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Emigrar  (Autoprod / Agorilla)  novembre 2018

Irina González est une artiste aux multiples facettes. C’est une chanteuse, une musicienne multi-instrumentiste. Elle est née à Santa Clara, située au centre de Cuba, ville célèbre pour la profusion de sa culture musicale.

Irina est tombée dans la musique très jeune, à dix ans elle intègre la Escuela Vocacional de Arte où elle étudie le chant choral et la direction de chœur. Elle y recevra son premier diplôme. Passionnée de musique, elle va étudier le hautbois, le cor anglais. Elle va suivre ensuite un cursus diplômant à la Escuela Profesional de Arte et pendant cette période elle fera de multiples prestations au sein de l’Orchestre Symphonique de Santa Clara.

Son surnom est Toca Todo (touche-à-tout) et pour cause, non contente de sa formation elle apprend la guitare, le piano, l’harmonica, la clarinette, elle va aussi écrire de nombreux arrangements et faire la rencontre de grands artistes : Silvio Rodrigues, Eliades Ochoa, Manu Chao et d’autres. Elle appartient au mouvement cubain de la Novisima Trova et on retrouve dans les métaphores ingénieuses de ses chansons des rythmes jazz et bossa, métissées de sonorités "Criolla" : la racine afro-cubaine.

Je vais passer rapidement sur le reste de sa carrière : 2011, première tournée internationale "Mi Voz para vos" avec son duo Aire y Madura et elle présente alors son premier album Inter-Accion. Elle va rencontrer Axel Matrod, chanteur et guitariste du groupe Gato Negro. Ils enchaînent une série de concerts.

En 2012, installation en France et elle est invitée dans de nombreux festivals comme Le Bout du Monde, Rio Loco où elle jouera entre autres aux côtés de Luz Casal, Fatoumata Diawara, Residente Calle 13.

Elle aime mélanger, mixer, et faire se côtoyer les cultures du monde et en 2016, sous le nom de la Gitana Tropical elle enregistre un premier EP : Mestiza.

En 2018, Irina González décide de jouer sous son nom et nous offre Emigrar. On y retrouve toutes ses influences : guitare brésilienne dès le premier titre, des influences jazz omni présente et bien sûr cette musique cubaine que j’aime et que j’ai découvert à travers le Buena Vista Social Club. Cet album est bien évidemment dédié à tous les migrants du monde, qu’ils le soient de leur plein gré ou non. Ces 13 morceaux vont tour à tour nous faire rire, danser, chanter, pleurer.

Sur cet album, nous retrouvons un quatuor de saxophones, un sitar indien, des choristes gospel. Irina González a elle-même arrangé cet album, qu’elle a composé, qu’elle porte fièrement et elle peut. Cet album qui réunit plusieurs nationalités et forme ainsi un cocktail multiculturel : Cuba, Ile de la Réunion, Guadeloupe, Guinée, Mexique et France.

Si "Emigrar" et "Cubana Soy" te propulsent dans une ambiance brésilienne, le titre suivant est plus feutré et métisse parfaitement jazz et bossa, "Na Lua" pourrait être un morceau composé par Michel Legrand. Le rythme se pose ensuite, puis repart, virevolte. Il est impossible de s’ennuyer avec cet album quand on aime la musique. Ce que j’aime particulièrement, c’est qu’on est loin du cliché de la musique cubaine. Ces compositions sont vives, intelligentes, vivifiantes…

Vous l’aurez compris, l’amoureux de belle musique que je suis est comblé avec ce très bel album. Elle sera en France dès le mois de mars 2019 et je vous invite vivement à regarder de près les dates près de chez vous et d’aller partager avec elle cette passion pour la musique.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Irina González
Le Soundcloud de Irina González
Le Facebook de Irina González


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Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
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