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puce Le Misanthrope
Espace Cardin  (Paris)  septembre 2019

Comédie dramatique de Molière, mise en scène de Alain Françon, avec David Casada, Pierre-Antoine Dubey, Daniel Dupont, Pierre-François Garel, Gilles Privat, Lola Riccaboni, Joseph Rolandez, Régis Royer, Dominique Valadié et Marie Vialle.

Dans la mise en scène de Alain Françon, "Le Misanthrope" de Molière est introduit par des trompes de chasse sonnant l'hallali. Qui va être la victime de la curée annoncée ?.

Non le personnage-titre déjà mis au ban de la bonne société par son caractère acariâtre et atrabilaire et qui, de surcroît, a décidé de rompre avec le commerce des hommes dans un monde qui n'accepte pas son précepte pseudo-moral, celui d'exprimer sans filtre ses quatre vérités et les jeter sans ménagement à la face d'autrui, refusant de suivre les conseils de son ami Philinte pour opérer le distinguo entre l'hypocrisie et les règles de sociabilité.

Mais celle dont il s'est amouraché, la belle et coquette Célimène et paradoxalement, figure représentative du comportement honni et qui, fort sans doute du fait de l'immaturité de son jeune âge, a imprudemment consigné, par écrit ses persiflages qui, dévoilés, révèleront sa fausseté.

En l'occurrence, la déconfiture de Célimène, qui s'achève par la fin de non-recevoir adressée à Alceste, consommée en une journée, se déroule dans un immense vestibule de style classique avec en fond de scène un panoramique représentant des ramures enneigées, scénographie signée Jacques Gabel, au cours des multiples visites de son aréopage et une contextualisation à la mi-temps du 20ème siècle par les costumes de Marie La Rocca, ceux féminins inspirés du New Look de Christian Dior avec ses iconiques modèles du tailleur "Bar" et la robe "Corolle", et le style "zazou" pour les petits marquis,

Construite en deux parties, la première comme une satire illustrée des moeurs de la société du paraître et de la posture où règnent l'affectation, la dissimulation et la fausse amabilité dénoncée par Alceste, la seconde comme la conjonction des événements qui vont confondre Célimène, la partition peut s'appréhender tant comme une comédie comique qu'une comédie dramatique.

Considérant l'opus comme comme représentant "l’hiver des rapports humains", Alain Françon semble expérimenter une troisième voie, celle d'un état des lieux en glaciation de l'entre-soi des mondains fossilisés par la vacuité sociétale. Ainsi gomme-t-il toutes les aspérités comiques et caricaturales des personnages qui, dès lors, ressortent à des archétypes sans réelle corporéité.

Ce qui s'avère flagrant pour les petits marquis (David Casada et Pierre-Antoine Dubeyacaste) en presque sages clones duettistes, le fat rimailleur Oronte (Régis Royer) présenté comme un bon-homme qui espère voir reconnaître sa plume et Arsinoé la vétérante langue de vipère campée comme une femme tragique par Dominique Valadié. Pour les personnages "censés" de ce microcosme, si Lola Riccaboni est une Eliante transparente, Pierre-François Garel tire son épingle du jeu et se révèle résolument comme une des valeurs sûres de sa génération.

Par ailleurs, Alain Françon a fait le choix, pour les protagonistes principaux, d'une distribution - avec un Alceste soixantenaire en la personne de Gilles Privat et Marie Vialle qui a le double des vingt ans de Célimène - qui affecte la crédibilité des personnages et rend paradoxal leur comportement.

Cela étant et dans ce cadre, l'interprétation est de qualité avec une prononciation émérite de la métrique et, selon l'expression consacrée "on entend bien le texte".

 

MM         
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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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