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Grande Halle de La Villette  (Paris)  décembre 2018

Spectacle chorégraphique conçu par Dada Masilo d'après l'oeuvre éponyme de Adolphe Adam sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Théophile Gautier, avec Dada Masilo, Sinazo Bokolo, Nadime Buys, Zandile Constable, Liyabuya Gongo, Khaya Ndlovu, Lwando Dutyulwa, Thami Majela, Llewellyn Mnguni, Steven Mokone, Thami Tshabalala, Xola Willie et Tsepo Zasekhaya.

Après "Roméo et Juliette", "Carmen" et "Swan Lake", la danseuse et chorégraphe sud-africaine Dada Masilo s'approprie "Giselle et les Willis", emblème du ballet romantique sur un livret de Théophile Gautier relatant l'amour trahi d'une jeune paysanne séduite, humiliée et abandonnée par un noble travesti.

Malgré les mises en garde maternelle et la tendresse d'un amoureux transi, elle succombe, se métamorphose en nymphe errante qui néanmoins pardonne à l'infidèle et arrête le bras vengeur de ses consoeurs surnaturelles.

Dans sa "Giselle", Dada Masilo conserve la trame intemporelle et universelle mais modifie le dénouement en substituant la vengeance consommée à la mansuétude. Mourir d'amour certes mais la forfaiture ne saurait demeurer impunie pour conforter la soumission de la femme à la toute puissance masculine et incidemment la ségrégation sociale.

Dada Masilo est une femme du 21ème siècle et ses convictions sinon féministes du moins égalitaristes ne sauraient entériner la position victimaire tout comme ses racines identitaires et culturelles, tant de la danse africaine, et plus précisément celle de son ethnie bantoue, que de la danse classique et contemporaine occidentale auxquelles elle a été formée nourrissent ses réinterprétations du ballet traditionnel à l'aune d'une danse-fusion.

Et, sans jeu de mot, comme elle a placé la barre très haut dès son premier opus, elle a sans doute, et pour le moment, atteint son acmé, d'autant que l'effet de surprise initial ne joue plus, n'ayant pas avec "Giselle" transformé son essai d'incursion dans la dramaturgie narrative à laquelle ne sont pas rompus les danseurs émérites de la Compagnie The Dance Factory de Johannesburg.

La partition musicale a été retravaillée par le compositeur Philip Miller pour l'implanter dans les rythmes africains d'une musique résolument percussive qui accompagne la danse tribale avec la frappe au sol des pieds nus et l'insertion de voix africaines.

Sur un plateau nu, à l'exception de la projection ponctuelle d'un dessin de William Kentridge représentant un paysage marécageux tel un bayou, sur lequel va planer un arc en ciel de sang, et sous les belles lumières de Suzette le Sueur, Dada Masilo développe, entre merengue, street danse et transe tribale, des chorégraphies organiques et saisissantes notamment celles du pas de deux de la séduction et de la confrontation des rivaux et surtout le final éblouissant de la mise à mort.

Le duc campé par Xola Willie a fière et noble allure. Incarné par Llewellyn Mngun, la reine des wilis muée en amazone-marabout avec ses instruments magiques que sont le chasse-mouche et le fouet s'avère aussi fascinante que démoniaque et, bien évidemment, Dada Masilo s'impose dans le rôle-titre tant par sa maîtrise technique par sa puissance expressive.

 

MM         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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