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Interview  (Paris)  26 septembre 2005

Nous avions rencontré en juin 2004, le trio de Rhésus dont toute la presse musicale parlait en raison de leur succès au concours CQFD (Ce qu'il faut découvrir) des Inrocks, à l'occasion d'un show case FNAC.

Après Meanwhile (at) the party, un mini-album bluffant, Rhésus sort Sad disco, son premier album, qui tient toutes les promesses d'un groupe acharné et ambitieux.

Nous étions donc impatients de les revoir.

Revenons un peu en arrière avec le buzz médiatique qui vous a entouré l'année dernière. Comment l'avez-vous géré?

Aurélien Marie : Tout est relatif. C'était un buzz indé. Pour nous qui n'habitions pas Paris cela n'a rien changé de flagrant si ce n'est l'opportunité de signer avec PIAS pour sortir notre premier album.

Simon Nodet : L'exposition médiatique n'a pas été aussi forte que cela.

Vous attendiez-vous à plus?

Aurélien Marie : Non. En fait, nous n'avions aucune idée préconçue.

Lors de notre précédente entrevue, vous nous aviez dit que vous aviez une tournée de prévue et que les chansons du futur album n'étaient pas finalisés. Comment avez-vous fait pour tenir le pari de la sortie de l'album à échéance d'un an ?

Simon Nodet : Entre octobre et novembre nous avons fait une grosse tournée en première partie de Ben Kweller qui nous a permis de jouer dans de belle s salles de province. Nous avons également fiat le Festival des Inrocks à la Cigale. Nous avons consacré tout le reste du temps à travailler pour cet album.

Il y a 12 titres sur l'album ce qui suppose que vous en avez composé bien plus.

Aurélien Marie : Nous ne nous somme spas posé beaucoup de questions. Nous avons travaillé tête baissée de manière intense.

Simon Nodet : Les choses se sont passées de manière progressive néanmoins. En fait, nous ne nous sommes pas retrouvés avec 30 chansons parmi lesquels choisir. Il y a eu une sorte de dégraissage naturel. Ainsi par exemple quand on se retrouvait au bout de quelques jours si on ne rejouait pas un morceau cela voulait dire qu'il était quasiment perdu.

Question incontournable : Pourquoi un enregistrement en Belgique au MotorMusic Studio avec Denis Moulin et Jo Francken et un mastering aux Etats-Unis par Howie Weinberg ? Cela résulte-t-il d'un choix, d'une exigence de votre part, d'une proposition du label? Car vous m'aviez dit que vous souhaitiez gardé la maîtrise de votre l'album.

Aurélien Marie : Nous n'avions pas choisi d'enregistrer en Belgique. Au départ, nous avions fait un choix de producteur assez ambitieux qui hélas ne pouvait être assuré par le budget. Le chargé de production engagé par PIAS nous a donc fait cette proposition d'enregistrement en Belgique. Cela étant, nous sommes arrivés avec tous les arrangements, les morceaux étant complètement finalisés ce qui était notre choix et qui impliquait que l'on puisse disposer de Et donc le courant est manifestement bien passé?

Simon Nodet : Ce n'est finalement pas un hasard si nous n'avons pas enregistré cet album en France. Car il n'y avait pas en France d'ingénieur son ou de studio qui permettent le son très anglais que nous souhaitons. Or, la Belgique est de ce point de vue là très anglophone.

Ils vous ont plutôt conseillé qu'imposé des choix?

Aurélien Marie : Oui. Il y a 2 catégories de producteurs : ceux qui imposent leur vision des morceaux et au final tous les morceaux se ressemblent, et ceux qui sont à l'écoute et vont dans le sens recherché par l'artiste.

Simon Nodet : Nous avons été assez exigeants car nous savions ce que nous voulions.

Aurélien Marie : Surtout quand on fait son premier album dont on ne sait pas s'il sera pas le dernier…

Votre mini album avait été enregistré à l'arrache et vous étiez impatients d'enregistrer en studio. N'êtes vous pas déçu par la réalité et êtes-vous satisfait du résultat ?

