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puce La Fabrique du Luxe - Les marchands merciers parisiens au XVIIIème siècle
Musée Cognacq-Jay  (Paris)  Du 29 Septembre 2018 au 27 Janvier 2019

Sous le commissariat de Rose-Marie Herda-Mousseaux, conservatrice en chef du patrimoine et directrice du Musée Cognacq-Jay, ce musée dédié aux oeuvres et arts décoratifs du 18ème siècle propose avec "La Fabrique du Luxe" une exposition sur le commerce du luxe à cette époque et ses acteurs privilégiés et influents que furent les marchands merciers parisiens.

En effet, ceux qui constituent une des plus importantes corporations parisiennes jouent un rôle majeur tant dans l'émergence du marché de l'art et l'essor de l'industrie du luxe à cette époque que dans l'histoire du goût qui est illustré, à travers quelques unes de ses figures célèbres, par une centaine d’objets d’art, de documents et d’archives.

Le petit espace monstratoire est savamment transformé en bonbonnière par le Studio Tovar qui a opté pour une palette de couleurs poudrées pour évoquer les décors intérieurs parisiens dans lesquels s'inséraient meubles et objets décoratifs, des bibelots aux peintures.

Les marchands merciers précurseurs de l'industrie du luxe

Négociant, importateur, décorateur et "designer", le marchand mercier était essentiellement, nonobstant ses qualités personnelles, un commerçant dont l'échoppe souvent modeste sise rue Saint Honoré ou Pont Notre Dame générait un chiffre d'affaires annuel, de l'ordre de plusieurs dizaines de millions d'euros, qui laisse rêveur, soucieux de la prospérité de sa maison pour laquelle il développe, avant l'ère du marketing, des stratégies de vente en initiant notamment la promotion publicitaire.

A cet égard, est présenté une reproduction à l'échelle réelle du tableau "L'Enseigne de Gersaint" peint par Watteau pour servir de panneau publicitaire à la galerie de son ami le marchand Edme-François Gersaint.

Celui-ci, à l'instar d'autres de ses homologues, comme Dominique Daguerre et Lazare Duvaux, bénéficie d'un focus avec des documents relatifs à la composition de son stock et la présentation de pièces emblématiques

L'exposition démontre ainsi le rôle du négociant tant dans la (re)vente d'objets importés, avec le monopole d'importation de ceux en provenance d'Orient, ou fabriqués par des "grands maîtres entrepreneurs" français, tels les ébénistes et ciseleurs doreurs.

S'il pouvait les revendre en l'état, il leur apportait souvent une valeur ajoutée.

Ainsi procédait-il par assemblage d'éléments "sur mesure" pour répondre à des demandes particulières et à la vogue du moment en recyclant son stock ou en pratiquant un enjolivement du produit avec, par exemple, "le fleurissement", l'apposition de fleurs sur des porcelaines, qui répondait à la très prisée esthétique "rocaille".

De même, il pouvait s'investir comme maître d'oeuvre dans l'élaboration de véritables projets décoratifs livrés "clé en main" dont il gérait la sous-traitance auprès d'autres corporations et artistes.

Cette thématique muséographique qui se prolonge dans les collections permanentes du musée permet de redécouvrir les richesses du lieu.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Musée Cognacq-Jay

Crédits photos : MM avec l'aimable autorisation du Musée Cognacq-Jay


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