontation "Le Prince" vs "De l'esprit des lois" sur la science politique opposant la démocratie despotique du premier à l'idéal démocratique du second, Marcel Bluwal a judicieusement sélectionné des morceaux choisis pour leur édifiante résonance contemporaine en faisant la part belle à la partition "machiavélique".

Ainsi, en est-il, et entre autres, de l'affaiblissement des pouvoirs législatif et judiciaire par l'inféodation des parlementaires et la fonctionnarisation des magistrats, du musèlement de la presse, de la manipulation des masses par l'usage de l'antique "Panem et Circenses" qui a fait ses preuves tout au long de l'Histoire des Peuples, de la connivence avec les acteurs majeurs du capitalisme libéral et même de la société du spectacle avec la mise en scène du pouvoir personnalisé qui, intervenant certes dans un Etat de droit, mais dont le droit est dicté par le pouvoir exécutif, aboutissent au dévoiement de la démocratie.

La joute oratoire entre le philosophe des Lumières, juriste de formation descendant d'une illustre et noble famille de magistrats, prônant une politique vertueuse c'est-à-dire assujettie à la morale, et le stratège de la Renaissance d'origine petite bourgeoise, chantre du réalisme politique qui s'affranchit de la morale, s'avère sans issue.

D'autant que leur point d'achoppement, leur conception de la nature humaine, est irréductible : Montesquieu la croît perfectible en alors que Machiavel la pense au mieux, immuable, et au pire, que l'homme a plus d’entraînement vers le mal que vers le bien.

Elle se déroule dans un au-delà, au royaume des ténèbres ou au paradis des philosophes, dans un décor de bureau aseptisé élaboré par Catherine Bluwal, murs blancs, bibliothèque fantôme et meubles en plexiglas de la gamme Ghost Design, celui du studieux Montesquieu auprès duquel Machiavel sollicite un entretien pour éprouver ses réflexions et théories auprès de son cadet de deux siècles à l'esprit brillant mais aux antipodes du sien.

Sous la direction aguerrie de Marcel Bluwal, sévit un duo d'enfer (sic) qui dispense une captivante prestation de haut vol.

Pierre Santini campe un Montesquieu effaré, atterré, qui ploie l'échine sous les terribles coups de boutoir assénés par la percutance et la pertinence des arguments - et l'habileté spécieuse - de son interlocuteur.

Et, dans le rôle de Machiavel, Hervé Briaux qui a déjà démontré sa science de l'éloquence dans l'opus-solo "Tertullien" sur le fanatisme religieux, s'avère magistral.

Bien évidemment hautement recommandable et indispensable pour prendre la mesure du temps présent à l'aune des esprits visionnaires du passé.

 

MM         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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