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Interview  (Le 106, Rouen)  vendredi 28 septembre 2018

L’idée est venue comme une blague lors de l’enregistrement des sessions normandes estivales (Thomas Breinert / Foray / Qu'en pense Gertrude), "il ne manque que Tahiti 80 pour faire le tour des artistes originaires du coin". Parfois, il faut prendre les blagues au sérieux, c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Rouen le 28 septembre, pour passer une partie de l’après-midi au 106 en compagnie de Foray et Tahiti 80 pour poursuivre nos aventures normandes.

C’est vers 16 heures que nous arrivons au 106, la Scène de Musique Actuelles, à sa tête Jean-Christophe Aplincourt, directeur et programmateur nous a réservé le meilleur accueil qui soit, il a même pris le temps de répondre à nos questions sur son métier et sur, bien sûr la musique.

Pendant que les Tahiti 80 terminent leur balance, nous en profitons pour retrouver Xavier Feugray aka Foray.

Tu as sorti ton album il y a peu de temps, comment ça se passe, comment ça va ?

Xavier Feugray : Effectivement, c’est la question à poser, écoute, oui ça va ! C’était une sortie d’album confidentielle on va dire, mais je n’attendais pas non plus à un raz-de-marée de promo et de com, donc quelque part je suis satisfait. Et là je retravaille pour faire ce qui n’a pas été fait avant, refaire de la communication, retravailler un clip, un nouveau single. En ce moment, je réfléchis à des idées sur comment mélanger ce que j’ai fait cette année, c’est-à-dire beaucoup de dessins autour de l’album et mettre ça en image pour certaines chansons, sans doute "L’exil" que l'on n'a pas clippé du tout, faire vivre, faire exister les morceaux et voir comment ça prend, le tout de manière cool et enjoué.

Tu es une sorte de "nouvel arrivant" sur la scène locale, comment tu te situes par rapport à elle ?

Xavier Feugray : Je ne suis pas tant nouveau que ça, parce que quand tu regardes bien ça fait déjà un moment que je bosse, là c’est plus essayer d’assoir quelque chose, une pate ou un truc qui m’est propre dans ce paysage. Est-ce que je vais y arriver je ne sais pas, mais j’essaie de travailler ce chemin entre chanson française, pop, électro, ce sont des choses qui me plaisent. Je ne fais pas du tout la même chose que la scène rouennaise existante, on n’est pas sur les mêmes créneaux. Moi je suis plus chanson française, Tahiti 80 sont dans quelque chose de plus pop, les Dogs à l’époque c’était plus rock. Mais c’est plutôt pas mal d’avoir un vivier, d’avoir une scène, peut-être aussi avec le 106 qui permet que des choses se passent, que ce soit les 106 expériences, les premières parties, moi j’ai eu la chance de bénéficier de tout ça…

Ça change quelque chose de jouer dans sa ville ?

Xavier Feugray : C’est un petit peu plus de pression parce que tu as plus de potes qui viennent te voir, du coup effectivement c’est un petit peu plus proche, tu n’as pas envie de les décevoir, alors que si tu joues à Guingamp tu t’en fiches un peu de cette pression là et de fait tu te lâches plus quand tu es ailleurs. Là c’est plus tendu, tendu gentil, attention ! Je ne vais pas flipper trop, enfin je flippe d’ordinaire mais je vais voir, je ne sais pas comment gérer ça : la rencontre avec les potes !

Comment tu envisages le passage entre les chansons en studio ou en concert ?

Xavier Feugray : Il faut les essayer pas mal avant, et de fait il y a des chansons que tu ne joues pas parce que déjà en répétition on s’ennuie, c’est le premier grand indicateur. Ensuite ,parfois tu les joues une fois ou deux et là tu vois que la réaction de la salle n’est pas top, il y a des chansons comme ça qu’on ne jouera pas ce soir parce que l’on sait que ça retombe trop, ça plombe, je ne vous dirais pas lesquelles mais on sait que ces chansons-là elles sont cools sur un disque mais pas sur scène, ou alors il faudrait trouver une autre manière de les jouer mais on n'a pas toujours le temps de réfléchir à ça. Et d’autres où tu dis qu’il faut les enchaîner de telle manière, parce que tu sens que la sauce prend et qu’il faut la faire monter comme on dit et c’est ce qu’on essaie de faire.

