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Transparence  (Simple Music For Simple Mind)  novembre 2018

Voilà à peu près 15 ans maintenant que des groupes néo cold dansent sur les cendres froides d'un mouvement qui s'est étendu de 1979 à 1984 avant de sombrer dans l'auto-parodie.

Les Anglo-Saxons nous ont donné Interpol, White Lies ou encore Editors. En France, on retiendra, arrivés plus tardivement, Tristesse Contemporaine ou encore Yan Wagner, beaucoup plus proche des nouveaux romantiques de Spandau Ballet que véritablement de la scène cold.

La filiation de TOOOD (That Obscure Object Of Desire) doit plus vraisemblablement se chercher dans un mouvement français se situant à la charnière des années 80 et 90, la Touching Pop. Comme les groupes de ce mouvement, TOOOD mêle rythmiques synthétiques, guitares et nappes de synthé au service d'une mélancolie brumeuse. Comme leurs aînés de Little Nemo ou d'Asylum Party, TOOOD a commencé à s'exprimer en anglais, sur un premier album Fury, avant de se tourner vers le français. Du drame shakespearien à la comédie de Molière ? Tout n'est pas si simple.

Depuis le début des années 90, les guitares se sont faites puissantes et les batteurs ont bandé leurs muscles. Sur "Transparence", morceau qui donne son titre à l'album, c'est la guitare de Laurent Morelli qui pèse de tout son poids et malgré la rythmique, éloigne le duo des tentations trip-hop de leur premier album. Sur ce disque composé de 8 titres, le flux et le reflux des vagues électrique semble être devenu le modèle structurel de l'œuvre entière renvoyant à la thématique maritime. Un flux qui étrangement renvoie vers les productions d'un certain Flood. Comme son nom l'indique...

Si "Jamais la mer ne se retire", qui ouvre le disque lorgne du côté de Sahrah de End Of Data par ses ornements synthétiquement orientalistes. Par la suite, lorsque Astrid Karoual évoque une ville de bord de mer anglaise sur "Blackpool", ce n'est ni à travers le voyage (amoureux) de Françoiz Breut à "Portsmouth", ni à travers les yeux d'enfant de Pollyanna à "Brighton". La ville britannique, avec son pier, perd sa légèreté de pittoresque cité balnéaire pour devenir le décor d'une histoire d'amour avec ce qu'elle a à proposer de banal et de vaguement mélancolique. C'est certainement sur "Abstraction" que les paroles chantées par Astrid Karoual résonnent avec le maximum d'évidence. Bien entendu, pour mieux brouiller les pistes, le duo referme son disque sur un titre chanté en anglais.

Elégant et sensible, Transparence de TOOOD reprend, sans même le revendiquer, le flambeau de la Touching Pop à la française.

 

En savoir plus :
Le site officiel de TOOOD
Le Bandcamp de TOOOD
Le Soundcloud de TOOOD
Le Facebook de TOOOD


Laurent Coudol         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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