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puce Festival le Printemps de la danse arabe
 Paris  (mars 2019 ) 

Pour la deuxième année, l'irruption du printemps sera l'occasion de découvrir dans plusieurs lieux parisiens (IMA, Centquatre, Théâtre de Chaillot, Tarmac, Musée National de l'immigration) la diversité de la danse arabe issue d'une vingtaine de pays.

Le programme de lancement de l'événement a eu lieu le vendredi 22 mars 2019 et les trois spectacles proposés reflétaient cette diversité.

Nidal Abdo, danseur et chorégraphe palestino-syrien, s'est associé avec trois autres danseurs eux aussi originaires de Syrie, Samer Al Kurdi, Maher Abdul Moaty, Alaaeddin Baker, pour former le Collectif Nafass. "Et si demain", présenté à l'Institut du Monde Arabe, est leur premier spectacle du collectif.

"Je suis toujours là-bas sans y être" dit Nidal Abdo. Là-bas, c'est évidemment la Syrie. "Et si demain" est une pièce catharsique où les quatre hommes pendant 20 minutes dansent à l'unisson pour se retrouver.

Dans leurs tenues blanches, parfois torses nus, ils forment un carré et parcourent tout l'espace de la scène, divaguant, ondulant, perdus dans leurs pensées d'exilés, et puis, à l'issue de courses effrénées, ils se rassemblent pour faire un seul corps.

On a l'impression de voir un mouvement dialectique où quatre solitaires, perdus dans leur coin, soudain, font masse, collectif, pour reprendre ensemble cette énergie qui est en eux mais que l'exil amenuise, alanguit. Il ne faut pas oublier le passé, certes, mais il ne faut pas avoir peur du présent.

Le présent est danse, donc combat. On le ressent d'autant plus qu'ils utilisent un mélange très expressif de musique orientale et d'électro, signée du rappeur palestinien Osloob et du Trio Joubran.

Akeem H. Ibrahim, de la Compagnie comorienne Uni'Son, est lui, seul, pour présenter "Jusqu'à L", un moment singulier où la danse s'allie à la poésie pour développer sept mouvements ayant pour thème la lumière.

Commencé dans le noir, "Jusqu'à L" prend forme alors que l'artiste allume peu à peu six bougies en chuchotant quelques mots. On distingue "feu" et "flamme" dans les phrases qui restent comme de mystérieuses incantations, des invocations appelant à ce que la lumière soit.

Et elle finit par être, toujours changeante, semblant raconter l'histoire de l'humanité, du feu préhistorique au néon moderne ou aux projecteurs futuristes.

La lumière change, et la danse survient. Torse nu, luisant de sueur sous les chaleurs diverses des objets lumineux,Akeem H Ibrahim, dit Washko, hypnotise le spectateur, dans un mélange minimaliste de rap et de slam.

Pratiquant les danses urbaines, on le sent très à l'aise dans son parti-pris de ne pas s'exprimer autrement que par quelques soubresauts de son corps. Envoûtant, extrêmement original, "Jusqu'à L" ouvre à Akeem H Ibrahim des champs prometteurs qu'il ne manquera pas d'explorer.

Originaire également des Comores, Salim Mzé Hamadi Moissi, dit Seush, mélange hip hop et krump dance, dans "Soyons Fous".

Le Krump est un hip hop expressif, presque clownesque, où les artistes font des mimiques, se touchent sans violence, s'amusent au rythme de la musique, un flot de musique hip hop ici indifférenciée.

Ils sont quatre danseurs, Abdu Mohamed, Mohamed Ondine, Fakri Fahardine et Ahmed Abdel-Kassim, formant un bloc de trois dos, bougeant leurs muscles comme pour faire des vagues.

Le plus petit d'entre eux, est caché par les trois autres et apparaît quand les autres se séparent. Dès lors, c'est un show burlesque qui s'offre au spectateur. Tout est possible, entre malice et absurde et les quatre gaillards se dépensent sans compter.

Gai et enlevé, "Soyons Fous" porte formidablement son titre. Il montre combien le hip-hop, revu par le krump, est une forme de danse pleine de possibilités, qui parle directement à tous les spectateurs, et qui a beaucoup d'avenir.

L'avantage du travail de Seush et de ses partenaires de la Compagnie Tché-za est d'être à la fois simple et élaboré en ayant pour but premier de captiver tous les publics avertis ou novices.

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
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"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
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"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
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