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Juan Antin  décembre 2018

Réalisé par Juan Antin. France. Animation. 1h22 (Sortie 15 décembre 2018).

Ceux qui ont vu "Mercano le martien", premier long-métrage de Juan Antin, réalisé en 2002, se demanderont en contemplant "Pachamama" s'il s'agit bien du même Juan Antin ou s'il s'agit plutôt d'un homonyme.

Car au dessin très elliptique, presque caricatural" de Mercano succède une véritable splendeur pour les yeux, une explosion de couleurs et un trait délicat pour dessiner les deux enfants Tepulpaï et Naïra, petits indiens de la Cordillère des Andes et leur ami le grand condor avec qui ils vont voyager au-delà de leur village et connaître des aventures en pleine conquête de l'Amérique du Sud par les conquistadors espagnols.

Incontestablement beau, "Pachamama" de Juan Antin est aussi un film d'animation d'une grande intelligence. Même s'il s'adresse en priorité à de jeunes enfants avec ses jeunes héros à la recherche du totem protecteur de leur village, le pachamama, il leur raconte une histoire tragique, celle de l'asservissement des peuples andins par les Espagnols. Et il le fait sans manichéisme.

Car si l'arrivée des hommes possédant des mousquets et cherchant avec avidité à voler l'or des Indiens n'est pas édulcoré et décrit dans toute sa brutalité, "Pachamama" n'idéalise pas non plus les Incas. Ce sont eux qui opprimaient la tribu de Tepulpaï et Naïra et qui leur ont volé leur précieux totem.

Evidemment, le village des deux enfants est la matrice d'un monde déjà perdu mais qu'ils parviendront à sauver du désastre général. Il ne faut pas - et c'est très bien ainsi - totalement désespérer des enfants habitués au happy end et à la médiocrité bien-pensante des productions Disney ou Pixar.

Mais si le film est bien obligé de répondre à quelques lois du genre, il ne peut jamais, lui, être qualifié de "bien-pensant".Il est avant-tout un puissant vecteur d'imaginaire et les enfants qui viendront découvrir l'univers de "Pachamama" seront totalement dépaysés, hors des sentiers rebattus très codifiés des productions télé dont ils se repaissent.

On signalera aussi un effort louable du compositeur de la musique, Pierre Hamon, qui n'a pas joué la carte habituelle du "Condor pasa" et a travaillé avec des instruments précolombiens, notamment des vases-siffleurs, pour créer une musique en phase avec les thèmes traités. Il en ressort que la bande originale s'intègre totalement aux images et aux sons et qu'elle participe grandement au climat poétique que sait distiller le film.

Après le dernier film de Michel Ocelot, "Dilili à Paris", qui était un petit bijou, "Pachamama" de Juan Antin est de nouveau un enchantement. Petits et grands y trouveront à la fois de quoi nourrir leur regard et leur esprit.

Longue vie à Telpulaï et Naïra ! Longue vie à leur monde magique !

 

Philippe Person         
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