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Lavoir Moderne Parisien  (Paris)  juin 2019

Monologue dramatique de Bernard-Marie Koltès, mise en scène de Cécile Rist, avec Guillaume Tobo et Bastien d’Asnières.

Un homme aviné, déclassé et étranger, en quête d'une chambre par une nuit pluvieuse, et dont sera révélé qu'il a été victime d'une rixe, et plus précisément une agression raciste, est en proie à une intarissable logorrhée, à la manière de celle de certains "sans domicile fixe" refaisant le monde.

Telle est la situation développée par le dramaturge Bernard-Marie Koltès dans "La nuit juste avant les forêts" opus constitué, tel un flux de pensée, de ressassements décousus, de divagations paranoïaques et de délire conspirationniste visant la masse laborieuse asservie par le grand capital, et de forme monologale mais écrit comme un dialogue avec un interlocuteur indéterminé et muet qui donc n'apporte jamais ni assentiment ni contradiction.

Ecrite en 1977, la partition brasse les thématiques sociales récurrentes du temps et de l'oeuvre Koltès sur l'altérité, l'injustice sociale, le syndicalisme ouvrier, l'intolérance avec l'homophobie, le racisme ordinaire avec les "ratonnades" placées sous la vision koltésienne du marginal et de l'exclu considéré comme "voyant", au sens poétique du terme, sur la réalité du monde qui délivre sinon la vérité du moins une parole qui dérange.

Là où Patrice Chéreau, grand spécialiste du théâtre de Koltès, faisait abstraction du public et plaçait le personnage sur un lit d'hôpital pour une interprétation distanciée, Cécile Rist prend le contre-pied en optant judicieusement pour une mise en scène diamétralement opposée qui ressort au "Yer-in-the face" avec un homme debout, errant, entre abattement et accès de rage, avant de s'effondrer.

Ainsi, dans les lumières crépusculaires de la nuit urbaine élaborées par Carole Van Bellegrem, le texte est délivré en adresse au public et ce, dans la plus grande proximité, effaçant complètement le quatrième mur non seulement avec le comédien à quelques centimètres de celui-ci mais en corporéisant l'interlocuteur en désignant à cet effet un spectateur qui passera de la salle au plateau.

Ponctué par quelques virgules musicales dont des riffs de trompette à la Miles Davis, assurées par Bastien d’Asnières, le spectacle s'inscrit dans un naturalisme incarné porté par Guillaume Tobo, acteur et comédien aguerri.

Et il délivre une très convaincante prestation performative qui met en relief la pérennité des problèmes sociétaux évoqués.

 

MM         
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# 25 septembre 2022 : La culture n'est pas un luxe

8ème vague, confinement énergétique... rien de bien brillant pour le futur, heureusement il reste la curiosité et la culture. Gardons le cap et restons groupés. Voici le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Bobo playground" de Alexis HK
"Ca pixellise" de Dimoné
"The portable Herman Dune Vol 1" de Herman Dune
"La mélodie, le fleuve et la nuit" de Jérôme Minière
"Kramies" de Kramies
"Mémoires d'une femme" de Myriam Barbaux-Cohen
"The hardest part" de Noah Cyrus
"Dvorak : Quatuor américain, valses" de Quatuor Talich
"Fauré le dramaturge" de Takénori Némoto, Cécile Achille, Cyrille Dubois et Ensemble Musica Nigella
et toujours :
"J'ai vécu les étoiles" de Andoni Iturrioz
"Ornette Under the Repetitive Skies 3" de Clément Janinet
"Alan Hovhaness : oeuvres pour piano" de François Mardirossian
"Live in Paris" de Fred Nardin Trio
"Show AC/DC" de Ladies Ballbreakers
"Luigi Concone" de Mavroudes Troullos & Rachel Talitman
quelques clips avec Moundrag, Ottis Coeur et Madam
"Souvenirs" de Pale Blue Eyes
"Life and life only" de The Heavy Heavy

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Harvey" au Théâtre du Rond-Point
"Les Producteurs" au Théâtre de Paris
"Bérénice" à La Scala
"Les Filles aux mains jaunes" au Théâtre Rive Gauche
"Il n'y a pas d'Ajar" aux Plateaux Sauvages
"Echo" aux Plateaux Sauvages
"Le syndrome d'Hercule" au Théâtre Essaion
les reprises :
"Cahier d'un retour au pays natal" au Théâtre de l'Epée de Bois
"Le dépôt amoureux" au Théâtre Les Déchargeurs
"Darius" au Théâtre Essaion
"A la recherche du temps perdu" au Théâtre de la Contrescarpe
"L'Autre fille" au Théâtre des Mathurins
"Les Divalala - C'est LaLamour !" au Grand Point Virgule
et les spectacles à l'affiche

Expositions :

"Frida Khalo, au-delà des apparences" au Palais Galliera
"Hyperréalisme - Ceci n'est mon corps" au Musée Maillol
'Miroir du monde - Chefs d'oeuvre du Cabinet d'art de Dresde" au Musée du Luxembourg
et les expositions à l'affiche

Cinéma :
en salle : "L'Ombre de Goya" de José Luis Lopez-Linares
en streaming gratuit :
"Qui vive" de Marianne TArdieu
"Big Fish" de Tim Burton
"Marguerite" de Xavier Giannoli
"Chained" de Yaron Shani

Lecture avec :

"Les masques éphémères" de Donna Leon
"La guerre de cent ans" de Amable Sablon du Corail
"D'où vient l'amour" de Yann Queffélec
et toujours :
"Combattre en dictacture" de Jean Luc Leleu
"Hideo Kojima, aux frontières du jeu" de Erwan Desbois
"Le cartographe des absences" de Mia Couto
"Le coeur ne cède pas" de Grégoire Bouillier
"Le tumulte" de Sélim Nassib
"Un profond sommeil" de Tiffany Quay Tyson

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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