Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce The National - The film School
Trabendo  (Paris)  24 novembre 2005

Petits nouveaux du label Beggars, The Film School sont pour l'instant surtout connus pour faire les premières parties de The National lors de leur tournée française.

Originaire de San Francisco, la formation est classique, le tout relativement énergique malgré la voix lancinante du chanteur et l'apathie générale qui, malgré les déhanchements et la bonne volonté du bassiste, se dégage immanquablement de la scène.

Certains morceaux, les plus rythmés, comme "Stop-Go" et "The last song" ("Don't you know, you said, you'll never survive") laissent espérer un premier album intéressant, dont la sortie est prévue pour janvier 2006, mêlant bon son rock, chant mélancolique et mélodie entêtante.

Manque plus qu'un peu d'interactivité avec le public. Allez, un petit effort…

Une fois encore, la prestation des six américains de The National, ne laissera pas indifférent.

Les deux paires de frères (Scott et Bryan Devendorf, Aaron et Bryce Dressner) et leur ami Matt Berninger se font désormais accompagner du remarquable et inspiré Padma Newsome au violon et au clavier, et ce n'est pas pour déplaire. Encore un qui a du charisme et qui donne 100% de son énergie sur chacun des titres.

Outre la beauté des textes révélés dans toute leur splendeur en live et la voix envoûtante de Matt, le concert fascine par l'humilité et la complicité des membres du groupe. Mais ce n'est vraiment, mais alors vraiment pas tout ce qui marque chacune de leur apparition d'une pierre blanche.

Tout d'abord, c'est une ambiance, un univers qu'ils savent créer et partager généreusement avec le public. Il est vrai que le Trabendo se prête particulièrement à ce genre d'échange.

Mais là où The Film School échoue, The National excelle. Et c'est ainsi que le show se transforme en concert intimiste où les fidèles du groupe prennent rapidement leur marque, reposant sur la scène, redressant le micro de Matt quand celui-ci perd l'équilibre, s'emparant d'une guitare prêtée par un des membres…

Initié par un Matt aussi torturé qu'attachant, on a presque envie de lui porter secours quand il se mord frénétiquement la main, chante douloureusement ou titube, enivré, cet univers bouleverse, serre les tripes.

Du début à la fin du concert, des tubes les plus entêtants du troisième et dernier album Alligator ("Secret Meeting", "Looking for astronauts", "M. November"), aux rageuses "Lit up", "Abel", "Available", en passant par les plus douces et magnifiques "The geese of Beverly road", "Baby we'll be fine", "City middle" et la splendide "Cherry Tree" de l'EP éponyme, leur prestation est troublante, d'une intensité et d'une sobriété rares.

Le chant, puissant et mélancolique de Matt, est transcendé par des instrumentations rigoureuses et constamment nourries de sons, d'harmonies et de chœurs inattendus, comme ces intrusions fréquentes de violon, de clavier et de maracas.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils créent, expérimentent les possibilités de leurs instruments autant qu'ils en jouent : on verra Padma et Aaron utiliser le violon comme une guitare, Bryan recouvrir sa batterie et ses baguettes de tissus, taper sur tout ce qu'il trouve, avec toujours autant de finesse, Matt s'éloigner du micro pour mieux magnifier son chant, comme sur "Cold Girl Fever", la dernière qu'ils aient joué.

Nous avons de la chance, ils adorent Paris. Et comme ce n'est plus un secret, je vous annonce qu'ils seront à la Guinguette Pirate les 13 et 14 décembre. A bon entendeur…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Sad songs for dirty lovers de The National
La chronique de l'album Cherry Tree de The National
La chronique de l'album Kicking the national habit de Grand National
La chronique de l'album Alligator de The National
La chronique de l'album Boxer de The National
La chronique de l'album High Violet de The National
La chronique de l'album The National Health de Maximo Park
La chronique de l'album Trouble Will Find Me de The National
La chronique de l'album Sleep Well Beast de The National
Articles : Pearl Jam - Viagra Boys - The National - SLIFT - Toybloïd - En bref cette semaine
The National en concert à La Guinguette pirate (22 juin 2003)
The National en concert à Mains d'Oeuvres (3 novembre 2003)
The National en concert au Nouveau Casino (11 juin 2004)
The National en concert à Bowery Ballroom (3 octobre 2004)
The National en concert à Bowery Ballroom (3 octobre 2004) - 2ème
The National en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2005 (jeudi)
The National en concert au Café de la Danse (25 avril 2005)
The National en concert au Festival La Route du Rock 2005 (vendredi)
The National en concert à La Guinguette Pirate (13 décembre 2005)
The National en concert au Festival La Route du Rock 2007 (mercredi)
The National en concert au Festival La Route du Rock 2007 (jeudi)
The National en concert au Festival Furia Sound 2008
The National en concert au Festival International Benicàssim 2008
The National en concert au Festival International Benicàssim 2008 - 2ème
The National en concert au Festival La Route du Rock 2010 (dimanche)
The National en concert au Festival Pukkelpop 2010 (samedi 21 août 2010)
The National en concert au Festival BIME Live! 2014 (édition #2) - samedi 1er novembre
L'interview de The National (22 juin 2003)
L'interview de The National (3 novembre 2003)
L'interview en VO de The National(11 juin 2004)
L'interview de The National (11 juin 2004)
L'interview de The National (5 mai 2007)
L'interview de The National (avril 2010)

En savoir plus :

Le site officiel de The National
Le site officiel de The Film School

Crédits photos : Laurent (plus de photos sur Taste of indie)


MarieG         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=