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puce Dans la solitude des champs de coton
Grande Halle de La Villette  (Paris)  mai 2019

Comédie dramatique de Bernard-Marie Kotès, mise en scène de Charles Berling, avec Mata Gabin et Charles Berling.

Tout a été dit sur "Dans la solitude des champs de coton", certainement l'une des pièces de Bernard-Marie Koltès les plus jouées.

Toutes les combinatoriques ont été aussi tentés pour décrire le duo dealer-client qui va entamer une transaction dans la colère et l'achever dans la discussion : deux hommes, deux femmes, un homme une femme. Avec aussi, outre les sexes, possibilité de mêler les races, les classes et les âges...

Dans la version proposée par Charles Berling, fondée sur les évidences, les choses sont d'emblée claires. Le dealer est une dealeuse noire à capuche, le client un blanc en costume cravate (mais avec baskets).

L'homme (Charles Berling) est debout presque parmi le public sur un "pont" de bois qui enjambe la scène. La femme (Mata Gabin) est sur la grande scène quasi déserte si l'on excepte une structure métallique genre grande passerelle en construction ou à l'abandon dans un no man's land propice au deal.

La discussion s'engage aussitôt sans temps mort pour une joute qui durera à peine une heure. Dans cette pièce qui n'est peut-être au fond qu'une variation musicale, Charles Berling a choisi deux solos qui se répondent. On pourrait dire qu'on est devant deux interprètes de "free jazz".

Reste à jauger cette musique : d'aucuns la trouveront peu inspirée, d'autres apprécieront qu'on l'entende avec limpidité. D'aucuns reprocheront aux deux partitions d'être inégales, avec un Berling très acteur face à sa partenaire plus atone, moins à l'aise sur une scène où elle ne peut pas chuchoter mais doit d'abord lancer le texte pour jouer à l'unisson d'un grand professionnel. D'autres trouveront cette situation déséquilibrée et chaotique bien en phase avec le propos de Koltès.

Quoi qu'il en soit, le travail proposé par Charles Berling a le mérite de faire le point avec netteté sur ce que veut dire "Dans la solitude des champs de coton".

Moment poétique ou logorrhée déjà datée, les spectateurs choisiront définitivement leur camp entre ceux qui viendront voir et revoir encore et toujours ce "classique" et ceux qui l'auront également définitivement classé parmi les œuvres surfaites qui ne méritent pas tant d'honneurs.

 

Philippe Person         
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# 23 juin 2019 : Un festival de festivals

On vous parle bientôt du Hellfest, on vous parle déjà du Magnifique Society, on va partir au festival de Beauregard... bref, c'est l'été, la saison des festivals et on va vous tenir compagnie tout l'été, histoire de vous rafraichir les idées pendant que votre corps suera à grandes eaux sous le soleil caniculaire. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Une clairère" de Jérôme Minière
"Cheval fou" de Marie Claire Buzy
"Le pas de côté" de Matthieu Malon
"Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery" de The Comet Is Coming
"Years to burn" de Calexio & Iron and Wine
"Tutto va vene" de Alex Rossi
"The coffin train" de Diamond Head
"Black Haze" de Lloyd
Compte rendu du Magnifique Society à Reims :
- Vendredi avec Delgrès, Franz Ferdinand, The Fat White Family...
- Samedi avec Pond, Bagarre, Sebastian etc.

et toujours :
"Frescobaldi : Toccate e partite d'intavolatura di cimbalo, libro primo" de Christophe Rousset
"Ravel l'exotique" de Ensemble Musica Nigella & Takénori Némoto & Marie Lenormand & Iris Torrosian & Pablo Schatzman
"Rouen dreams" de Jean-Emmanuel Deluxe & Friends
"Antonio Salieri : Tarare" de Les Talens Lyriques & Christophe Rousset
"N'obéir qu'à la terre" de Louise Thiolon
"... Ni précieuse" de Malakit
"Différent" de Monsieur
"Women's legacy" de Sarah Lenka
"At the end of the year" de Thomas Howard Memorial
"Génération guerre sainte" de Torquemada

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Why ?" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Les Evaporés" au Théâtre de la Tempête
"Elle voit des nains partout !" au Café de la Gare
"Nous deux et personne d'autre" au Lavoir Moderne Parisien
"Roger, Roger et Roger" au Café de la Gare
"Olympicorama - Epreuve n°2 : Le disque" à la Grande Halle de La Villette
"Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en juin

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour "Rouge - Art et Utopie au pays des Soviets" au Grand Palais

Cinéma :

les films de la semaine :
"Natan, le fantôme de la rue Francoeur" de Francis Gendron
Oldies but Goodies avec "L'Age d'or" de Luis Bunuel
et la chronique des films à l'affiche en juin

Lecture avec :

"Avis de décès" de Zhou Haohui
"L'évasion du siècle" de Brendan Kemmet
"La lame" de Frédéric Mars
"La solitude Caravage" de Yannick Haenel
"Malamorte" de Antoine Albertini
et toujours :
"Au péril de la mer" de Dominique Fortier
"Etre soldat de Hitler" de Benoit Rondeau
"La nation armée" de André Kaspi
"Le karaté est un état d'esprit" de Harry Crews
"Le rêve de la baleine" de Ben Hobson
"Les deux vies de Sofia" de Ronaldo Wrobel

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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