Sur scène c’est de la re-création ou de la récréation ?

Xavier Feugray : Un peu les deux, il y a des choses qu’on fait différemment parce qu’il y a des parties qu’on ne retrouve pas sur le disque, qui ont été réarrangé, notamment au niveau des guitares et clavier qui sont refaites par Ludwig parce qu’on lui laissé le choix de reprendre ou d’ajouter des choses, c’est une manière de revoir les titres et de se lâcher sur certains moments, j’ai tendance en studio à être super sérieux alors que sur scène tu t’autorises à partir en vrille, à te laisser aller, sinon ce n’est pas marrant, on n’est pas là pour écouter un disque !

C’est au tour de Foray d’aller faire ses balances, pendant que le reste du groupe se repose (et dorment même pour certains que nous ne nommerons pas), Xavier Boyer le chanteur de Tahiti 80 à accepter de répondre aux, presque, mêmes questions.

Vous allez sortir votre album dans peu de temps, comment ça se passe, comment ça va ?

Xavier Boyer : Ça va bien ! On a l’impression que tout est sur des rails, on a reçu les disques on a eu le temps de préparer le concert, on a nos visas pour les pays dans lesquels on va tourner, on a réglé les histoires de frets donc tout est bon pour qu’on s’amuse. Concernant le disque, il y a plusieurs façons de l’envisager, il y a un côté parce que faire un disque c’est un processus tellement long, on se retrouve à écouter les morceaux des milliers de fois pour s’assurer que tout est bien la compo, les mix, le mastering, revoir les vidéos, etc. c’est quelque chose d’assez minutieux et à un moment on a tellement le nez collé sur les chansons qu’on a du mal à avoir un plan large de tout ce qui se passe.

Quand on sort un disque, il y a un côté excitant, lune de miel, on a un regain, je ne dirais pas qu’on a une perte de confiance mais on ne peut pas garder un niveau d’excitation pendant six mois un an entre le moment où le disque est fini et celui où il va sortir, là il y a une certaine fierté que ça sorte enfin, on vient de recevoir les vinyles c’est beau c’est vert, on voit la pochette, on se souvient des notes de pochettes, des remerciements qu’on a pu mettre quelques petites blagues qu’on a glissées, c’est vrai que les gens ne voient plus trop l’attention et l’intention qu’on porte aux petits détails, à chaque fois j’essaie de faire des crédits un peu différent, là c’est comme si c’était une sorte de film, j’avais oublié donc je suis content.

Vous êtes des sortes de "vétérans" de la scène locale, comment vous situez par rapport à elle ?

Xavier Boyer : Oui tu peux le dire, plus que vétérans on est des sortes de survivants même. Quand on fait des interviews, souvent on nous rappelle qu’on s’est formé en 1993, qu’on a sorti nos premiers disques en 1999, là on se rend compte du chemin parcouru et ça fait beaucoup. Il y a quelque chose de surréaliste quand on regarde cette longévité, on se demande comment ça s’est fait et en même temps, on sait qu’on a beaucoup travaillé et là encore, il y a un peu de fierté parce qu’on s’est accroché. Concernant la scène locale, c’est amusant parce que ces dernières années on est revenu souvent à Rouen mais ça fait presque vingt ans que j’habite à Paris, donc je suis ça de loin.

C’est ça un peu le paradoxe, on nous ramène souvent à Rouen et on assume beaucoup mieux cette origine-là depuis peu. Parce que quand tu commences dans la musique, tu as envie d’aller voir ailleurs, de sortir du côté "groupe régional". Par rapport à des groupes parisiens, on disait "les petits rouennais" parce que ce n’était pas Bordeaux, Rennes, des villes avec un gros vivier de groups donc on a essayé de s’enlever ces étiquettes-là et finalement, maintenant on assume complètement le fait de s’être rencontrés à Rouen, d’avoir un rapport avec cette ville, aujourd’hui plein de choses cools sortent de Rouen, et c’est très bien.

