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puce Les Fourberies de Scapin
Théâtre Le Lucernaire  (Paris)  novembre 2018

Comédie de Molière, mise en scène de Emmanuel Besnault, avec Benoit Gruel, Schemci Lauth, Emmanuel Besnault, Deniz Turkmen et Manuel Le Velly.

Après le succès de son adaptation jeune public de Charles Perrault dans "Il était une fois… le Petit Poucet" et de "La vraie fiancée" de Olivier Py, la Compagnie L’éternel été s’attaque avec la fougue, la bonne humeur et le brin de folie créative qui la caractérise à un grand classique de la comédie française, en reprenant "Les fourberies de Scapin" de Molière.

Chants italiens, danses orientales, mimiques loufoques et gesticulations cartoonesques dignes des meilleurs Tex-Avery s’enchaînent avec une fluidité calculée, et à un rythme soutenu pour nous conter, dans le texte original, l’histoire de Léandre et Octave, deux fils de bonne famille tentant de déjouer le courroux paternel de Géronte et Argante grâce aux roublardises de l’ingénieux Scapin.

La mise en scène d’Emmanuel Besnault fait la part plus que belle à la farce et la bouffonnerie par le biais du comique gestuel (bras et jambes pédalant dans le vide, chutes, glissades) et du travestissement, grâce au talent du duo de comédien Schemci Lauth et Manuel Le Velly qui interprètent, pour le premier, Géronte (père de Léandre) et Octave (fils d’Argante) et, pour le second, Argante (père d’Octave) et Léandre (fils de Géronte), dans une transcendance générationnelle en clin d’œil et très à propos.

Faisant preuve tout au long du spectacle d’une inventivité scénique inépuisable, la troupe nous régale de trouvailles amusantes, comme un tableau évoquant un théâtre de marionnette, une intimidation dantesque d’Octave par un monstre tout droit sortie d’un univers d’Heroic Fantasy (interprété par Benoît Gruel en verve et … en voix), ou encore la scène de la bastonnade de Géronte que le spectateur est amené à expérimenter depuis l’intérieur même du sac !

Quant à la scénographie, là encore d’Emmanuel Besnault, on relèvera surtout sa grande ingéniosité, qui n’est pas sans évoquer le théâtre de tréteau italien, grâce à un décor modulable composé de deux pans amovibles, d’un plan incliné et de voilages qui sont utilisés pour suggérer les milles lieux où se déroulent l’intrigue à nombreux rebondissements.

Les comédiens mettent toute leur jeune énergie au service de ce rouleau compresseur comique, dansant, chantant, sautant, chutant sans cesse dans une débauche qui trouve de manière étonnante un équilibre avec un texte préservé et qu’on saisi d’un bout à l’autre de l’œuvre.

Emmanuel Besnault dans le rôle principal de Scapin impose sa voix grave et ses manières chevaleresque, tandis que Benoît Gruel incarne en opposition un Sylvestre benêt et attachant. Le couple Schemci Lauth et Manuel Le Velly en Géronte/Octave et Argante/Léandre fonctionne parfaitement tandis que Deniz Turkmen ne fait pas figuration dans son interprétation de Zerbinette, Hyacinthe et la nourrice.

Quelques morceaux de guitare de Manuel Le Velly viennent donner au spectacle une chaude et suave tonalité méridionale qui se marie fort bien avec les amours contrariés et les rocambolesques aventures de nos jeunes protagonistes.

Ces fourberies de Scapin, drôles, enjouées et réjouissantes séduiront à coup sûrs tous les publics, de 9 à 99 ans.

 

Cécile B.B.         
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