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Interview  (Paris)  14 octobre 2005

Les temps sont durs et le consensus mou, la musique s'ébranle. Retour en force de la new wave et des années 80 oblige, les jeunes (Bloc Party, The Killers, etc…) et les vieux (Simple Minds, New Order) ressortent les synthés avec de vraies mélodies dedans.

Pas en reste, Waiting for words poursuit son épopée entre les terres new wave et les contrées rocks. Sorti voilà un an de leur dernier album A walk though the night, et d'une fin d'une tournée riche en émotion, Waiting for words coupe les étiquettes, adore Depeche Mode, mais reste indémodable.

Véritables amateurs de mélodies, Waiting for words séduit par son professionnalisme, son naturel et son originalité. Etre rock en 2005 ? S'auto-produire et publier via le Web de putains de bonnes chansons rock electro…L'occasion de rencontrer Zen, leader auteur compositeur de Waiting for words, en attendant le concert du 31 octobre à l'espace B à Paris…

Bien que votre site soit très riche en informations, peux tu nous faire le "pitch" du groupe ? D'où êtes vous partis exactement ?

Nico : Il faudrait résumer 15 ans d'activités ! Tout a commencé comme pour tous les groupes classiques je présume... On était jeunes, on partageait les mêmes passions, et on a commencé à la fin des années 80 à jouer la musique qu'on aimait, à savoir la new wave et tout ces courants, par le biais de cassettes enregistrées. Toujours en auto-production…

Pourquoi ?

Nico : Parce que pas prêt à se frotter aux maisons de disques, et surtout parce que les années 90 n'étaient le moment propice pour la signature de groupes comme nous !

C'est alors la mode des Louise Attaque et compagnie, soit du rock français acoustique.. Alors la new wave en anglais, je te laisse imaginer…Ce courant était assez mal vu à ce moment. Le revival 80 ‘ bat son plein aujourd'hui, mais toute cette decennie a été une période de vache maigre pour les groupes comme nous. Bien sur, il y a le cas Depeche mode, qui est un groupe à part, qui a gagne toute sa crédibilité à partir de Violator en 90, puis Songs of faith and devotion en 93…

Donc pour revenir à notre histoire, il y en a en fait deux, puisque le groupe a splitté en 1999, soit une très mauvais période, puis un retour en 2001 avec une réelle envie d'en découdre à nouveau. Et durant ces 15 années, quelques contacts avec les labels, mais ils n'ont pas su nous convaincre de sortir de l'auto-production. Un certain manque d'envie et de moyens de leur part…

C'est une parenthèse mais, le nom du groupe ne viendrait pas d'une chanson de Depeche Mode, sur Violator, qui s'appelle….

Nico : (Du tac au tac): Waiting for the night to fall! Non, en fait tout est parti d'un mauvais jeu de mots. On pensait à "Words", puis quelqu'un a dit alors "En attendant mieux", c'est devenu "Waiting for wor se ", et puis finalement "Waiting for words". Et tout ça un mois avant la sortie Violator , donc pas de plagiat !

L'influence Depeche mode est évidente sur cet album. Je suppose que ce n'est pas la seule.. Quelles sont les autres ?

Nico : Pour moi pas pop, rock mais aussi le rock prog' de Marillion, ou Police, Prince . Et vu que je fais de la webradio depuis un an (ndlr : http://www.cyberspace.eu.com ), j'ai l'occasion d'écouter tellement de bonnes choses. Et cela se ressent sur cet album, qui a une empreinte électronique, construit majoritairement avec des synthés. L'arrivée du nouveau clavieriste, Dune, dans le groupe (Synthés, samples et programmations) nous apporte à ce titre une expérience technique et un coté "bidouille" fort appréciable..

Sans connaître les autres albums, "A walk through the night" semble assez humain pour un album électro. Alors, organique ou synthétique Waiting for words ?

Nico : Pour tout dire, Waiting for words a été crée il y a 15 ans, mais toujours publié des cassettes, des maxis qui devenaient des collections de plusieurs sessions , mais jamais véritablement d'albums à proprement parler. "A walk though the night" est le vrai premier, enregistré sur une période de 18 mois…

Premier album en 15 ans ?!

Nico : (Rire) Oui c'est un peu ça… Pour répondre à ta question, nous nous définissons comme un groupe de pop-rock avec des instrument électro , donc oui, l'album me semble être un condensé de ce qu'on aime, avec un son chaud, loin de certains groupes electro limités par leurs techniques. Nous savons jouer, même unplugged s'il le faut, comme lors d'un concert où nous avons repris une compo, " Above The Sky ", en bossa.

Prêt pour un MTV Unplugged ?!

Nico : (rires). Non pas vraiment le genre !! Plutôt un "7 artiste" unplugged (ndlr : www.7artiste.net , webradio). Nous sommes passionnés par le Web, son utilisation et ses possibilités, et cela nous permet aujourd'hui d'être diffusé mondialement, d'avoir une fan base qui s'agrandit constamment, même si le noyau dur reste parisien.

