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Interview  (Paris)  27 octobre 2005

Stéphane Duprat fait partie de la nouvelle génération des showmen. Il propose au Théâtre de la Main d'Or, un one man show intelligent et plein d'humour.

Exubérant sur scène, il est plutôt calme et posé à la ville mais faut-il s'y fier? Sans fausse modestie, il nous parle de son plaisir de jouer sur scène.

Sans remonter à votre première dent, d'où venez-vous et que s'est-il passé avant ce one man show?

Stéphane Duprat : J'ai eu une formation de musicien et j'ai fait cela pendant une quinzaine d'années avec un groupe. Puis je me suis retrouvé seul. Je me suis formé à l'informatique et j'ai créé des produits que j'ai proposé à des boites de production. Maintenant, j'ai un "vrai" travail qui me permet de vivre, car le one man show ne nourrit pas son homme, et qui me laisse une certaine disponibilité au niveau des horaires mais aussi une certaine liberté d'esprit pour continuer à faire du one man show sans être obsédé par le côté financier.

Et la musique est complètement laissée à l'abandon?

Stéphane Duprat : Pas vraiment. Je continue à composer mais sans faire de démarches très actives pour concrétiser une éventuelle production. Ecrire des sketches a un côté plus immédiat. On l'écrit et si je veux 3 jours après je le joue. Ce n'est pas le cas sur leplan musical car on dépend toujours des autres et de leur réponse. En revanche, quand on est un peu "rentré" dans le milieu du one man show c'est plus facile.

Dernière question sur la musique, vous oeuvriez dans quel registre? Celui du happening acoustique comme le guitariste de votre spectacle?

Stéphane Duprat : Non pas du tout. C'était de la chanson française un peu électronique avec synthés. Je faisais aussi de la musique pour court métrage, une musique un peu symphonique.

Votre vie constitue une de vos sources d'inspiration?

Stéphane Duprat : Oui, c'est complètement autobiographique de moi ! (rires). Le sketch des ruptures par répondeur téléphonique interposé part d'un fait autobiographique qui m'a beaucoup marquée et qui a même inspiré un spectacle musical que j'ai fait l'année dernière au Café de la Providence.

Vous souhaitiez ne faire que du one man show ?

Stéphane Duprat : J'ai toujours éprouvé beaucoup de plaisir à être sur scène ou devant une caméra. J'avais également travaillé sur une chaîne de télé sur le net Canal web sur laquelle je produisais et animais des émissions. J'y avais une grande latitude d'action et je m'éclatais vraiment. Le one man show c'est le plaisir d'écrire et d'essayer de faire rire les gens dans la salle.

Quelles sont vos références ?

Stéphane Duprat : Je suis content de voir cité dans votre article Raymond Devos; Bien sûr je n'ai pas la prétention de me comparer à lui mais il est vrai que quand j'étais jeune j'avais une cassette de lui que je connaissais par cœur. Car c'est quelqu'un qui joue avec les mots et c'est un monument. Au début des années 70, j'ai adoré les Frères Ennemis, Darry Cowl, Louis de Funès qui a vraiment apporté une vraie folie dans ce métier. Plus récemment, c'est Dieudonné, qui a un vrai talent d'écriture et surtout un vrai talent de comédien, François Rollin et puis des plus jeunes comme Ben, Alexis Macquart.

Après le Théâtre de la Providence vous jouez maintenant à la Main d'Or dans une salle plus grande. Quels sont vos projets pour ce one man?

Stéphane Duprat : Je souhaite porter ce spectacle le plus loin possible bien évidemment.

Avez-vous d'autres projets en parallèle?

Stéphane Duprat : Je continue d'écrire, toujours avec mon co-auteur Laurent Ardoint et nous avons deux longs métrages en préparation. Mais actuellement notre préoccupation principale est de continuer à faire progresser ce one man show qui évolue au fil du temps et en être fier.

Quelles sont les contraintes et difficultés du registre one man show?

Stéphane Duprat : La difficulté c'est souvent de susciter l'intérêt du public. Il est vrai que depuis que je suis à la main d'Or, et je touche du bois, du plastique, du verre, je constate une vraie adhésion du public. Le fait de jouer dans une salle plus grande a donné une dimension différente au spectacle et d'avoir dans la salle 100-120 personnes, ça me porte. Le fait aussi d'avoir des rappels vraiment chaleureux me stimule et cela doit se ressentir dans la salle.

Qu'attendez-vous de ce métier?

Stéphane Duprat : Ce que j'attends c'est la venue du public. De jouer de plus en plus mais sans viser la notoriété de star. Et puis s'il y a un réalisateur dans la salle qui un jour me propose un petit rôle je serais très content. Je n'attends rien que le rire des gens qui viennent me voir. C'est déjà beaucoup.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique du one man show de Stéphane Duprat

En savoir plus :

Le site officiel de Stéphane Duprat


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
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Cinéma at home avec :

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