Ça change quelque chose tout de même de jouer dans sa ville ?

Xavier Boyer : Oui oui ! Il y a quelque chose qui est totalement symbolique, c’est quand même un disque qui a été enregistré à Rouen, c’est quand même une date particulière, parce qu’on commence la tournée ici et finalement, c’est que la deuxième fois qu’on le fait. Il y a une symbolique "From Rouen to the rest of the world !" et j’aime cette histoire, je suis content et à l’aise, ça me fait plaisir, il y a un sens, on va jouer devant plein de copains, c’est vraiment symbolique plus que de s’inscrire dans une lignée de groupes rouennais, je ne réfléchis pas en ces termes-là.

Comment vous envisagez le passage entre les chansons en studio ou en concert ?

Xavier Boyer : On réarrange les morceaux pour la scène mais pas toujours, on part souvent en disant : "il faut qu’on entende ce petit son aussi". Mais en fait, il ne va pas manquer. Quand tu commences à retravailler un répertoire, tu te dis qu’il faut que tout le monde entende tout, tu as la tentation de rajouter des séquences, alors qu’il faut aller à l’essentiel, la chanson si tu l’as mise sur un disque, c’est que normalement elle tient la route. Il y a des morceaux qu’on a beaucoup joués et on arrive toujours à s’extraire de ça, les morceaux on les a entendus mille fois, parfois on les a joués deux mille fois mais on s’extrait de ce rapport affectif.

Après moi j’aimerai bien faire des morceaux qui ne sont pas forcément connus comme "Ear To The Ground" sur Activity Center par exemple mais ce sont des morceaux compliqués parce qu’il y avait une sorte de chorale ou "Wall Paper for the Saoul" qui a des cordes, on l’a fait sur scène mais on n’arrive pas à lui rendre totalement justice. Il y a aussi des morceaux qui sont très difficiles à retranscrire parce que c’est un moment de production, parce qu’ils ont été enregistrés à un instant particulier avec un truc qui s’est passé que tu n’arrives pas forcement à refaire…

Aujourd’hui, on va se retrouver avec un album que la plupart du public va découvrir, ça va être des oreilles neuves. On va jouer sept nouveaux morceaux, on essaie de créer un environnement familier pour les amener petit à petit dans le nouveau disque, ponctué de quelques rappels de plusieurs albums, on a beaucoup pensé à la setlist et à avoir un bon équilibre, le tout articulé autour du nouvel album. On s’est dit : "quels sont les morceaux les plus Sunshine Beat de notre discographie ?" On a pioché des morceaux des disques précédents, ceux qu’on ne joue pas souvent, on essaie d’avoir un petit facteur de nouveauté même sur des anciens morceaux. On ne peut pas non plus jouer trois heures mais on est sur dix-huit chansons avec bien sur les trois quatre incontournables. Par exemple, en Corée il y a un morceau qui s’appelle "Open book" qu’on a beaucoup joué puis qu’on avait mis un peu de côté mais si on ne le joue pas là-bas, les gens ne vont pas être contents, pareil avec "Something About You girl" en Indonésie.

Sur scène, c’est de la re-création ou de la récréation ?

Xavier Boyer : C’est les deux, il faut que l’on trouve son compte en tant que musicien parce que tu vas beaucoup jouer les chansons. Typiquement, quand on commence une tournée, on ramène plein d’effets et on se retrouve avec un pédalier de guitare, trois claviers chacun et finalement, au bout d’un moment, tu reviens à un truc simple, tu as moins de pédales et tu te concentres juste sur le concert parce que ce n’est pas très sympa, ni amusant de faire des claquettes pour déclencher les sons au bon moment, il vaut mieux simplifier pour retrouver quelque chose d’organique et prendre du plaisir en jouant.

L’après-midi avance, les balances sont terminées, l’occasion rêvée pour présenter Xavier à Xavier et vice-versa.

Xavier, peux-tu nous parler nous de Xavier…

Xavier Feugray : Je ne connais pas trop Tahiti 80, je ne suis pas de Rouen à la base, et quand j’ai commencé à faire de la musique et à rencontrer les musiciens de la scène rouennaise, ils venaient d’autres horizons que les Tahiti.

