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Musée du Luxembourg  (Du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019)  Paris

Avec la collaboration de la Fondation Mucha, la Réunion des Musées Nationaux propose une incursion dans l'Histoire de l'Art au tournant des 19ème et 20ème siècle avec l'exposition monographique consacrée à Alphonse Mucha, figure du Paris de la Belle Epoque et chantre du mouvement artistique Art nouveau.

Sous le commissariat de Tomoko Sato, conservatrice à ladite fondation, la monstration scénographiée par l'Atelier Maciej Fiszer, qui mise sur les grands volumes du Musée du Luxembourg avec un parti pris affirmé de contrastes tant chromatiques que lumineux, permet de synthétiser son graphisme novateur en matière d'arts décoratifs qui a donné naissance au "Style Mucha" avec ses illustrations évanescentes et lumineuses et de découvrir sa "dark face" avec une oeuvre picturale, sans doute méconnue du grand public, portée par un humanisme mystique.

Alphonse Mucha, le pape de l’Art nouveau français et le chantre de l'épopée slave

Révélé en 1895 par l’affiche créée pour Sarah Bernhardt, dont il deviendra l'affichiste attitré, pour la pièce de Victorien Sardou "Gismonda", Alphonse Mucha, le "Bohêmien" né en Moravie qui est déjà un illustrateur chevronné qui a fait ses classes à Prague, connait un immense succès

Un succès lié, d'une part, à des circonstances conjoncturelles, la vague de slavophilie et l'affichomanie induite par le développement de la chromolithographie en couleur, l'édition de masse des reproductions et le développement des publicités commerciales.

Et d'autre part, il se distingue et se démarque du style réaliste des autres affichistes ayant pignon sur rue tels Chérec, Steinlein et Toulouse-Lautrec. Car il opère par syncrétisme stylistique à partir d'un répertoire de motifs décoratifs qu'il compilera en 1902 dans un portfolio intitulé "Documents décoratifs" destiné aux artisans, décorateurs et étudiants en beaux-arts.

Ainsi il hybride des motifs ornementaux de toutes origines et tous styles, du gothique au rococo, du Japon à l'Islam et, bien évidemment, des éléments traditionnels de l'iconographie tchèque qui tiennent à l'art byzantin, tel le halo emprunté aux icônes (Série sur les Arts), le baroque qui préside au décor des églises tchèques ainsi que l'artisanat populaire marqué par le décor végétal et floral.

Ensuite par une esthétique en résonance avec les codes du symbolisme, un chromatisme en demi-tons pastels et surtout par l'élaboration d'un canon de beauté féminine avec une femme idéalisée à la chevelure en cascades volupteuses vêtue de vêtements fluides à l'antique qui révèle des courbes langoureuses.

Et il va exporter son style dans tous les registres des arts décoratifs, la décoration intérieure avec des panneaux décoratifs ("Les Quatre Saisons"), les arts de la table, les étiquettes pour les produits de consommation, pour la biscuiterie Lefèvre-Utile et les champagnes Ruinart et Moët & Chandon, les bijoux ainsi que les arts de la table.

Croyant à l'union spirituelle de l’humanité, il réalise des illustrations de la prière de la liturgie chrétienne "Le Notre Père" qu'il publie en 1899 sous forme d'un livre illustré intitulé "Le Pater" conçu comme un message aux générations futures et se dirige vers une production picturale plus ambitieuse.

Militant nationaliste, il retourne en son pays natal en 1910 et va se concentrer sur son grand oeuvre, "L'Epopée slave" composée d'une série de vingt toiles monumentales retraçant de manière héroïque l’histoire des peuples slaves ressortant à la peinture d'histoire académique.

Ces toiles offertes par Mucha en 1928 à la ville de Prague à l’occasion du 10ème anniversaire de l’indépendance du pays sont présentées dans un montage vidéo sur double écran panoramique qui donne la mesure de ces compositions qualifiées de "péplum en Europe centrale".

Les oeuvres tardives du peintre s'inscrivent dans le même registre avec des toiles, des cartons pour vitraux d'églises et les études pour son ultime triptyque représentant Les trois Ages, la Raison, la Sagesse et l’Amour.

A noter que qu'un cycle de conférences gratuites sur réservation se déroulera au Centre culturel tchèque.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Musée du Luxembourg

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation de la RMN


MM         
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Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
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