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puce Didier Super - Les Suprêmes dindes
La Maroquinerie  (Paris)  15 novembre 2005

Au vu du nombre de gens qui se sont massés dans la Maroquinerie ce soir, et au vu du nombre de dates qu'effectue Didier Super dans une année, on peut s'interroger sur le sucés si conséquent, d'un type qui fait de la si mauvaise musique.

Pour qui ne connaîtrait pas encore le joyeux trublion nordiste, rappelons que M. Super est responsable d'un album de 18 min parue en 2004, Vaut mieux en rire que de s'en foutre, sur lequel il s'efforce de chanter faux, de dire des conneries, et de très mal jouer de la guitare. Un album honteusement court, au son cheap à mort…terriblement jouissif.

Là est bien le problème. Qu'on se l'avoue ou non, on aime Didier Super (à condition d'avoir un humour très second degré). Il représente un sucés qui fait plaisir : à savoir la réussite d'un mec comme tout le monde, sans réel talents (ridicule même), mais qui balance avec beaucoup d'humour et encore plus de mauvais goût. Le couronnement d'un être beaucoup plus proche de nous que toutes ces starlettes aux gueules d'anges et au look parfait.

Bref, avant de parler de découvrir le sieur Super en live (pour la 1ère fois pour moi), on a le droit à une 1 ère partie de choix : Les Suprêmes Dindes.

Un quatuor mixte (2 filles-2 garçons…quoi que le sexe du bassiste soit encore à déterminer), légèrement dénudé… kitsch à souhait.

Du punk rock à la pop rock catchy, les Dindes ratissent larges et électrisent le public grâce à un jeu de scène détonnant. La chanteuse guitariste assure le show à elle toute seule, et s'amuse avec le public.

A noter l'excellente et étonnante reprise de "No one knows" des Queens Of The Stone Age. Epatant.

Arrive donc ensuite Didier Super.

Il délaisse le côté one man show, pour intégrer un musicien multi instruments sur scène avec lui : guitare, basse, piano...

Didier arrive sur scène, après nous avoir passé trois fois en boucle son nouveau single, pour bien "nous le rentrer dans la tête et qu'on l'achète". Il débute avec "Arrête de t'la pêter", mais quelque chose cloche : il paraît trop alcoolisé pour chanter aussi bien…on aurait presque l'impression d'écouter le disque.

La raison, Didier est en play back !

Explication de l'intéressé : "Vous croyez vraiment que je vais me casser le cul à chanter pour vous ? Bon allez, c'est bien parce que vous avez payé vos places 100 balles".

Un humour à prendre au quinzième degré, qui, sous couvert d'ironie, nous fait bien comprendre que Didier Super sait qu'il est un produit, et que nous sommes les consommateurs.

Une espèce de franchise déguisée, qui fait rire, mais qui peut aussi faire grincer des dents…tout dépend de comment on décide de se placer.

S'en suit tout un jeu de vannes avec le public, pendant tout le concert, duquel Didier sort vainqueur à chaque fois, la position de chanteur aidant (et aussi un gros sens de la répartie).

Musicalement, Didier Super modifie ses morceaux, rajoutant des couplets s'inspirant de l'actualité, et nous offre quelques nouveaux morceaux.

Il s'amuse à lancer les phrases les plus choquantes possible à un public qui n'en demande pas mieux. Exemple : "Quel est le comble de l'avarice : partir en vacances en Thaïlande avec ses propres enfants !".

Bref, Didier Super aime faire dans le lourd, le malsain, le sale, le drôle, le méchant…et on en redemande.

On rajoute à cela l'intervention de Christophe, sorte de sdf neuneu, au sourire béat, venant jouer (mal) de la flûte et servir de boule à facette humaine…la classe.

Pleins d'autres surprises et de délires, que je laisse volontairement dans l'ombre, pour en préserver les effets si l'envie d'aller voir D.Super vous prenez.

 

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Crédits photos : Romain


Romain         
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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
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