Xavier Boyer : C’est vrai que l’on ne se connaît pas trop, juste de vue pour s’être croisé quelques fois avant. Je connais bien Ludwig (ndlr : Brosch, guitariste de Foray), nous sommes de la même génération, nous nous retrouvions régulièrement dans les lieux emblématiques de la scène locale comme le Kalif où plusieurs groupes enregistraient et se croisaient... Radiosofa, Elektrocution, la Maison Tellier... Et puis aussi, assez rapidement, j’ai quitté Rouen pour m’installer sur Paris. Malgré tout, on a gardé un lien spécial avec la ville. Avec toi Xavier, on s’est loupé de peu...

Aimez-vous partager la scène, en double affiche, sans le côté "1 ère partie de" ?

Xavier Boyer : J’aime bien qu’il n’y ait pas ce rapport première partie.

Xavier Feugray : Je te rejoins aussi sur ce point. J’apprécie surtout l’aspect rencontre, on ne s’était jamais présenté et ce soir, c’est l’occasion de se voir, de discuter.

Xavier Boyer : Les deux groupes sont un peu comme chez eux au 106. Tahiti vient de faire une résidence de plusieurs jours ici et toi tu es un artiste suivi par leur équipe. Ça donne une impression d’être dans un lieu familier. Ce soir, je ressens une sensation différente des dates classiques de tournées, on termine notre résidence au 106, avant la sortie de l’album et la tournée et on va le jouer pour la première fois, devant beaucoup d’amis, de proches, avec le sentiment d’être à la maison.

Xavier Feugray : Avec ce côté familial, jouer devant nos amis, nos proches, de plusieurs générations différentes.

Et si vous deviez choisir un troisième artiste commun pour partager avec vous la scène ?

Xavier Boyer : On nous a proposé un peu plus tôt de faire une reprise ensemble pour la radio du 106. Nos horizons sont un peu différents, toi tu chantes en français, nous en anglais mais le côté pop-synthétique que nous avons en commun me semblait une bonne piste. J’avais pensé à un Cure ou un New Order, Depeche Mode. Et toi, tu avais réfléchi à quelque chose ?

Xavier Feugray : J’étais parti sur d’autres pistes comme Leonard Cohen, et en particulier le morceau "Who by fire".

Xavier Boyer : Ah parfait, ça aurait été le morceau idéal, avec des harmonies de voix différentes, on retient l’idée si l’occasion se représente.

Votre meilleur concert à la fois en tant qu’artiste et en tant que spectateur ?

Xavier Boyer : Cette année, je suis allé au Madrid pop-fest, voir entre autres Eggstone, un de mes groupes favoris. Per Sunding (ndlr : chanteur du groupe) avait une tourista sévère... Il jouait, quittait la scène brutalement en s’excusant, les autres membres du coup improvisaient le temps qu’il revienne... Il a fait ça plusieurs fois, du coup tu avais plus le sentiment d’être à un happening qu’à un concert... On sentait que Per ne voulait pas décevoir son public, assurer le concert coûte que coûte. Il a tenu le plus longtemps qu’il pouvait mais à un moment, il a dit stop, il ne pouvait plus... J’ai aimé ce soir-là le côté passion et respect du public. Rien n’était calculé, prévu, contrairement à beaucoup de concerts aujourd’hui où tout est millimétré, sans beaucoup de place laissée au côté unique de l’instant.

Concernant, les Tahiti, je garde un souvenir ému d’une série de concerts que l’on a fait au Japon quelques mois après la catastrophe de Fukushima. On était aux USA quand c’est arrivé et on devait s’envoler pour le Japon, tout avait été annulé... pleins de groupes refusaient d’y retourner jouer par peur d’être irradiés. Nous on y est allé. Ils étaient très contents qu’on vienne, on a ressenti une intensité très particulière, ils avaient le sentiment de ne pas être totalement abandonnés. Ils avaient besoin de retrouver des moments de légèreté... On a vécu une symbiose formidable sur cette tournée.

