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Comme un ours  (La Familia)  octobre 2018

En plus d’avoir un nom de famille imprononçable à qui a le muscle buccal mal entraîné, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’homme est prolixe. Alexis HK s’est talentueusement mesuré à Brassens dans Georges & moi, a écrit pour les plus petits Ronchonchon et Compagnie et a fait chavirer nombre d’amateurs de phrases chaloupées. Comme un ours est son neuvième album.

Les plus cyniques diront que la qualité n’égale pas la quantité (parce qu’il faut bien dire quelque chose de désagréable pour être craint – donc respecté – dans leur monde du qu’en dira-t-on…). Chacun son point de vue.

J’aime retrouver le timbre grave et profond d’Alexis HK, sa façon de fredonner en sourdine, pas de colère dans sa voix, pas de résignation dans ses propos. Seul reste le simple constat poétique des paradoxes humains pas si simples. Ses silences éloquents ne culpabilisent pas. Ses paroles ne pointent pas les comportements. Il est un chansonnier du quotidien, suffisamment blasé pour ne pas paraître trop enthousiaste, un poète solitaire friand de collaborations.

C’est presque tout seul qu’il façonna cet album tendre et lucide. Comme un ours incarne le désarroi de la bonne grosse bêtise humaine, humains désappointés puisant le courage dans l’amour et la nostalgie.

"Méchant bobo parisien, crypto gauchiste de malheur, responsable du déclin de la famille et des valeurs, se prépare vos grands retours des fossoyeurs qui fascisent […] Tant de responsables aux misères du peuple offusqué, les bouc-émissaires risquent d’être assez surbookés" ("Les pieds dans la boue"). Il chante les cicatrices que les conflits armés laissent, nostalgie du temps des cerisiers fleuries d’antan ("Le cerisier") et la solitude des êtres sommés de se socialiser : "Ils n’étaient pas les seuls à faire de leur lit une base arrière à la mélancolie" ("Comme un ours").

Tendres, les textes d’Alexis HK ont la bienveillance des sourires sincères, "les fruits vermeils qui nous poussent aux enfantillages et que j’accroche à ton oreille" ("Le cerisier") et l’inexplicable amour quasi filial entre les hommes et leur chien : "C’est un ami qui te guérit de la défaite, qui te suivra même si tu finis malhonnête, qui a dans les yeux une étincelle plus généreuse que beaucoup de déclarations d’amour douteuses, Je veux un chien, un vrai, un chien qui sert à rien […] J’en ai assez de tous ces chats égocentriques qui te méprisent entre deux siestes" ("Je veux un chien").

Non sans humour, Alexis HK vit le moment présent, un air de passé pour un instant de futur. L’auteur est de ces doux rêveurs, un peu poète, un peu ascète, tenant toujours par la main l’enfant qui le regarde de son œil serein. Le musicien, lui, use de la délicatesse des cordes frappées et de la mélancolie des cordes frottées, maniant l’un et l’autre en mélodies trotte menues s’insinuant sur le bout de la langue.

Des conséquences du sucre massacreur de silhouette ("Sucré") aux grands carnages de la bêtise humaine ("Marianne"), l’auteur-compositeur-interprète a tout des chansonniers dont on aime fredonner les airs et paraphraser les tournures. Chaque titre raconte une histoire, il est là le Brassens du siècle, n’attendons pas son trépas pour le couvrir d’éloges.

Non, Alexis HK n’est pas un ours mal léché, grinçant des dents et grognant sans vergogne, il n’a d’ours que la voix et la douceur à l’intérieur, faut pas le chercher, voilà tout…

 

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La conférence de presse de Alexis HK (9 juillet 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de Alexis HK
Le Soundcloud de Alexis HK
Le Facebook de Alexis HK


Nathalie Bachelerie         
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# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
"Super lâche" de Maalers
"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
un classique revisité avec la vidéo de "Le Misanthrope"
une comédie dramatique historique avec le streaming de "A tort et à raison"
une comédie dramatique contemporaine avec le streaming de "Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"
une comédie contemporaine avec "L'heureux élu"
du divertissement caustique avec des inoxydables :
"J'aime beaucoup ce que vous faites"
"Sexe, magouilles et culture générale"
du boulevard avec :
"Ma femme s'appelle Maurice"
"Le Nouveau testament"
dans la série "Au Théâtre ce soir" :
"Folie douce"

"Chat en poche"
une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
et des spectacles à voir ou a revoir en DVD :
"Orphée"
"Poisson et Petits pois !"
"Road Trip"

Expositions avec:

des balades muséales à Paris en en bord de Seine avec la visite virtuelle des collections permanentes du Musée d'Orsay, du Musée des Arts Décoratifs et du Musée du Quai Branly
pousser en province jusqu'au Musée des Beaux Arts de Lyon et même au Mucem à Marseille
et commencer un Tour d'Europe par l'Italie direction Galerie d'Art Moderne de Milan puis la Galerie des Offices à Florence
mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
enfin retour at home en toute tranquillité mais en musique en son électro avec sur le Musée de la Sacem "Musiques électroniques - Des laboratoires aux dance floors"

Cinéma at home avec :

en mode Ciné-Club avec :
"Dementia" de Francis Ford Coppola
"M le maudit" de Fritz Lang
"La maman et la putain" de Jean Eustache
découvrir en DVD la filmographie de Jean-Daniel Pollet, réalisateur atypique - et méconnu - de la Nouvelle Vague pour lequel la Cinémathèque française avait prévu une rétrospective avec en parallèle la sortie en salles de ses films restaurés avec en streaming "Méditérranée
et des films récents sortis en DVD :
"Adults in the room" de Costa Gavras
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
"Martin Eden" de Pietro Marcello

Lecture avec :

"Aotea" de Paul Moracchini
"Fille et loup" de Roc Espinet
"Ghosts of L.A." de Nicolas Koch
"Pierre le Grand" de Thierry Sarmant
"Propriétés privées" de Lionel Shriver
et toujours :
"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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