Aurélien Marie : Nous sommes très contents des chansons et du son.

Simon Nodet : Nous sommes très contents de réécouter l'album ce qui n'est pas toujours le cas pour les autres groupes.

Cet album me paraît être une fort belle réussite sur différents points : d'abord parce que l'on retrouve le "son" Rhésus, ensuite parce que vous avez réussi à faire de la vraie pop-rock bien dosée tout en laissant ouvertes certaines portes qui laissent penser que vous pouvez partir vers un rock plus énergique par exemple. Cela tient naturellement à votre manière de composer ou avez-vous été très vigilants quant à la sélection des morceaux?

Aurélien Marie : Nous composons de manière assez spontanée.

Laura Rosello : Cela vient vraiment au fil des compositions.

Simon Nodet : La grosse nouveauté est quand même qu'Aurélien joue du piano au lieu de la guitare ce qui donne une couleur différente et plus variée. Et nous attachons toujours beaucoup d'importance aux mélodies.

Question perfide : L'extrême bonne qualité de l'album ne fait-il pas courir quelques craintes de déception à l'écoute en live?

Aurélien Marie : Nous souhaitons rester proche du disque. Nous sommes d'ailleurs en pleine réflexion et répétition. Nous ne pouvons bien évidement pas reproduire à 3 ce qu'on entend sur l'album. Il y aura donc, pour restituer l'ampleur et la densité du son, des couches qui seront samplées et restituées par des machines, mais pas par des roadies cachés derrière la scène.

Simon Nodet : Nous espérons que cela va couler sans que le public se demande où est le 4 ème !

Rhésus a émergé grâce aux Inrockuptibles. Le titre "Sad Disco" figure sur le sampler des Inrocks "Rentrée volume " et vous allez jouer le 20 octobre à la Maroquinerie dans le cadre des Inrockineries qui sera diffusé en direct sur France Inter. Etes-vous les chouchous des Inrocks?

Laura Rosello : C'est surtout qu'ils continuent à nous suivre.

Simon Nodet : Le terme "chouchou" est un peu fort. Je pense que l'on fait partie des groupes qu'il soutiennent ce qui me paraît normal puisque nous avons gagné un concours qu'ils organisent. S'ils ne nous aimaient pas, rien ne les forcerait à parler de nous. Cela étant nous sommes très contents de leur soutien

Pourquoi le titre "Sad disco"?

Aurélien Marie : Ce n'est pas le fruit d'une longue réflexion. C'est Simon qui a imaginé des titres pour le pire et le meilleur.

Simon Nodet : En fait, Aurélien m'envoyait des bribes de morceaux avec des titres tels que "projet 23" et donc je suis parti sur ce titre. Mais il est vrai que finalement le hasard fait parfois bien les choses car ce titre colle assez bien à l'album qui est assez rythmé au niveau rythmique alors qu'il est plutôt mélancolique dans les chants.

Je reviens sur votre précédente interview où vous disiez qu'en termes d'objectifs vous vouliez vendre 50 000 albums sinon c'était une catatstrophe.

Rire général

Simon Nodet : J'avais trop bu ce jour là …!!!! (rires)

Un an après cet objectif vous semble-t-il toujours tenable?

Simon Nodet : Je pense qu'il faut avoir des objectifs hauts ! (rires)

Aurélien Marie : 50 000 en soi ne veut rien dire. C'est beaucoup en France pour un groupe qui chante en anglais mais avec l'exportation pourquoi pas?

Simon Nodet : 50 000 c'est un idéal. Mais par exemple Girls in Hawai ont vendu plus que ça ! Donc nous avons raison de dire que c'est un objectif. Et nous ferons tout pour l'atteindre.

Quelle expérience retirez-vous de cette année de travail?

Aurélien Marie : Tout est encore un peu immergé. Je pense que cela resurgira avec les concerts. Nous avons travaillé de manière tellement isolée….

Laura Rosello : …et intense

Simon Nodet : Nous ne voyions personne à part notre manager pour le tenir un peu au courant.