Justement, vous prônez (à juste titre) l'autoproduction.. Comment êtes vous diffusés ?

Nico : Exclusivement via le net.. C'est autant une décision personnelle qu'un choix par défaut, puisque les labels classiques sont réticents, le seul moyen a été de se diffuser numériquement. Believe Digital a parié voila quelques temps sur la signature de groupes auto-produits non signé par les labels. En leur permettant ainsi d'être diffusés via le web. Believe est donc venu nous chercher et nous diffuse en Europe, aux Etats Unis & au Candada.

La distribution du CD se fait par le label A different drum aux USA et Digital Broadcast Channel pour le reste du monde . L'album & un Maxi 5 titres est donc disponible depuis aout sur I-tunes, virginmega ou od2. Tout ces relais nous permettent aujourd'hui de communiquer sans barrières…Nous n'avons pas encore les chiffres des ventes, puisque les relevés SACEM se feront fin décembre, mais cette diffusion représente une fenêtre ouverte sur le monde, un autre moyen de communication.

Alors oui, forcément, la majeure partie du public préfère un al bum en CD avec une pochette, des suppléments DVD, du concret, mais la numérisation de la musique me semble être l'avenir, ne serait ce que pour les inédits, les covers, les faces B qui sont aujourd'hui disponibles sur I-tunes et les autres plateformes de téléchargement..

Le file sharing, les mp3 illicites, ça vous inquiète ?

Nico : Eh bien en fait, nous sommes plutôt pour ! Je continue à penser qu'il vaut mieux qu'un internaute possède notre album téléchargé gratuitement plutôt que la soupe actuelle…Et je ne pense pas que cet utilisateur achèterait notre album de toute façon.. Moi même j'utilise fréquemment ces plateformes pour retrouver des vinyls non ré-édités en cd par exemple ou des imports jamais sortis en France... Et je suis toujours sidéré de trouver notre album disponible en téléchargement sur certaines plateformes de file sharing !!

C'est peut être la consécration ultime !!!

Nico : Oui surement… (rires)

Bertrand Burgalat (Fondateur du label Tricatel et entre autre auteur d'un remix de Depeche Mode, Easy Tiger, pas dégueu…) nous déclarait récemment qu'il était ulcéré par le système de diffusion français, qu'il qualifiait à cette occasion de "système monarchique et bipolaire, coincé entre la Fnac et Virgin". Ca vous inspire quoi ?

Nico : Que c'est hélas un peu vrai... Je suis toujours consterné de voir certains artistes dans le rayon rock indé, alors qu'aucun groupe auto-produit n'y apparaît !! Il est consternant de voir que les vrais groupes indépendants possèdent toujours cette étiquette "amateur" pas très vendeuse pour le public qui ne les connaît pas. Et c'est également le même problème pour les concerts en France : Comment expliquer que les tourneurs anglais, par exemple, nous permettent de donner plusieurs concerts à Londres, Coventry Ou Leicester en assurant notre promo, et qu'en France on puisse nous demander "Combien d'entrées nous garantissait vous ?" avant même de penser à vous permettre de donner un concert ? Les maisons de disques semblent se ressaisir un peu, et je constate que Sony BMG semble plus attentive à ces problèmes. Certains labels commencent à externaliser leur promotion à des agences ou des Attachés de Presse indépendants connaissant leur métier …

Le réel problème vient peut être du fait que les patrons de labels sont pour la plupart devenus des directeurs marketing…

Nico : Oui sûrement. C'est le même phénomène pour tous les médias. A une époque, nous nous amusions à éplucher la programmation de certaines radios comme Europe 2 par exemple, et nous constations que seulement 8 titres étaient diffusés en 8 heures !!Tout cela pour dire que la diversité musicale reste limitée…

Pour finir, l'avenir de Waiting for words, quel est-il ?

Nico : Après nos deux prochains live (ndlr : Le 31 octobre à l'espace B., Paris, puis le festival de Waregem en Belgique le 5 novembre), d'abord un petit break après une grosse année de travail... Un album de remixes à la fin de l'année, Puis on enregistre le nouvel album et on repart en tournée vers le printemps prochain, avec des nouvelles compositions et une grosse motivation .

Nous ne vivons pas encore de notre musique, l'idéal serait donc de trouver un label pour diffuser largement Waiting for words. Même une major, nous ne sommes pas contre !! Mais blague à part, cette nouvelle formation, avec Inoks, El Lute (Batteries et percussions), Dune (Claviers) et le renfort de Theo aux guitares nous donne envie d'aller encore plus loin….Surtout lorsqu'une personne comme Jim Kerr (chanteur de Simple Minds) vous dit que votre album est prometteur !!

 

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La chronique de l'album A walk through the night de Waiting for words
Waiting for words en concert au Glaz'Art (samedi 14 novembre 2009)
Waiting for words en concert à Interview (samedi 14 novembre 2009)
L'interview de Waiting for Words (juin 2004)


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
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