Xavier Feugray : Higelin au casino de Dieppe. Il était complètement vampirisé par le concert, il savait qu’il devait s’arrêter mais embrayait sur un autre morceau, puis un autre, presque sans fin... Il donnait l’impression de vivre chaque instant de la soirée, de manière unique, sans rien de prévu... C’est cette forme de liberté qui me fascine.

Et à titre personnel, j’ai le souvenir d’un concert inouï aux Francos de la Rochelle. Je jouais au théâtre Verdière, il y avait beaucoup de monde, alors que le concert était en plein milieu de l’après-midi, les gens se levaient à chacune des chansons, avec un vrai engouement, ils nous ont porté ce jour-là, on a ressenti comme une forte pulsion, alors qu’on n’était pas trop connu... peut-être qu’inconsciemment, je recherche cette sensation maintenant.

20h30, les hostilités commencent, Foray prend possession de la scène, aérien, enjoué, volubile.

Déroulant les morceaux de son premier album dans une énergie communicative, réussissant une parfaite transposition de son univers électronique dans un écrin entraînant et allègre mais toujours autant touchant et subtil.

Dansant avec sa guitare, faisant corps avec elle pour mieux s’en défaire pour toujours rester au service des chansons, ici rien n’est de trop, délicat mais sans maniérisme, dansant et évident mais sans racolage.

Foray affine et affirme son univers en live, celle d’une autre chanson française bien de son époque qui mériterai largement d’être découvert par le plus grand nombre.

Vers 21h32 environ, Tahiti 80 déboule et le rythme est d’entrée trouvé avec un "Unpredictable" - qui est je vous le rappelle une des plus grandes chansons pop jamais écrites - dynamique et claquant. Le reste du concert sera à l’avenant, les nouveaux morceaux se mariant parfaitement aux anciens pour former une symbiose effectivement totalement Sunshine Beat, mention spéciale pour "Hurts", slow aux allures rétro à qui il ne manque qu’un solo de saxophone final.

Une bonne humeur et une énergie folle se dégagent de ce concert avec notamment un Hadrien Grange dans le rôle de Jon the Postman, haranguant le public pourtant déjà bien chaud.

Il est impossible de terminer une soirée de concerts sans passer par le bar et sans prendre plaisir à parler avec les artistes et à leur demander, alors ça s’est bien passé ?

Xavier Feugray : J’appréhendais beaucoup, j’avais même peur je crois, de jouer à Rouen devant les potes ce qui fait que parfois ça passe ou ça casse, bon c’est passé, mais même quand je suis sorti de scène j’avais peur, est-ce que les gens ont bien aimé, mais je me prends beaucoup la tête là-dessus…

Xavier Boyer : Ça s’est très bien passé, c’était un superbe moment pour nous, c’était comme si on avait fait toute la résidence un peu sur le frein à main et là, on s’est lâché, une ambiance hyper amicale, on se sent bien et quand on se sent bien, on est au taquet dès le début donc c’était super, donc très content.

La symbolique rouennaise j’espère que c’est de bon augure, évidemment on est perfectionniste, on aurait aimé travailler encore plus de choses mais là, j’ai trouvé qu’il avait un bon mélange entre les morceaux qu’on avait pas joués depuis longtemps, "Changes" par exemple, et les nouveaux morceaux, les gens ont super bien réagi. C’est bien quand tu penses à quelque chose et que ça se réalise pour paraphraser Hannibal dans l’agence tout risque : "j’adore quand un plan se déroule sans accro". Il y a encore des choses à travailler parce que c’est la première, mais ce n’était pas loin de ça.

Parfois, il faut prendre les blagues au sérieux, et cette soirée était tout sauf une blague, nous nous sommes sérieusement amusés, nous y avons pris un sérieux plaisir et il ne faut jamais oublier que dans la vie il n’y a que deux choses qui doivent être prise au sérieux : les blagues et le plaisir.

