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Musée Marmottan-Monet  (Paris)  Du 12 septembre 2019 au 26 janvier 2020

"Mondrian figuratif", le titre interpelle dès lors qu'il se rapporte au peintre néerlandais Piet Mondrian (re)connu comme l'un des pionniers de l’abstraction géométrique et co-fondateur du mouvement De Stijl.

Et cependant tel est le sujet de l'exposition-événement proposée par Musée Marmottan-Monet avec la collaboration du Kuntsmuseum Den Haag de La Haye en retraçant, à partir des oeuvres réalisées entre 1891 et 1920, l'itinéraire du peintre par une l'approche d'une nouvelle réalité figurative qui le conduit aux fameuses compositions en damier.

Evènement car elle présente une soixantaine d'oeuvres qui, outre leur qualité intrinsèque, sont pour une grande partie inédites en France, dont certaines faisant l'objet d'un dernier déplacement en raison de leur fragilité, et elles appartiennent à un florilège résultant de la sélection opérée par l'artiste lui-même pour la collection de son ami et mécène Salomon B. Slijper, laquelle a été léguée au Kunstmuseum.

De plus, elle démontre que le raccourci saisissant présenté en préambule entre le "Lièvre mort" de 1891, nature morte inscrite dans la tradition de la peinture hollandaise du 17ème siècle, et la "Composition n° IV" de 1914, n'est synonyme ni de rupture ni d'opposition entre figuration/abstraction.

La démonstration est assurée par le parcours en sept sections chronologiques élaboré par Marianne Mathieu, directeur scientifique du Musée Marmottan Monet, qui en assure le commissariat, démonstration soutenue par la scénographie éclatante articulée par de judicieux points de fuite réalisée par Anne Gratadour

Mondrian figuratif : saisir l'essence de la nature pour rendre visible le spirituel dans l’art

Soutenant l'affirmation que Piet Mondrian est un grand maître de la peinture figurative du 20ème siècle, Marianne Mathieu retrace le cheminement conceptuel du peintre pour atteindre l'essence des choses, telle que prônée par la théosophie à laquelle le peintre a adhéré en ralliant la Société théosophique des Pays-Bas en 1909, dans un art qu'il qualifiait de "superréaliste".

A la représentation réaliste se substitue une abstraction transcendantale par la quête "d'harmonie à travers l'équivalence des lignes, non des lignes qui paraissent droites mais des lignes sensibles, des couleurs et des surfaces" et la révélation du monde à travers la couleur et son rayonnement menant à "la vision véritable de la vérité".

Celle-ci se traduit par l'éclatement de la forme décorative et l'affranchissement progressif des règles de la perspective, cette vision de l’espace qui soutient une profondeur illusionniste, et des repères figuratifs pour expérimenter et l'élaboration, néanmoins à partir d'un substrat figuratif certes non aisément identifiable, d'une nouvelle réalité plastique.

Cette évolution intervient principalement par la voie de la peinture de paysage, genre de prédilection de Mondrian

Ses oeuvres de jeunesse s'inscrivent dans le sillage de l'’école de La Haye avec des panoramiques aux teintes sourdes et dans lesquels sont déjà décelables les lignes-forces de l'horizontale et de la verticale qui sont qualifiés d'atmosphériques ressortant au genre du paysage intérieur ("Paysage du soir sur le Gein","Arbres au bord de l'eau", "Arbre", "Champ avec arbre au crépuscule").

Puis le cadrage se resserre sur un motif, dont celui typiquement batave et récurrent du moulin, qu'il va traiter concomittament de manière abstraite (""Composition ovale en plans", "Tableau N°4/Composition N°VIII / Composition n°3") et figurative ("Moulin sous le soleil", "Moulin le soir","Moulin à vent le soir").

Entre deux, et avant de filer vers le néoplasticisme, Mondrian a exploré les aplats et la couleur dans une interprétation libre du fauvisme et du luminisme ("Moulin dans la clarté du soleil", "Dévotion", "Dune II", 'Dune III", "Phare à Westkapelle").

Tout comme il a interprété à sa façon le cubisme avec une éblouissante palette chromatique lumineuse ("Clocher en Zélande" et "Moulin").

En 1919, la conversion est achevée ouvrant la voie à ses emblématiques toiles au format proche du carré et aux damiers de couleurs vives même s'il ne renie pas la coexistence figuration/abstraction telle qu'il la représente dans son autoportrait officiel posant en buste devant une de ses "compositions".

 
En savoir plus :

Le site officiel du Musée Marmottan-Monet

Crédits photos : MM
avec l'aimable autorisation du Musée Marmottan-Monet


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# 20 octobre 2019 : De tout, pour Tous

Encore un programme bien chargé et très éclectique au travers de notre sélection culturelle hebdomadaire. Beaucoup à lire, à voir, à écouter... alors ne perdons pas de temps. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Engine of paradise" de Adam Green
"Phantom solids" de Lunt
"Fear of an acoustic planet" de Tahiti 80
"A wonder plante to" de Nilok 4tet & Daniel Zimmermann
"Six strings under" de Eric Legnini
Sarah McCoy et Dom La Nena au Nancy Jazz Pulsation
"Nothin' but" de Flyin' Saucers Gumbo Special
"Comfort zone" de Hugo Lippi
"Hors l'amour" de Jean Felzine
"A ciel ouvert" de Kaori
Rencontre avec Lady Arlette, accompagnée d'une session live et acoustique
"Vinyles, suite" c'est le titre de l'émission #3 de Listen in Bed
"Déluge" c'est le troisième volume des Mix de Listen in Bed
"Hybrid" de Yosta
et toujours :
"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Orouni en session live dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Cirque Leroux - La Nuit du Cerf" au Théâtre Libre
"Un jardin de silence" à La Scala
"Frida jambe de bois" au Théâtre de l'Union à Limoges
"Fleur de peau" au Théâtre Essaion
"Habiter le temps" au Lavoir Moderne Parisien
"Wilde - Chopin" au Théâtre Le Ranelagh
"En ce temps là l'amour..." au Théâtre des Mathurins
"Imposture posthume" au Centre Culturel Suisse
"Fred Tousch - Fée" au Théâtre de Belleville
"Corinne Zarzavatdjian - Un nom à coucher dehors !" au Mélo d'Amélie
des reprises :
"L'Ingénu" au Théâtre Le Lucernaire
"Le Crépuscule" au Théâtre de l'Epée de Bois
"J'aime Brassens" au Théâtre d'Edgar
et la chronique des spectacles déjà à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Vampires - De Dracula à Buffy" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

le film de la semaine :
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"Cléopâtre" de Alberto Angela
"Histoire du Canada" de Daniel de Montplaisir
"Je te suivrai en Sibérie" de Irène Frain
"La source de l'amour propre" de Toni Morrison
"Ordinary people" de Diana Evans
"Vik" de Ragnar Jonasson
et toujours :
"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Guerilla, le temps des barbares" de Laurent Obertone
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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