Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Tim Linghaus
We were young when you left home  (Schole Records)  novembre 2019

Il est allemand et tient encore par la main l’enfant qu’il fut dans la RDA des années 80. Deuxième album de l’artiste, We were young when you left home raconte la construction d’une enfance autour d’une déchirure, la séparation de ses parents : "Nous étions jeunes quand tu as quitté la maison".

Du piano vaporeux et des voix transmutées aspirent à envoûter l’auditeur dans une brume réconfortante. L’album pave l’écoute de longues mélopées solitaires, de ces vides intérieurs qui nous font hurler à la lune et couler de brûlantes larmes d’incompréhension. Mais pas seulement. Il y a aussi l’éclat inattendu des fragiles rayons qui percent les lourds cumuls d’une joie soudaine, de la lumière pour déchirer les mélancolies.

Organique, l’écoute est intimiste, les notes réveillent les drames enfantins et les terreurs de minuit dont la puissance nous paralysait à la tombée de la nuit. Mais Tim est là, il craque l’allumette de la bougie, repoussant les ténèbres aux confins du réconfortant cercle de lumière. La chaleur en plus.

Propice à la nostalgie, l’album a l’architecture grandiose des palais de souvenirs. Le pianiste de talent égrène les notes avec délicatesse, comme on retient son souffle pour ne pas briser la magie de l’instant invoqué, quand le même frisson revient soulever les vagues intérieures, le jour de mes 5 ans, le fou rire de mes sœurs, les crayons, les gâteaux, l’odeur de la voiture, et cette couverture à carreaux qui pique…

Il a des promesses dans les notes et des soupirs dans la voix, du courage dans la tempête et des arrêts introspectifs, de volutes à volupté, en toute délicatesse, des genoux niqués et des émerveillements… Tim Linghaus est le temps qui passe, We were young when you left home est un magnifique tableau où s’enchevêtrent le passé et le présent, ce que nous fûmes et ce que nous sommes encore, ce que nous croyons avoir oublié et ce qui reviendra toujours. Il dessine les contours d’un futur des possibles où tous les espoirs sont permis, sans exception.

Bon, c’est bien beau tout ça, mais je vais devoir vérifier qu’il n’y a rien sous mon lit maintenant. Avec une de ces fichues madeleines de Proust. Avec du miel. Plein.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Memory Sketches de Tim Linghaus

En savoir plus :
Le site officiel de Tim Linghaus
Le Bandcamp de Tim Linghaus
Le Facebook de Tim Linghaus


Nathalie Bachelerie         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=