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Grand Palais  (Paris)  Du 3 octobre 2018 au 4 février 2019

La Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais présente "la" grande exposition d'ouverture de la saison muséale 2018-2019 avec la rétrospective en 150 peintures, dessins, céramiques et sculptures de l'oeuvre du maîte catalan Joan Miró.

La monstration simplement intitulée "Miró" dont le commissariat est assurée par Jean-Louis Prat, ancien directeur de la Fondation Maeght (1969-2004), membre du Comité Joan Miró et ami de l?artiste, se développe sur deux niveaux dans un parcours chronologique à la scénographie "white cube" réalisée par l'Atelier Maciej Fiszer.

Ainsi se dévide le fil de sept décennies d'une création majeure dans l'Histoire de l'Art de la première moitié du 20ème siècle qui navigue entre figuration et abstraction et retrace un rapport au monde entre tellurisme et onirisme, réalisme visible et abstraction poétique signée par celui se voulait "l'assassin de la peinture" et dont la vision de l'oeuvre était celle d'"un poème mis en musique par un peintre".

Joan Miró, les pieds sur terre et la tête dans les étoiles

Contemporain de Matisse et de Picasso, Joan Miró a réalisé une oeuvre prolifique résultant d'une production intense et plus complexe qu'il n'y paraît en raison de l'effervescence de son invention plastique.

En effet, elle résulte d'une combinatoire atypique entre l'art catalan, l'attraction pour la palette chromatique saturée du fauvisme, la tentation cubiste, le surréalisme pour l'alchimie des formes et des lignes qui irrigue son langage pictural, l'expressionnisme abstrait pour la dimension spatiale de ses triptyques et même le Nouveau réalisme avec ses toiles brulées.

Son oeuvre oscille entre la figuration et l'abstraction lyrique, le tellurisme et l'onirisme, l'infiniment petit et l'infiniment grand, pour traduire son univers intime et sa cosmogonie. Ainsi à la réalité visible Miró substitue la figuration fantastique des "Paysages imaginaires" scellant la symbiose de la nature, de la faune et de l'homme.Ce qu'il pratique également dans la série de gouaches les "Constellations" à laquelle s'ajoute l'expérimentation sur les effets de texture.

Mais si le peintre crée sa planète-refuge, "le miromonde", il est néanmoins rattrapé par le principe de réalité et happé par les événements politiques et historiques de la première moitié du 20ème siècle : la montée du fascisme qui se traduit dans le cycle des "Peintures sauvages" et la guerre d'Espagne avec les "Peintures sur masonite" puis plus tard en réaction contre les exactions franquisme avec le Triptyque du condamné à mort.

Celui-ci constitue la deuxième série des "Grands Formats" après "Les Bleus" de 1961 sur le thème du ciel qui entre en résonance avec l'abstraction à l'américaine.

Dans les années 1950-60, Miró privilégie l'art en trois dimensions et puise dans ses origines catalanes pour, oeuvrant dans la céramique, réaliser les superbes "Terres de grand feu" en exemplaire unique.

Ensuite, il renoue avec la sculpture-objet expérimentée dans les années 30 avec ses "constructions" qui ressort à l'assemblage et au recyclage de matériaux divers à la manière du Nouveau Réalisme.

Il renoue également avec la figuration stylisée pour ses motifs de prédilection que sont notamment la femme et l'oiseau parfois réunis dans d'amusants assemblages.

L'exposition se clôt sur l'oeuvre ultime du peintre alors nonagénaire qui se révèle en proie à ses préoccupations ultimes avec l'invasion violente de la couleur noire et la reprise de la pratique de la carbonisation et de la lacération.

Et des toiles telles "Les oiseaux de proie foncent sur nos ombres" ou "Silence" s'avèrent éloquentes.

A ne pas rater l'oeuvre graphique de Miró, qui fut conséquente, avec les lithographies réalisées pour ses amis poètes et écrivains tel Tristan Tsara pour son recueil "Parler seul", pour "A toute épreuve", celui de Paul Eluard ou les eaux fortes pour le recueil "Adonidès" de Jacques Prévert.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Grand-Palais

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation de la RMN-Grand Palais


MM         
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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
"L'Homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk
"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
"Mister Flow" de Robert Siodmak
"La Banque Némo" de Marguerite Viel
"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
"Deux" de Filippo Meneghetti
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"La Dernière vie de Simon" de Léo Karmann

Lecture avec :

"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
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et toujours :
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