Vous allez sortir de votre retraite et j'ai vu qu'il y avait déjà beaucoup de concerts de prévus et à un rythme très soutenu. Quel est votre plan d'attaque ?

Simon Nodet : Nous allons faire une première partie de tournée jusqu'à la fin de l'année. Nous ferons aussi des concerts promo car nous n'avons pas l'exposition médiatique d'un gros groupe.

Aurélien Marie : Nous sommes un groupe en développement et qui, de plus, chante en anglais.

Vous parliez d'exporter votre album. Est-ce déjà envisagé par votre label ?

Simon Nodet : Le principe est prévu mais il est subordonné à ce que nous faisions nos preuves en France.

Aurélien Marie : C'est à voir plutôt dans 6 mois.

Simon Nodet : Mais notre objectif est aussi de sortir l'album dans des pays européens où il y a un public indé. Pour le moment priorité aux concerts qui constituent des moments très excitants et différents chaque soir.

Bien qu'immergé dans votre musique, avez-vous eu récemment un coup de cœur?

Aurélien Marie et Simon Nodet : Sharko !

Laura Rosello : Arcade Fire

Simon Nodet : Oui, mais on en parle déjà beaucoup !

Allez, va pour Sharko en choeur !

 

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Crédits photos : Thomy Keat


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# 15 septembre 2019 : Life in Vain

Cette semaine Daniel Johnston nous a quitté, mais aussi Philippe Pascal de Marquis de Sade. Merci à eux pour tout ce qu'ils ont apporté à la musique mondiale pour l'un et hexagonale pour l'autre.
Pour ce qui est du reste de l'actualité culturelle de la semaine, c'est parti pour le sommaire :

Du côté de la musique :

"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold
et toujours :
"L'horizon" de Manu
"Twelve nudes" de Ezra Furman
"Spleen 1" de Fleur du Mal, chronique assortie d'un entretien
Rencontre avec Le Flegmatic autour de son nouvel album "Ruine nouvelles" Le Flegmatic
"Echoplain Ep" de Echoplain
"Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani" de Laurent Coulondre

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Pompiers" au Théâtre du Rond-Point
"La Vie de Galilée" à La Scala
"Suite française" au Théâtre La Bruyère
"The ways she dies" au Théâtre de la Bastille
"La Fin de l'Homme rouge" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Pour un oui ou pour un non" à la Manufacture des Abbesses
"Louise au parapluie" au Théâtre du Petit Gymnase
"La Réunification des deux Corées" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Ecoutez leur silence" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Naufragés" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Vive Bouchon !" au Théâtre du Splendid
"Marie-Antoinette" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Tempête en juin" au Théâtre La Bruyère
"Aux rats des paquerettes" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Pas vue, Ni connue" au Théâtre Essaion
des reprises
"L'homme à tête de chou" au Théâtre du Rond-Point
"Fables" au Studio Hébertot
"Le Défunt" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Dom Juan ou les limbes de la mémoire" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Une leçon d'Histoire de France - De l'An mil à Jeanne d'Arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France - De 1515 au Roi-Soleil " au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Karine Dubernet - Souris pas !" au Point Virgule
"Sandra Colombo - Instagrammable et cervelée" à la Comédie des Trois Bornes
"Marion Mezadorian - Pépites" à la Nouvelle Seine
"Carla Bianchi -Migrando" à la Nouvelle Seine
"Giorgia Sinicorni - Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Le Monde selon Roger Ballen" à la Halle Saint-Pierre

Cinéma avec :

"Les Fleurs amères" de Olivier Meys
Oldies but Goodies avec "Les Idoles" de Marc'O
et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits
et toujours :
"Autoportrait d'une vie heureuse" de Ingo Schulze
"Conversations entre amis" de Sally Rooney
"Le dernier grenadier du monde" de Bakhtiar Ali
"Le siècle des dictateurs" Sous la direction d'Olivier Guez
"Les opérations extraordinaires de la seconde guerre mondiale" de Claude Quétel
"Les réfugiés" de Viet Thanh Nguyen

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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