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Vanessa Savage  (Editions La Martinière)  février 2019

La maison. Titre apparemment anodin. L’histoire aurait pu être celle d’un chantier, du terrassement au toit en passant par les rendez-vous chez le carreleur et le choix des rideaux de douche. Et bé non. L’histoire de La maison est plus sombre, plus glauque, tenir le roman entre ses mains revient à s’asseoir sur la margelle d’un puit, lire le roman vous fera glisser irrémédiablement dans ses sombres profondeurs sans contour.

Vanessa Savage choisit le Pays de Galles pour décor de ce premier roman, ça tombe bien, elle y vit également. La maison serait-elle inspirée d’une bâtisse de sa rue ? J’en ai une en face qui m’inspire le même effroi. Vous savez, de ces demeures fantômes abritant des drames plus ou moins célèbres. Et bien Patrick y a grandi et compte bien la racheter pour y loger sa famille.

Sa femme Sarah d’abord, fragile bout de dame à la déprime pesante, et leurs deux ados en quête d’identité : Joe et Mia. Quand Sarah fait une seconde tentative de suicide, quand son fils a un accident, quand sa fille accumule les mauvaises fréquentations, Patrick réussit à convaincre tout le monde de déménager. Les enfants protestent, Sarah cède, ils déménagent. Reste plus qu’à repeindre le tout et happy end pour tout le monde.

Mais non, La maison n’est pas n’importe quelle maison. Des cadavres y ont été retrouvés quelques années plus tôt, massacrés par Ian Hooper. Nommée "La maison du crime" par la presse et attirant les charognards, le nouveau foyer de Sarah et Patrick tarde à retrouver sa sérénité. Mais il n’y a pas que ça.

Les angoisses planent dès les premières lignes du roman, avant même que le lecteur en prenne conscience. La famille est en péril depuis bien plus longtemps que le début du roman. Patrick guette l’opportunité de racheter la maison du crime depuis plusieurs années. Les meurtres ne changeront rien à la rancune éprouvée depuis que ses parents ont dû se séparer de ce bien.

Mais pourquoi lui faut-il absolument reconquérir ces murs moisis et ces souvenirs sanguinolents ? Pourquoi Sarah semble éteinte à ce point ? Qui est le rôdeur qu’elle croit voir ? Fruit de son imagination troublée ou danger ? Qui est vraiment Anna ? Est-ce que Joe doit apprendre la vérité sur ses origines ? Pourquoi Sarah cache ses dessins à son mari ? Ne l’a-t-il pas encouragé à peindre ?

Nous ne sommes pas sans savoir que les mystères ne font pas bon ménage avec les secrets. Ils font en revanche de bonnes histoires. Glaçantes à souhait.

Vanessa Savage sait que le passé n’a besoin que d’une surface pour remonter. Elle fait de son roman un thriller déroulé d’une main de maître, jusqu’à la dernière goutte d’encre, épuisant le lecteur à le tenir éveillé ou à revenir dans ses cauchemars. L’auteure tisse les liens humains de nœuds inextricables, fragiles attaches ancrées profondément dans la chair.

Il sera facile de juger les personnages, mais il sera bien moins évident de décoller l’ambiance noire et addictive de La maison. J’ai même essayé au pied-de-biche, reste toujours ce goût.

 
 

Nathalie Bachelerie         
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"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
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et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
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Cinéma at home avec :

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de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
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"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
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du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
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