Remerciements au 106 et à toute leur équipe pour l’impeccable et chaleureux accueil, et des remerciements particuliers à Tahiti 80 et surtout aux Xavier(s) pour leur patience, leur disponibilité et leur gentillesse.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Foray
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Le site officiel de Tahiti 80
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\r\n Le Soundcloud de Tahiti 80
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Crédits photos : Sébastien Dupressoir & Sylvain Barraux


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Du joyeux, du triste, du beau, du sombre, du symphonique, du dépouillement, de l'épique, de l'intimiste... Encore une semaine chargée en actualité et pleine d'éclectisme dans notre sélection culturelle à découvrir sans plus attendre.

Du côté de la musique :

"Wanderer" de Cat Power
"I Am As You Are" de Sol Seppy
"Dag Wiren : Sinfonietta in C major, Serenade, Synphony N3 & Divertimento" de Rumon Gamba & Iceland Symphony Orchestra
"Une issue" de Samuel Cajal
"Comme un ours" de Alexis HK
"Antilles méchant bateau" par divers artistes
"Blow" de Donny McCaslin
Rencontre avec Gontard! et son nouveau clip "Arcade Fire" à découvrir
"Weapons of mass percussion" des Tambours du Bronx
"Houdini" de San Carol
"Vendredi soir EP" de Céline Tolosa
et toujours :
"La fragilité" de Dominique A
"Il Francese" de Jean Louis Murat
"Pink air" de Elysian Fields
Qu'en Pense Gertrude ? en interview accompagnée d'une session acoustique dans une cave à vins
"Certaine ruines" de Cyril Cyril
"Northern chaos gods" de Immortal
"Feel" Invigo
"La gueule de l'emploi" de Lénine Renaud
"Si c'était à refaire" de Septembre
"Voodoo magic" de Spiral Deluxe
"Midnight in an moonless dream" de The Buttertones

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Le Banquet" au Théâtre du Rond-Point
"Le Pouvoir" au Théâtre de Ménilmontant
"La Nostalgie du futur" au Théâtre national de Bordeaux
"La Cantate à trois voix" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Queen Mary" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Laïka" au Théâtre du Rond-Point
"Oscar et la Dame rose" à la Comédie Bastille
"Jean-François Derec - Le jour où j'ai appris que j'étais juif" au Théâtre L'Archipel
les reprises :
"Tous mes rêves partent de la gare d'Austerlitz" au Théâtre 13/Seine
"Camille contre Claudel" au Théâtre du Roi René
"Deux mensonges et une vérité" au Théâtre Rive-Gauche
"Le Potentiel érotique de ma femme" au Théâtre des Mathurins
"Ma cantate à Barbara" au Théâtre des Variétés
"K Surprise" au Théâtre Les Déchargeurs
"Clouée au sol" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Gloire de mon père" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"J'ai mangé du Jacques" au Théâtre Les Déchargeurs
et la chronique des autres spectacles d'octobre

Exposition avec :

"Caravage à Rome - Amis et Ennemis" au Musée Jacquemart-André
"Giacometti - Entre Tradition et Avant-garde" au Musée Maillol

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Guantanamera" de omas Gutierrez Alea et Juan Carlos Tabio
"Wine Calling" de Bruno Sauvard
Ciné en bref avec :
"A Star is born" de Bradley Cooper
"Climax" de Gaspar Noé
"L'Ombre d'Emily" de Paul Feig
"Frères ennemis" de David Oelhoffen
"The Little stranger" de Lenny Abrahamson
"Voyez comme on danse" de Michel Blanc
la chronique des films de septembre
et la chronique des autres sorties d'octobre

Lecture avec :

"Bandidos" de Marc Fernandez
"Commode, l'empereur gladiateur" de Eric Teyssier
"La mort selon Turner" de Tim Willocks
"La riposte" de Philippe Meirieu
"Reporter criminel" de James Ellroy
"Un gentleman à Moscou" de Amor Towles
et toujours :
"Sympathie pour le démon" de Bernardo Carvalho
"Réelle" de Guillaume Sire
"Personne n'est obligé de me croire" de Juan Pablo Villalobos
"Les illusions" de Jane Robins
"Les exilés meurent aussi d'amour" de Abnousse Shalmani
"L'autre siècle" de Xavier Delacroix

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