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John Boyne  (Editions Jean-Claude Lattès)  août 2018

Passionné par la littérature française et étrangère, lecteur compulsif, je passe beaucoup de temps, en dehors de mes activités professionnelles, un livre à la main. D’habitude, quand j’adore un livre, particulièrement les polars, je l’avale à très grande vitesse, voulant connaître l’épilogue. Je m’enferme alors dedans, sortant de toute vie sociale pour le terminer le plus vite possible.

Avec Les fureurs invisibles du cœur, écrit par John Boyne et publié aux éditions JC Lattès, ce fut tout l’inverse. Dans mes mains depuis plus d’un mois, j’ai pris soin, dès les premières pages lues, de le lire avec parcimonie, de façon précautionneuse et en prenant le temps de le savourer, tant la lecture de cet ouvrage me ravissait.

Il est des livres que l’on n’a pas envie de terminer, où l’on regarde le nombre de pages qu’il nous reste à lire pour avoir un aperçu du bonheur qu’il nous reste. Les fureurs invisibles du cœur en fait partie. 587 pages donc pour ce livre, je me souviens précisément du nombre, et un bonheur immense d’avoir découvert cet auteur avec ce superbe livre.

John Boyne est né en Irlande au début des années 70 et il est l’auteur de dix romans et de quelques livres pour la jeunesse. Avec Les fureurs invisibles du cœur, il signe ici son roman le plus personnel et le plus ambitieux.

L’histoire se passe en grande partie dans son pays natal, l’Irlande, sur une période allant des années 40 jusqu’à nos jours. Et ces fureurs invisibles du cœur sont celles portées par le narrateur Cyril Avery qui, au travers de son histoire, va nous dresser un portrait saisissant de la société irlandaise depuis ces années 40.

Cyril Avery n’est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais. C’est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Cyril a été abandonné à sa naissance par une mère pas encore majeure, bannie elle-même par ses parents dès sa grossesse. Devenu fils adoptif d’un couple dublinois aisé et excentrique, il n’a manqué de rien durant son enfance sauf de savoir réellement qui il est et d’où il vient.

Sexuellement aussi Cyril se cherche, il comprend très vite qu’il n’aime pas les femmes et qu’il est attiré par les garçons, notamment Julian, rencontré dès son plus jeune âge. L’auteur nous montre alors l’impossibilité d’affirmer son homosexualité dans la société irlandaise des années 60. Ne pouvant pas assumer son désir pour les hommes, Cyril va accumuler les rencontres éphémères, s’enfermant dans un labyrinthe sentimental qui se terminera par un mariage avec Alice, la sœur de Julian dont il est secrètement amoureux.

Le jour de la noce, Cyril va révéler à Julian ses sentiments que ce dernier va très mal prendre. Cyril va alors fuir, abandonner son épouse comme sa mère jadis l’a abandonné pour partir aux Pays-Bas où il connaîtra une liaison avec un médecin hollandais. D’autres épreuves l’attendent car le passé resurgit toujours et son histoire ne s’arrêtera pas aux confins d’Amsterdam.

Alors voilà ! Que dire d’autre que ce roman est d’une puissance narrative rare, qu’il nous fait passer par toutes les émotions, du rire aux larmes en passant par la révolte. C’est un roman magnifiquement écrit qui nous propose une véritable réflexion sur l’homosexualité des années 40 jusqu’à aujourd’hui. En même temps, l’histoire de Cyril s’associe parfaitement à l’histoire de l’Irlande que l’auteur nous dresse parfaitement autour des tensions religieuses et des actes terroristes perpétrés par l’IRA.

Les fureurs invisibles du cœur n’est pas seulement un livre sur l’homosexualité. Sa grande qualité vient aussi du fait qu’il aborde en profondeur de nombreux thèmes universels comme l’adoption, la filiation, le Sida, la violence et la prostitution. C’est un ouvrage immensément riche qui justifie parfaitement ses presque 600 pages.

L’auteur nous dresse un portrait sans complaisance de son pays sur un ton souvent acerbe, tout en y ajoutant de nombreuses touches de cynisme. Tout semble juste néanmoins dans cet ouvrage et on ne peut qu’aimer la plupart des personnages du livre malgré leurs défauts.

Les fureurs invisibles du cœur restera très longtemps dans ma mémoire tant j’ai adoré lire cet ouvrage. Il fait maintenant partie de ces livres qui marquent et je vais de ce pas m’évertuer à le conseiller à tous ceux qui, comme moi, sont des admirateurs des belles lettres.

Les fureurs invisibles du cœur n’est pas une priorité de lecture, c’est une nécessité.

 

A lire sur Froggy's Delight :
La chronique de "L'audacieux Monsieur Swift" du même auteur

En savoir plus :
Le site officiel de John Boyne


Jean-Louis Zuccolini         
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# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

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Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
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Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
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Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
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"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
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"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
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et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
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avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
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de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
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de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
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du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
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Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
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"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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